‹ Les chemins de ferChapitre 9 sur 139 · PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. — LA VOIE

Maintenant va commencer l'étude définitive du tracé, celle qui doit enfin conduire à l'exécution. Là, le rôle de l'ingénieur prend une singulière importance, plus précise, plus directe que dans l'étude préliminaire, et par suite engageant davantage sa responsabilité.

Voyez-le, cet homme rompu à la recherche et à la discussion des problèmes les plus ardus de la pratique et de la théorie de son art, tour à tour couché sur la carte ou sur les plus savants ouvrages de statistique industrielle et commerciale; allant sans cesse de son cabinet de travail à l'étude en plein air et sur le terrain; ici, suivant de l'œil et interrogeant les saillies ou les dépressions que présente cette suite de coteaux, de vallées, de plateaux et de plaines; là, supputant l'importance probable du trafic, balançant les habitudes du passé avec les exigences du présent et les éventualités de l'avenir, et tenant, pour ainsi dire, de la sorte au bout de son compas la richesse ou la ruine des intérêts actuels, comme celles des futures générations. Rôle

de 500 kilomètres, comme le chemin de fer de Paris à Lyon. Nais les études définitives, celles qui aboutissent à l'exécution et que la Compagnie n'entreprend qu'après la concession, exigent des frais Beaucoup plus grands, de 1500 à 2000 francs par kilomètre, c'est-à-dire, en moyenne, 875 000 francs pour une ligne de 500 kilomètres. On ne s'étonnera plus de ces chiffres élevés, quand on saura qu'on étudie quelquefois le tracé dans cinq ou six directions différentes.

magnifique, s'il en fut, qui n'a peut-être de supérieur, au double point de vue de l'influence sociale comme de la responsabilité, que Je rôle du législateur ou du politique!

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