‹ Les chemins de ferChapitre 63 sur 139 · DEUXIÈME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART

poids seul des clous qui ont servi à assembler les feuilles de tôle est de 900 milliers de kilogrammes : ce détail statistique , à la façon anglaise, peut contribuer à donner une idée de la grandeur de l'œuvre.

Au nombre des ponts tabulaires que leurs dimensions ou des procédés nouveaux de construc tion signalent à la curiosité publique, il faut citer, en France , le pont de Mâcon, sur la Saône, et, aux États-Unis, l'immense viaduc qu'on vient de construire sur le chemin de fer de New-York au Canada. Les travées du pont de Mâcon ont une largeur de 45 mètres, et les piles, entièrement en fonte, reposent sur des fondations de béton et de maçonnerie construites à l'aide de l'air comprimé; j'aurai l'occasion tout à l'heure, en parlant du pont de Kehl, de donner une idée de cette ingénieuse méthode, d'ailleurs grandement perfectionnée. 9

Quant au viaduc américain que je viens de citer, les proportions en sont énormes. Il semble vraiment que les ingénieurs du nouveau monde aient voulu prouver à leurs confrères d'Europe qu'ils savent, au besoin, mettre leurs ouvrages d'art au niveau des nôtres. Ving-cinq travées, dont la longueur totale dépasse 2 kilomètres, forment cet immense pont tubulaire, qui offre d'ailleurs une particularité curieuse : les piles, dont la portée est plus grande au milieu du pont.

augmentent en même temps d'épaisseur, pendant que la hauteur du tube s'accroît dans une proportion pareille. Le poids du fer qui entre dans la composition de cet immense tube est de 10 millions et demi de kilogrammes.

Page 1