PAR KILOMÈTRE
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A la même époque, les dépenses totales de premier établissement s'étaient élevées, y compris 500000 francs dépensés à Tamélioration du port de Souris, à 17 250 000 francs, soit à 53 878 francs par kilo* mètre.
Le prix du train kilométrique est ressorti d'autre part, en dernier lieu, à 2 fr- 79, c'est-à-dire à un prix notablement plus élevé <|ue sur les lignes de l'Ontario.
On n'est pa« parvenu jusqu'à présent à diminuer sensiblement les frais d'exploitation, de manière à se rapprocher de l'équilibre •entre les dépenses et les recettes, et il est peu probable qu'on arrive de longtemps à supprimer le déficit, le mouvement des voyageurs, <:omme celui des marchandises, présentant peu de chances de s'accroître dans cette lie où la navigation côtière fait au chemin de fer une active concurrence.
En résumé, les chemins de fer à voie étroite de la Conrédéraliôn canadienne, sont établis dans des conditions qui se rapprochent 1)eaucoup de celles des lignes du même système de la presqu'île rScandinave qui leur ont servi de modèle; ils en ditTèrent surtout par le matériel roulant et par les conditions d'établissement de la Toie. Construite d'une manière beaucoup plus économique, mais insuffisante, la voie, plus exposée d'ailleurs à être interceptée par 4es neiges, y coûte plus cher d'entretien. Les machines et le matériel roulant, moins bien soignés, entraînent également de leur côté un accroissement de frais de traction, qui rend leur supériorité sur les chemins à voie normale, au point de vue de l'exploitation, fort douteuse, si elle ne laisse pas d'être encore très sensible au point de vue de l'économie de la construction.