Dépenses diverses (œntingendes
Sous les n<" 17 et 20 seraient portées les sommes que chaque compagnie a à payer pour l'usage de voitures et wagons appartenant à d'autres compagnies en excédent sur celles qu'elle perçoit pour l'usage des siens, quand ils circulent sur d'autres réseaux. Dans le cas inverse, les excédents seraient comptés comme recettes.
Certaines compagnies, au lieu de porter les excédents en compte,
trouvent plus rationnel de porter les dépenses intégrales de location et les recettes pour location de matériel aux chapitres respectifs des dépenses et des recettes.
Parmi les divers articles de dépense qui viennent d'être énumérées, il en est qui, pour une ligne donnée, sont indépendantes de la nature et de Timportance du trafic et que Ton rapporte ordinairement au kilomètre exploité, lorsqu'on veut comparer les lignes entre elles ; telles sont les dépenses concernant l'assiette de la voie, les ponts, les clôtures, les bâtiments, le matériel télégraphique, une partie des dépenses concernant les stations et l'administration centrale. D'autres dépenses peuvent être considérées comme variant à peu près proportionnellement avec le parcours kilométrique des trains: de ce nombre sont les dépenses de traction et d'exploitation proprement dite, et jusqu'à un certain point celles du renouvellement des rails et des traverses. Les dépenses relatives aux rails varient en réalité avec la charge et la vitesse des trains, ainsi qu'avec les profils des lignes et le matériel employé pour la traction; mais faute d'unité de mesure plus exacte, on peut les rapporter au train kilomètre.
Il y a enfin d'autres dépenses qui varient proportionnellement avec le nombre d'unités de trafic transportées, par exemple les dépenses faites dans les stations pour le chargement et le déchargement des marchandises, la composition et la décomposition des trains ; ce sont, en général, les dépenses désignées sous le nom de terminal charges, dont l'importance croît pour une ligne donnée avec le développement du trafic local.
Nous analyserons successivement les divers articles de dépenses à ces différents points de vue.
Entretien de la voie^ des bâtiments et du matériel fixe. — Si nous considérons d'abord les dépenses de la voie et du matériel fixe, souvent réunies dans un seul article dans les comptes rendus des Compagnies, nous constatons que c'est l'article pour lequel les dépenses varient le plus, tant d'une ligne & l'autre, que d'une année à l'autre et même d'une saison de Tannée à l'autre pour la même ligne. Il va de soi que les dépenses pour cet article par kilomètre exploité soient plus élevées sur les lignes & grand trafic et à plusieurs voies des États de l'Est, généralement balastées et entretenues dans des conditions qui se rapprochent de celles des lignes européennes, que sur les lignes des États de l'Ouest où l'on est loin
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d'apporter le même soin à Fentretien ; toutefois, il est un élément de dépense qui joue un rôle bien moins grand sur les lignes américaines que sur les lignes européennes, c'est la surveillance de l^ voie, qui, ainsi que nous l'avons vu précédemment, même sur leslignes les plus importantes, appliquant à cette surveillance le block System ou d'autres systèmes de signaux analogues, laisse plus ou moins de côté les passages à niveau et n'a jamais qu'un caractère exceptionnel.
Par contre, l'existence, sur beaucoup de lignes, d'ouvrages d'art et autres constructions en charpente tend à accroître l'importance des réparations annuelles, et, dans tous les États du Nord, la rigueur de l'hiver entraîne des dépenses assez considérables pour l'enlèvement de la neige et la réfection des voies souvent bouleversées par le dégel.
Enfin, le prix élevé de la main-d'œuvre, et, pour beaucoup de lignes nouvelles, l'imputation sur l'entretien des parachèvement» ajournés par la construction, contribuent à accroître les dépenses d'entretien.
Dans le cours de ces dix dernières années, où la plupart de» Compagnies ont dépensé des sommes considérables pour le renouvellement des voies en rails d'acier et des traverses, ce renou-^ Tellement, qui ne s'est pas fait régulièrement, et pour lequel il n'y a pas de ressources spéciales inscrites à leur budget, a constitué une forte partie de la dépense d'entretien de la voie proprement dite, ainsi qu'on peut en juger par les chiffres suivants empruntés aux comptes rendus de trois des Compagnies les plus importantes des États de l'Est :