TROISIÈME PARTIE. - RÉFECTION DE Là VOIE
de la voie, disons un mot de quelques systèmes récemment mis à Fessai. Voici le plan d'une portion de voie d'après le système Pouillet (fig. 69)'.
Ici, les traverses n'ont plus que 2 m ,05 de longueur, m ,16 de largeur, m ,05 d'épaisseur moyenne; mais elles reposent à leurs extrémités sur des tablettes en bois, nommées tables dépression, auquelles elles sont fixées par des boulons. Dans les joints, la table de pression, de dimension plus grande, réunit deux traverses. Ce mode de pose avait pour principal avantage de donner à la voie une grande stabilité, mais l'élévation des frais d'entretien, la difficulté du bourrage du sable sous les tablettes, et divers autres inconvénients, l'ont fait abandonner.
Il y a le système Barberot, qui supprime le coussinet et laisse le rail reposer directement sur la traverse. Le dessin ci-dessous en donnera une idée (fig. 70).
Deux cales en bois debout maintiennent de chaque côté le rail, dont elles épousent la forme, et sont elles-mêmes solidement fixées à la traverse par des tire-fond. La pose des serre-rails Barberot
1. Système adopté d'abord par le chemin de fer de ceinture et la ligne du Nord. L'Exposition de 1878 offrait plusieurs modèles de traverses à tables de pression de divers types : dans la section française, les traverses Lévêque, Massadier, dans la section autrichienne, une traverse à tables de pression en équerre, boulonnées sur l'âme d'un vieux rail Vignole formant entre toi se.
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exige évidemment que les traverses soient entaillées de chaque côté du rail, et en sens contraire. Enfin les deux lire-fond passent dans deux brides en fer qui assurent la solidité des cales. L'emploi de ce système rend la voie très douce et très stable, mais à la condition de n'employer le serre-rails que pour les supports intermédiaires, et de réunir les joints par des éclisses.
Pour donner de la douceur et de l'élasticité aux voies, on a proposé d'interposer entre le rail et la
traverse une surface élastique, par exemple des semelles en feutre goudronné. Tel est le système de M. Bopp du Pont. Ces semelles, sur l'utilité desquelles l'expérience n'est point encore décisive, rendraient en tout cas un service important, celui de préserver le fer des rails ou des coussinets de l'oxydation due à l'action des traverses, quand celles-ci sont injectées au sulfate de cuivre.
J'aurai tout dit relativement à la pose de la voie, du moins dans les bornes que comporte cette des-