TROISIÈME PARTIE. — RÉFECTION DE LA VOIE. Wï
mètres au lieu de 90. Mais voici d'une part un plan, d'autre part une vue en perspective d'une
Fig. ST. Vue d'une portion de v
portion de voie, qui me dispenseront d'une plus longue description (fig. 67 et 68).
Fig. 68. Plan d'une portion de voie.
Comment sont réunis les deux bouts de rails?
Dans le dessin qui précède, c'est par le moyen de deux pièces en fonte fixées latéralement dans les
rainures des rails, et solidement unies par des boulons. Lorsqu'on ne se sert pas Redisses — c'est le nom de ces pièces — les abouts des rails portent sur une traverse et sont réunis dans un coussinet spécial. Si la pose des rails est bien faite, les joints sont tels que les voitures, en passant d'un rail à l'autre, n'éprouvent qu'une très faible secousse, condition aussi agréable au voyageur que favorable à la conservation du matériel. Je n'ai rien dit des précautions à prendre pour que la pose des traverses se fasse avec le niveau convenable, ni du bourrage du sable à ses extrémités, ni du redressement de la voie : mais je ne puis m'empêcher de mentionner ce qui concerne l'écartement dos bouts des rails à leurs joints; car il ne faut pas croire que les rails se touchent bout à bout. La raison en est simple : comme le fer se dilate par la chaleur, et au contraire se contracte sous l'influence d'un abaissement de température, il faut de toute nécessité laisser à cette dilatation le jeu dont elle a besoin. La pose a-t-ellc lieu en hiver, on laisse 4 millimètres d'espace; 2 millimètres seulement, si cette pose a lieu en élé. Sans cette précaution qu'arriverait-il? Vous allez faire vous-même la réponse : les rails, en s'allongeant, se comprimeraient les uns les autres par leurs extrémités, le niveau de la voie s'infléchirait, et les coussinets pourraient sauter.
Pour terminer ce qui concerne la pose régulière