SDH LE MATÉRIEL FIXE DES CHEMINS DE FEU
Chariots.— Ou fait un grand usage, en Angloferre et en Allemagne, du chariot Dunn pour la manœuvre des wagons de vop[.-rurs. l/invi'uicur t ;ii a c\ jjosO plusieurs qui diltërent les uns des nulles par quelques détails, mais qui reposent tous sur le même principe connu.
Il s'est attache" particulièrc-meul à diminuer la saillie au-dessus du niveau des rails; dans l'un dt; ses appareils, les longerons sont des c ornières extérieures à la voie, de 0'',or> de cV.'té; ces i/oniitjn.-s siuit ri\ i'i.-.s sur mu! forte [>h<[i;e ■ T * ■ i.jîi.- lï.'isfijivéi' ;'i sa j ni Ltn r sn| t'rii'uro par un certain nombre de traverses en fer simple T. Une autre disposition de ces nouveaux chariots consiste dans l'emploi de plans inclinés à contre-poids pour permettre au wagon démonter sur les rails du chariot.
Enfin, on a augmenté le diamètre des galets eu les faisant marcher dans une rigole en contre-bas des rails des voies desservies, qui se trouvent ainsi interrompues sur 0™,05; mais il est a. craindre que cette rigole ne puisse être maintenue dans un état de propreté convenable.
Nouvelle espke de plaque lournanle- — I-es Anglais et les Helges ont apporté dans le mode de construction des plaques tournailles, un perfectionnement qui offre un certain intérêt.
Ils ont supprimé dans les grandes plaques les transmissions par galets ou couronnes dentées ; les rails sont alors portés sur des longerons en fer d'une grande rigidité, la plaque au repos est calée. Lorsqu'on veut l'employer, on mène la machine sur le plateau de manière a la placer, autant que possible, en équilibre sur
280 RAPPORT DE M. PKRDONNET
le pivoi. On décale, et on obtient le mouvement de rotation avec une grande facilité. Le pivot est disposé de manière à supporter la plaque prèsdu niveau des rails, et à la laisser osciller frès-librement sous la charge. On vient d'établir plusieurs plaques de ce genre sur le chemin du Nord.
M. René llatnoir, de l'usine de Maubeuge, près Vnlenciennes, a expose une plaque tournante d'un nouveau système, destinée au chemin de Lyon. Cette plaque se compose d'une couronne en fonte et de longerons en fer porlant des rails en acier. Elle est exécutée avec une grande perfection, comme, en général, toutes les pièces fabriquées à Maubeuge. Mais elle nous paraît lourde, et nous lui préférons les modèles employés sur les chemins du Nord et de l'Est.
La même usine expose une grue hydraulique fabriquée pour le chemin de fer du Nord. Cette grue hydraulique appartient à la classe des grues-réservoirs que nous avons décrites dans la seconde édition de notre Traité élémentaire des chemins de fer.
Sous n'avons à signaler aucun système de voies dont l'utilité ait été constatée par la pratique.
On s'efforce de perfectionner la fabrication des rails en fer, afin d'en augmenler ta durée ; mais aucune méthode de fabrication n'a mérité, jusqu'à ce jour, d'être signalée comme la meilleure.
On a essayé de remplacer les rails en fer par des rails
SDR LE MATÉRIEL F1XFL Iii-IS CHEMINS DE FER. 281 en acier puddlé, en acier fondu, en fer cémenlé. L'acier puddlé et l'acier fondu surtout ont paru Irop coûteux pour qu'on pût en faire usage sur les voies courantes. On ne s'en est servi que dans les parties de la voie les plus fatiguées, c'est-à-dire dans les changements de
On a été généralement peu satisfait de l'acier puddlé, parce que la qualité en est trop variable. On reproche k l'acier fondu son prix élevé. Au chemin Great-Northern, en Angleterre, on a trouve les croisements en acier fondu trop mous;, on leur préfère les croisements en fonte durcie.
Au chemin Great-Norlhern, on est sur le point d'essayer les rails en acier fondu Bessemer pour les voies courantes : le rail en acier pèsera 32 kilogr. par métré, tandis que celui en fer pèse ko kilogr. Ce rail est du type Vignole; le coussintt sera supprimé. La nouvelle voie coûtera W 000 fr. de matériaux par kilomètre, tandis que l'ancienne coûtait 28 584 fr.; mais on compte sur une durée triple.
Nous signalons ce fait comme très-important, mais nous n'exprimons aucune opinion sur le mérite du procédé Bessemer, qui ne nous est qu'imparfaitement connu. Cette question sera traitée dans un autre rapport.
La substitution des croisements en fonte en pleine voie sur les grandes lignes de l'Angleterre , où l'on marche à des vitesses considérables, aussi bien que sur les chemins allemands, où la vitesse est moins grande, nous parait un fait intéressant. La Compagnie des die-