NUE
1894 Les mo lificalions et améliorations apportées à la voie ont amené en 1895 l'adoption d'une vitesse de 25 kilomètres à l'heure. Avec la locomotive type Klobb la vitesse atteint depuis les hivernages de 19)6 49 et 45 kil. à l'heure.
L'exploitation se fait confo -mément aux règles en vigueur aux chemins de fer de l'Etat pour les lignes à voie unique.
Les trains montant se forment à Kayes, les trains descendant à Bammako ; le trafic de la gare de Koulikoro n'étant pas assez fort pour nécessiter la création d’un train Journalier, le tronçon Bammako-Roulikoro est desservi par des trains réguliers et quelques trains supplémentaires.
L'alimentation par eau se fait dans toutes les stations et l’alimentation en charbon se fait dans des stations dépôt de charbon distantes d'environ 60 kil. La circulation n'ayant lieu que dans la journée, le train descendant de Kayes part à 7 h. 30 du matin pour arriver à Toukoto à 4 h.51 du soir après avoir parcouru 239 kil. Il repart de Toukoto le lendemain à 6 h. 45 du matin, et arrive à Bammako à 5 h. 15 du soir ayant effectué dans la deuxième journée 257 kil. Un train quitte le surlendemain Bammako pour franchir en 2 heures les 57 kil. qui séparent Bammako de Koulikoro.
Tarif de transport des voyageurs et des marchandises :
Depuis l’ouverture.de la ligie plusieurs tarifs ont été successivement mis en vigueur. L'arrêté ministériel du 19 novembre 1893 fixe un prix de 0 fr. 05 à 0 fr. 29 par kilomètre par voyageur et 0 fr. 15 à O fr. 49 par tonne kilomètrique pour les marchandises.
L'arrêté du 3) octobre 1896 fixe uniformément à 0 fr. 50 [a tonne kilométrique de tout’s les marchandises allant vers Bammako et à 0 fr. 07 de toutes celles allant vers Kayes. En 1900 un tarif spécial fût accordé à certains produits tels que le sel, les tuiles et les briques.
Cependant les inconvénients de ces tarifs uniques à l'aller et au retour se firent bientôt sentir. La taxe était prohibitive pour certains produits de peu de valeur tels que le mil, l'arachide et les matériaux de construction el relativement faible pour les produits riches comme le tabac, les armes, le caoutchouc. Aussi un décret du 15 avril 1902 a-t-il modifié les tarif, d'exploitation tels qu'ils avaientété fixés le 5 juillet 1930. Ils sont d'igressifs avec la distance et le prix de transport est fixé d'arès la valeur des produits.
Le chemin de fer de Kayes au Niger est une ligne de colonisation
SRE
et de pénétration lype car sa construction a suivi de très près l’occupation des régions traversées. [1 a déjà rendu des services importants au point de vue administratif et militaire et son action bienfaisante pour la mise en valeur des régions traversées n’est pas discutable. Toutefois, l'effet utile de cette ligne ferrée est loin d’être complet car les marchandises qui empruntent le chemin de fer doivent, après avoir débarqué à Dakar, remonter à St-Louis par le chemin de fer puis emprunter le fleuve Sénégal jusqu'à Kayes. Or la navigation du Sénégal n'est possible que pendant quelques mois de l’année, pendant la saison des pluies.
Toutefois malgré ces inconvénients, les résultats acquis par le chemin de fer sont assez satisfaisants. |
Pour les voyageurs les résultats sont les suivants :
à RECETTES TOTALES PR IQ D nel a mp kilomètres Y Cumpris ES MRnTTS ser ile Lee VONAUEERS parcourus le transport N EXPLOITÉE TRANSPORTÉS | bagages
1897 161 33 463 1185799282 97.129°87 1898 ! 161 42.295 1NSGEAIO. 19707025 1899 179 : 44.935 1 976.691 167.365 87 190) 231 : 43.804 2.329.663 171.837 03 1901 250 36.064 1.934.419 142.935 68 1992 :98 40.353 2.155.950 207.655 08 1903 DH 47.144 2.162.569 226.211 88 190 475 61.310 2092100 376.747 90 1905 559 711.432 4.115.463 433.812 02 1906 599 67.344 3.603.973 396.016 24 1907 299 61.077 4. 874.529 491 206 15 1908 090 56.549 4,331 461 466.248 10
En ce qui concerne les marchandises, le trafic a progressé jusqu’en 1990 puis a présenté un recul par suite de Fépidémie de fièvre jaune de 1909-1901.
Les principaux produits transportés sont les tissus, les denrées alimentaires, los boissons, les machines, les matériaux, le sel pour le sens Kayes-Koulibaro et les arachides, le riz, le karité, les peaux, etc. pour le sens Koulikoro-Kayes. Les transports, faibles au début ont pris peu à peu de l'importance dans ce dernier sens par la mise en vigueur de tarils spéciaux.
ESS Le tableau suivant donne le mouvement des marchandises dans les deux sens :