I. — HISTORIQUE
En 1827 René Caillé partant de Benty dans le Rio Nunez monta jusqu’à Timbo dans le Fouta-Djallon puis à Kouroussa dans le Niger en suivant un itinéraire qui se rapproche de celui suivi par le tracé du chemin de fer actuel. Mais l’idée d’une communication du fleuve à la mer ne s’est précisée qu'en 1887 ou des reconnaissances officielles et particulières furent faites pour rechercher un passage.
Les efforts se portaient à cette époque sur le chemin de fer de Kayes au Niger qu’il fallait faire aboutir et ce n'est qu'après la constitution territoriale de la colonie et l'adoption du port de Conakry comme débouché sur la mer que la question fut reprise et envisagée avec le dessein de faire aboutir l'étude d’une voie de pénétration de Konakry au Niger par le Fouta-Djallon.
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En 1888 le capitaine Audéoud partant de Tinkisso étudia un itinéraire passant par Timbo et aboutissant à Benty. En 1889 le Sous- Secrétaire d'Etat aux Colonies confia au capitaine Brosselard-Faidherbe la mission de rechercher un tracé de chemin de fer ayant son point de départ à Benty seul port important à cette époque et son terminus dans le Haut-Nicer.
Ce tracé étudié resta inachevé par suite de l'hostilité des sofas de Samory et fut ensuite abandonnée par suite de la délimitation ultérieure de la Guinée Française et Anglaise.
Cependant la question n’était pas abandonnée et le 7 janvier 1892 par un rapport adressé au Sous-Secrétaire d'Etat des Colonies le Commandant Andry chargé d’une mission d’études du chemin de fer du Soudan faisait ressortir l'utilité que présenterait en Guinée une voie de pénétration sur le Niger. Il ajoutait que la ligne au lieu de partir de Benty pour aboutir à Kouroussa devait avoir son commencement à Dubréka suivre la vallée de Konkouré, passer au Sud d'Ouossou et gagner Farana sur le Niger. Ce chemin de fer ne devait faire aucune concurrence à celui de Kayes-Bamako.
En 1893 on construisit des routes de Dubreka vers le Badi, affluent du Konkouré, de Konakry à Dubreka. Le gouvernement local ne se sentait pas assez fort pour entreprendre un travail de construction de chemin de fer.
A la fin de 1894 la prospérité de la Colonie s’affirmant de plus en plus, le gouverneur Ballay décida de faire exécuter des études en vue du tracé d’une voie de pénétration vers le Niger, mais il hésitait encore sur la nature de cette voie.
Le capitaine Salesses fut chargé d’une mission, de novembre 1895 à juin 1896 qui eut pour résultat de reconnaître l'impossibilité du tracé par Ouassou et Faranx en même temps que la possibilité du tracé de la route par le Fouta-Djallon vers le Niger navigable en aval de Farana, d'ou la nécessité de rendre l’occupation de cette contrée effective. s
D'établir que la construction d’une voie ferrée sans grands ouvrages d'art était possible et que cette solution était même préférable à celle d'une simple route à cause de l'extension du commerce dans la colonie.
Devant ces constatations, le Gouverneur Ballay autorisé par le Ministre des Colonies, décida de poursuivre les études relatives à la