DEUXIÈME PARTIE. — LES OUVRAGES D'ART
est formé de 19 torons de 5296 fils, supportent un tablier à double étage ; à l'étage supérieur deux voies ferrées, et à l'étage inférieur deux passages pour les voitures et les tramways avec une passerelle pour les piétons : tel est, en quelques lignes, le superbe moyen de communication que les ingénieurs américains ont su édifier, et dont la dépense totale n'est pas moindre de soixante-cinq millions de francs.
Les travaux d'art terminés,, vient le quartd'heure de Rabelais : ce n'est pas mince affaire, croyez-le bien. Pour vous en donner une faible idée, je vous dirai que la moyenne du prix de revient kilométrique de ces ouvrages était, il y a vingt ans, de 22 000 francs environ. Et notez que dans ce chiffre sont compris les seuls travaux courants, c'est-à-dire que les grands souterrains, les grands viaducs, dont les prix se comptent par millions, n'entrent pas dans cette évaluation moyenne. Avec cette restriction, les dépeijses pour les travaux d'art n'équivalant guère qu'au tiers de la dépense kilométrique pour terrassements et au treizième de la dépense kilométrique totale, du moins sur les chemins de fer de France, cette proportion deviendrait énormément plus forte sur tous les tronçons où se rencontrent ces grands ouvrages.
Je ne puis, avant de finir, résister à la tentation
186 LES CHEttlKS DE FEft.
de l'aire voir, par un ou deux exemples, que chemins de fer ne sont pas, comme on s'est plu à le répéter sur tous les Ions, ennemis de l'art du pittoresque dans le paysage. Il me semble ces beaux viaducs, leurs longues files de blanc!
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arcades, tour à tour musquées par des rochers i des massifs de verdure, sont d'un effet décoratif à lu fois 1res simple et lits heureux. Voyez plutôt ce charmant croquis (fig. 50), si spirituellement d sine par Thérond. I'ensez-vous qu'un peintre de puv-