‹ Les chemins de fer en Afrique et leur rôle dans l'expansion colonialeChapitre 38 sur 51 · B. — CHEMINS DE FER ANGLAIS · texte numérisé non relu

B. — CHEMINS DE FER ANGLAIS

Egypte.

Les chemins de fer égyptiens peuvent être classés en deux sections.

La première, Alexandrie-Le Caire, comprenant les chemins de fer du Delta.

La deuxième constitue les lignes de pénétration du Caire à Assouan, avec les embranchements du Fayoum et de la Grande Oasis, les lignes du Soudan égyptien, de Wadis-Halfa à Khartoum, avec embranchement de Berber à Souakiu et d’Abu Hamed à Kareima ou Merowi, donnant accès vers la province de Dongola.

Nous étudierons les lignes de pénétration proprement dites.

La ligne de la Haute-Egypte, qui fait partie du réseau des chemins de fer égyptiens, prend naissance à la gare du faire et aboutit pour l'instant à Assouan, sur la frontière du Soudan.

Sans doute, cette ligne aurait pu être facilement remplacée par le Nil, mais le rendement du fleuve était insuffisant et sa vitesse trop faible. |

Ainsi ces doubles voies parallèles, Nil et chemin de fer, qui se mêlent et s’entrecroisent, ont été absolument nécessaires au développement commercial, non seulement de la Basse-Egypte, mais encore du Soudan égyptien.

Ce fut, d’abord, une lutte entre le fleuve et le chemin de fer, puis, peu à peu, un accord s'établit et ces deux grands facteurs commerciaux, antagonistes au début, ont fini par se seconder et se prêter un mutuel appui, pour la plus grande prospérité de la région.

La longueur totale de la ligne Le Caire-Assouan est de 887“041. Cette ligne forme, à elle seule, le tiers du réseau entier, dont le reste se trouve constitué par le faisceau rayonnant du Caire dans le delta de la Basse-Egypte.

La première portion Le Caire-Louxor, a une longueur de 673 kilométres. La voie est à l’'écartement normal de 1"44. Ce chemin de fer, quittant la gare centrale du Caire, traverse le Nil au kilomètre 246, 4. à Embabeb, sur un magnifique pont métallique. Le fleuve est longé sur sa gauche jusqu’au pont Nag Hamadi (kilomètre 556), où il est

réfranchi, sur sa droite, jusqu’à Assouan, point terminus de la ligne.

Dans la section Caire-Louxor, les travaux de construction furent facilités par les conditions du terrain. La voie repose sur un remblai qui fut exécuté à une époque où on ne prévoyait pas son utilité pour la construction du chemin de fer. Ce remblai est constitué par un énorme dépôt de terre, provenant de déblais résultant dela construction de canaux d'irrigation.

La ligne fut établie par portions successives, de 1867 à 1907. En 1905, comme il restait encore 270 kilomètres à ballaster, dans diverses sections, ces travaux furent effectués au fur et à mesure des crédits. Le travail est, à l’heure actuelle, terminé et, quoique ayant occasionné une dépense sérieuse, il a permis de canaliser la voie, de lui donner une excellente assiette, et de supprimer les poussières épaisses que soulevait le passage des trains.

Le trajet peut désormais se faire en quatorze heures. Deux express circulent tous les jours et rendent très rapides les communications entre Le Caire et Louxor. Un service de trains de luxe est mis en circulation pendant l'hiver. ‘

Cette section ressemble absolument à nos lignes européennes.

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