CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Le chemin de fer du Nord, dont la concession remonte
toules les locomotives qu'il a commandées. En les appropriant successivement au travail à effectuer, il en a loujours tiré un parti convenable.
La Compagnie, en envoyant à l'Exposition universelle trois types de machines, donteertaines dispositions diffèrent de celles appliquées généralement, ne revendique ni invention ni priorité. Ses ingénieur.-, qui lui sont attachés depuis plus de 15 années, désirent seulement apporter leur contingent aux perfectionnements du système de traction des trains: ce qu'ils fini principalement cherché dans les locomotives exposées, c'est la réduction
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du poids inutile, autrement dit du poids mon, et l'introduction de certaines améliorations qu'on obtiendra peutêtre ailleurs par d'autres moyens.
Gela dit, expliquons l'ordre d'idées qui nous a conduit aux dispositions présentées.
Pour remorquer dans des condiiions économiques un train ordinaire de voyageurs à grande vitesse, ou pour traîner un lourd train de marchandises à petite vitesse-, il faut des locomotives puissantes, tir, ce qui constitue la puissance d'une locomotive, c'est, avant lotit, la faculté qu'elle a de produire une grande quantité de vapeur. Il faut donc une chaudière énergique avec un foyer capable de bn'ilcr du mmliU.-uilil.! en qiirmliié suffisante.
(l'est là le premier élément, et c'est certainement le plus essentiel.
Le second élément, c'est la force de traction intimement liée à l'adhérence.
Un troisième élément , qui doit être pris en sérieuse considération, surtout lorsque l'inclinaison des pentessur lesquelles les trains doivent circuler devient considérable, c'est le poids du moteur avec ses approvisionnements.
En résumé, le but théorique vers lequel on doit tendre, c'est d'obtenir une forte production de vapeur et un grand effort de traction avec un poids de moteur, approvisionnements compris, aussi restreint que possible.
Culte notice, plus parliruliiVemeul écrite pour les hommes spéciaux composant le jury, ne peut entrer dans des détails qui lui seraient inutiles. Elle s'appuiera cependant sur des descriptions et documents relatifs au matériel de la Compagnie, qu'il nous a paru essentiel de
SUR LES LOCOMOTIVES DU NORD. 22b
donner comme pièces a l'appui, sous forme de croquis et de tableaux comparatifs.
L'examen que nous allons faire comprendra deux parties : l'une relative à l'appareil de vaporisation, l'autre à la machinerie.
Dana les deux cas on fera ressortir les dispositions au moyen desquelles on peut réduire le poids de l'ensemble du moteur.
I" Appareil dp TBporlutlon.
L'appareil de vaporisation se compose de trois parties distinctes : le foyer, les tubes et la cheminée.
La plupart des foyers ont leur largeur limitée par l'obligation où l'on est de les placer entre les longerons, ou au moins entre les roues, lorsque les longerons sont extérieurs. Nos grosses locomotives à marchandises , système Engerth, ont pu avoir un foyer relativement beaucoup plus large ^ parce que l'écartement du quatrième au cinquième essieu a permis de le placer entre les boudins des roues.
Les locomotives envoyées à l'exposiiion ont le foyer placé au-dessus des roues et des longerons; il a donc été possible de lui donner une grande largeur (soit l m ,77 et l",80). En élargissant les foyers, on peut mettre des tubes dans le corps cylindrique en plus grande quantité; on peut de plus obtenir, sans allongement de la chaudière, une plus grande surface de grille, et l'on sait que pour brûler des combustibles de basse qualité il faut augmenter notablement la surface de la grille.