PAST ARE
8.500.000 francs, de façon à ce qu'il reste pour 1910 une dépense de: 13.300.000 francs.
L'achèvement de la voie se poursuit avec beaucoup d’ardeur, sous la direction de M. Salesses. Au 20 juin 1909, les travaux de terrassement atteignirent le kilomètre 392. Le chantier parti de Kouroussa avait achevé la plateforme, moins la maçonnerie, jusqu’au kilomètre 467. Il ne restait que 75 kilomètres de terrassement à terminer. Le rail était posé jusqu’au kilomètre 378.
À Ja fin de cette année, le rail atteindra du ement Kouroussa, point terminus primitivement fixé, après des efforts, des difficultés et en même temps une régularité dans l’avancement qui feront de ce chemin de fer une belle page de notre histoire coloniale.
Il paraît déjà acquis que le rail sera poursuivi jusqu’à Kankan. Des reconnaissances et des études sommaires ont déjà été faites par le service du chemin de fer de la Guinée au-delà de Kouruna vers Kankan, de manière à permettre le prolongement de la voie ferrée vers ce dernier point, marché importanñt de la boucle du Niger. Tout le commerce local le réclame et les nécessités commerciales l’imposent. Situé sur les bords du Milo, affluent du Niger, Kankan voit son influence grandir chaque jour. Le rail décuplera son activité et comme ce chemin de fer restera même après ia construction de la ligne Thyes-Kayes, la voie la plus courte pour atteindre le Niger, il est assuré d’une grosse clientèle. |
La construction du chemin de fer de Konakry au Niger aura coûté 61.400.000 fr., ce qui donnera un prix de revient kilométrique de 104.000 francs, supérieur d'un tiers de celui prévu. Ce dépassement est dû aux lenteurs d'organisation du début en même temps qu’à la nature accidentée des régions du Fonta-Djallon. L’avancement dans la construction a été de 40 kilomètres par an.
Actuellement, la ligne est ouverte depuis Konakry jusqu’à Koumi, kilomètres, 340. Un train circule chaque jour dans chaque sens à la vitesse moyenne, pour les voyageurs, de 30 kilomètres à l'heure, pour les marchandises, de 20 kilomètres.
D'après les renseignements parvenus, la ligne de construction atteignait, le 30 mai 1910, le 530° kilomètre. Il n’en manquait donc plus que 60 pour arriver à Kourassa, point terminus de la ligne. On compte que la voie sera complètement terminée en septembre ou octobre prochain.
LR
Les tarifs de transports ont été fixés par arrêté du Gouverneuf général, pour favoriser à la montée le transport de certains matériaux et du sel et à la descente du caoutchouc.
Les résultats de l'exploitation, au cours des trois premières années, ont été les suivants :