‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 117 sur 195 · TE SRE RS PRE · texte numérisé non relu

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324 PREMIÈRE PARTIE. — INFRASTRUCTURE, verte, de 0,60 de profondeur, assure l’assèchement de la plateforme.

L'exéculion de ce tunnel, faisant parlie d’une ligne concédée dès 1848 à une compagnie dite de Troy el Greenfield, a passé par de nombreuses péripélies. L’impossibilité de réunir un capital suffisant pour l'exécution d’un ouvrage aussi considérable, dont l'utilité est encore aujourd'hui contestée, et dont la dépense, difficile à prévoir même d’une manière approchée, devait altendre pendant de longues années un commencement de rémunération, paralysa complètement les efforts de la Compagnie jusqu'er 1854, époque à laquelle l'État de Massachusetts consentit à lui prêter une somme de dix millions de francs. De 1854 à 1858, plusieurs marchés furent successivement passés avec des enlreprencurs pour l'exéculion des lravaux, qui ne furent commencés que dans le courant de cette dernière année, et poussés avec une cerlaine activité par l'entrepreneur, M. Herman Haupt, jusqu’en 1862, A la fin de cette année, une galerie de 730 mètres de longueur avait été ouverte à partir de la tête est du souterrain, et un puils de 97 mètres de profondeur, avait été percé à 564 mètres de la tèle oucst. Les travaux d’extraction avaient été exécutés à la mine en percant les trous à la main ; on avait bien essayé de quelques perforalrices, mais sans succès.

Les difficultés survenues entre l'entrepreneur et la Compagnie déterminèrent alors le gouvernement de l'État de Massachusetts à reprendre pour son compte l’entreprise, pour la continuation de laquelle il prit l’avis de plusieurs ingénieurs. L'un d'eux, M. Ch. Storrow, fut envoyé en Europe pour étudier les divers systèmes de construction des souterrains, et en particulier le percement du Mont-Cenis.

Une commission exéculive fut ensuite chargée de la direction des travaux. L'un de ses premiers actes fut de décider, conformément à l'avis de plusieurs ingénieurs européens, le percement d’un puits d'extraction au centre de la dépression séparant les deux faites de la montagne. Ce puits, ouvert en forme d’ellipse de 4",57 sur 8m,20 d'axes, devait avoir une profondeur de 314m,2. Sa construction, commencée le 1‘ janvier 1864, fut interrompue pendant un an à la suite d'un incendie qui, en délruisant en quelques instants le bâtiment des machines d’épuisement, occasionna la mort de treize ouvriers, noyés au fond du puits; elle ne fut terminée qu’au bout de six ans et demi, en août 1870,

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La Commission fit en outre changer le mode d'attaque des galeries commencées par les deux lèles ; au lieu de continuer l’avancement par le haut, elle décida de le faire par le bas sur une hauteur de 1",80 et une largeur de 4",50, en ouvrant une rigole centrale pour écouler les eaux d'infiltration et contenir les tuyaux d’amenée de l'air comprimé, de l’eau nécessaire pour le percement des trous de mine, et du gaz d'éclairage. On comptait que l’abaissement de la galerie d'avancement, en favorisant l'assèchement et simplifiant les manœuvres des wagons sur les voies de service, qui seraient établies partout au même niveau, permettrait d'imprimer une plus grande rapidité à l'extraction, et de tirer ainsi un meilleur parti de l'emploi des perloratrices mécaniques. | Enfin, pour faciliter l'assèchement des galeries, la Commission réduisit à une très-faible longueur le palier ménagé primitivement entre les deux pentes opposées au milieu du souterrain. De 1864 à 1868, période pendant laquelle fonclionna la Commission, les travaux se concentrèrent principalement sur le percement du puits central et sur l'exécution de la partie ouest du souterrain, où le défaut de consistance du sol, détrempé par d’abondantes infiltrations, conduisit les ingénieurs à ouvrir, à la fois à l’intérieur et à l'extérieur du souterrain, des galeries d’assèchement et à renforcer considérablement les blindages. Les figures 8, 9 et 10 de la planche XX VIT indiquent les dispositions de ces blindageset le mode de construction de la voûte exécutée à l’intérieur. Une nouvelle activité ful imprimée aux travaux à partir du moment où la continuation en fut donnée à forfait à MM. Shanly frères de Montréal, pour la somme de 22 970000 francs, qui devait, avec les travaux déjà exécutés, porter la dépense totale à 37 970 000 fr. Cette nouvelle entreprise commença en 1868; les entrepreneurs s'élaient engagés à faire marcher l'avancement de la galerie d'attaque à raison de 22»,90, et le percement complet à raison de 3€",10 par mois,en y comprenant l’achèvement des galeries déjà commencées.

Les nouveaux entrepreneurs maintinrent le mode d’attaque pa le bas pour ia galerie d'avancement partant de la têle est, à cause de l'abondance des infiltrations ; pour les autres galeries, ils revinrentau mode d'attaque par le haut, qu'ils trouvèrent plus commode pour l'installation et le travail des machines. L’extraction des déblais à la mine, grâce à l’emploi des perfora-

trices Burleigh, qui recurent dans ces travaux leur première application sur une grande échelle (on avait déjà commencé à en faire l'essai dès 1866), el de la dynamite, s'accéléra d'année en année, ainsi qu'on peut le voir par le tableau suivant :

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OBSERVATIONS

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