‹ Les chemins de ferChapitre 58 sur 139 · DEUXIEME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART

européenne, considérés comme trop compliqués. Malgré ces conditions défectueuses, les constructeurs arrivent à franchir facilement, avec des poutres en bois, des portées de 40 à 50 mètres ; les poutres sont alors maintenues par des tirants verticaux en fer, avec écrous de serrage. Le pont du Western-Fork est construit tout entier en treillis très simple, permettant de tirer parti de pièces de faible équarrissage 1 . »

En France, les ponts en bois ne servent plus que d'estacades provisoires, destinées à être remplacées un peu plus tard par des ouvrages plus solides, ou, si Ton veut, plus durables.

L'art de la charpente n'en joue pas moins un rôle important dans le cintrage des arcades en pierre ou en fer ; et voici un fait curieux qui témoigne du degré de perfection où cet art est parvenu. On cite plusieurs exemples, en France comme en Angleterre, de ponts provisoires en charpente, à l'intérieur desquels on a construit les ponts définitifs, en maçonnerie et en tôle. Eh bien, on a pu démonter ces ouvrages, sans que le service des convois ait eu à souffrir un seul jour d'interruption pendant toute la durée des travaux. Ne dirait-on pas, au mystère près, voir un papillon sortir étincelant de la chrysalide où la chenille rampante s'est enfermée, et se débarrasser du

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