DER YA CURE
3° Un embranchement de 90 kilomètres dit du Morénou de Mopé à Anah par Akoupé.
Le prix de revient kilométrique était évalué à 65.600 francs avec traverses en bois et à 74.000 francs avec traverses métalliques.
Le projet fut soumis à l'examen du Comité des travaux publics des colonies, qui approuva dans son ensemble le 18 novembre 1899. La réalisation en fut retardée par suite des difficultés financières.
Entre temps, l'attention du public fut attirée par la réclame faite autour de la découverte de mines d’or dans la Côte-d'Ivoire. Les demandeurs de concessions se montraient disposés à prendre à leur charge l'exploitation de la ligne et même une notable partie du capital d’établisssement.
Pour des raisons diverses, les différentes combinaisons proposées n’aboutirent pas el la colonie décida d'entreprendre la construction du chemin de fer avec ses seules ressources.
En 1903 le Gouverneur général, M. Roume grâce à l'emprunt de 65 millions, autorisé par le Parlement, put reprendre les projets précédemment dressés, une dotation de 10 millions ayant été destinée à la construction de cette voie ferrée.
A cette époque, les conditions essentielles du projet étudié en 1899 n'étaient plus les mêmes.
Grand Bassam décimée par le fièvre jaune avait cessé d’être la capitale administrative de la Côte-d'Ivoire dont le chef-lieu fut transporté à Bingerville à dix-huit kilomètres à l’est de d'Abidjan. | L'importance économique du Baoulé et de la région de Kong s'étant démontrée, il parut nécessaire de gagner le plus rapidement possible le Baoulé central sans faire le détour d'Aniama-Motéro.
Le capitaine Crosson-Duplessix fut chargé d’une mission en 1908. Il devait étudier une ligne partant d’abidjan et se dirigeant par le plus court chemin sur Goliéso, terminus de l’'embranchement du Baoulé préconisé en 1899. Cet avant-projet qui fut soumis au Comité des travaux publics des colonies comportait :
1. Une ligne étudiée en tous détails d'Abidjan à Eng-Macouguié (79 kilomètres).
2. Des levers d’itiniraires susceptibles de ‘servir d’axe au prolongement éventuel de la ligne Eng-Macouguié-N Zi.
Le prix du kilométre avait été fixé à 78.000 francs,
re
Le Comité des travaux publics approuva le projet présenté, mais porta à 81.000 l'estimation kilomètrique- |
Le tracé auquel ont s’est définitivement arrêté part d’Abidjan et se dirige vers Kouadiokofi. [l franchitle N’Zi à 16) kilomètres de l’origine en aval de Goliesso et passe par Arragoa, Josok, Arraguié, Aleguié et Evy-Macouguié point terminus provisoire. ds
Le 6 novembre 1903 un décret présidentiel rendu sur la proposition du Ministre des colonies autorisait l'ouverture des travaux. Il était décidé en outre que les travaux d'infrastructure seraient exécutés en régie.
Le 21 novembre, par arrêté du Ministre des colonies, le Commandant Houdaille était nommé directeur du chemin de fer et du port. Un premier détachement du personnel du génie sous les ordres du capitaine Thomasset entreprenait, au commencement de novembre 1903, les travaux de débroussement, de piquetage, et d’installa-
tion indispensables pour le personnel européen.
Les travaux conduits avec une grande activité sous la direction du Commandant Houdaille avancèrent assez rapidement.
A la fin de de 1904 les résultats acquis étaient les suivants :
Le tracé était arrivé au kilomètre 45, l’axe était piqueté jusqu’au kilomètre 37, le débroussement ef le dessouchage atteignaient le kilomètre 39.500, la plateforme le kilomètre 29, les culées du pont de Bété de 15 mètres de porlée étaient terminés. Le rail atteignait le kilomètre 11.385 et il était prolongé au delà par 12 kilomètres de voie Decauville.
Au 31 décembre 1995 Les études étaient faites jusqu’au kilomètre 85, le piquetage de l'axe achevé jusqu'au kilomètre 80, le débrousssaillement au kilomètre 63.500, les terrassements au kilomètre 62 les ouvrages d'art au kilomètre 49, le rail était posé sur 46 kilomètres. Une partie des voies de garage et de service, des gares d’Abidjan, Lagune, et d’Abidjan, Assouabo sont terminées. Les études de la 2° section d'Evy, Macouguié au N’Zi 115 kilomètres, par Trassou, Febé, Toundanou, étant achevées, le décret du 23 décembre 1905 autorise l’ouverture des travaux. 5 <.
En même temps le capitaine Calmel exécutait la reconnaissance de l'axe probable du prolongement éventuel. La direction générale du tracé a été indiquée par le Lt Gouverneur de la Côte-d'Ivoire qui a assigné la limite sud du cercle de Kong comme objectif à atteindre: