‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 174 sur 195 · SP · texte numérisé non relu

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slruits en bois, Le choix de cette matière el les soins particuliers apportés à la construction des réservoirs concourent à les mettre à l'abri de la gelée. Dans les pays sujets à des hivers rigoureux, on munit le Loit, qui recouvre partout les réservoirs, d'un revêtement intérieur; l'intervalle entre le toit et le revèlement intérieur est rempli d'un corps mauvais conducteur de la chaleur; quelquefois on en enveloppe le réservoir tout entier.

La forme donnée aux réservoirs varie d’un chemin à l’autre : ainsi, sur le chemin de fer de Philadelphia-Reading, on les construit de forme carrée, ainsi que l’indiquent les fig. 1 à 4, pl. XXXIH, Les madriers formant les parois de ce réservoir, d’une contenance d'environ 90 mètres cubes, ont 0",15 d'épaisseur; ils sont assemblés au moyen de cadres formés par des bois de 0",20 sur 0",15, et de tringles en fer. Un des avantages de celte construction, c’est qu'elle n’exige pas d'ouvriers spéciaux; le premier charpentier venu peut les exécuter, tandis que l'exécution des réservoirs de section circulaire exige généralement des ouvriers spéciaux.

Ces réservoirs ronds, qui sont très répandus, et dont nous donnons un spécimen fig. 6, pl. XXXIII, ont l'avantage d’être plus légers et moins exposés aux fuites.

Lorsque le réservoir doit être placé à côté de la voie principale ou dans l’intérieur de la station de manière à permettre d'y prendre de l’eau directement, l’exiguité de l’espace s'oppose souvent à l’emploi de grands réservoirs cylindriques; suivant les cas, on emploie alors, soit plusieurs cuves de moindre diamètre juxtaposées, soit des réservoirs carrés de forme allongée.

Prises d'eau. — La prise d’eau se fait toujours par le bas du réservoir, ct l’orifice du tuyau de décharge est fermé par un clapel qui se manœuvre du dehors.

Si l'alimentation du réservoir se fait au moyen d’un moulin à vent, on est généralement forcé de placer le moulin à vent avec le réservoir en dehors de la station, en un point non abrité, pour assurer plus de régularité à la marche du moulin. Sauf ce cas et celui de l'insuffisance d'espace dans la station, on cherche, pour éviter les frais d'établissement de conduites et de grues hydrauliques, généralement coûteuses, et où l’eau est en outre plus ou moins exposée à la congélation par les grands froids, à placer les réservoirs près des voies, pour que les machines s’y alimentent directement.

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Pour accélérer lalimentalion, on dispose toujours les prises d’eau de telle sorte que le personnel de la machine, sans quitter son poste, puisse amener au-dessus du tender la manche servant à l'alimentation, et ouvrir ou fermer le clapel d'admission d’eau, Le tuyau d'amenée est souvent disposé, ainsi que le montre la fig, 5, pl. XXXIIE, de facon à pouvoir se soulever en tournant auteur d’un axe horizontal, I se trouve équilibré par un contre-poids attaché à une corde qui passe sur une poulie. Le mécanicien n’a qu'à attirer cette manche pour que lPalimentalion commence, et il suffit d’une simple impulsion pour la ramener à la posilion verticale une fois que le tender est rempli.

Pour ouvrir le clapet d'admission, on se sert ou bien d’une corde lirant un levier, ainsi qu'on le voit fig, 6, pl. XXXIHIE, ou bien d’une tringle attachée à ce levier que lon remonte ou abaisse au moyen d’une roue formant écrou, comme le montrent les fig, 1 à 4, pl. XXXIIE. Dans les deux cas, le chauffeur peul faire la manœuvre sans descendre de la machine. Le mécanisme, comprenant je clapet, le tuyau mobile, et la tringle ou la corde pour la manœuvre, s'adapte facilement à tous les réservoirs. Des établissements de construction le fournissent à des prix variant entre 350 eL450 francs pour des prises d’eau de 0",15 à 0",20 de diamètre.

Pour pouvoir établir deux prises d’eau dans une slalion munie d’un réservoir, en les placant ‘e manière à dispenser les locomotives d'effectuer des mouvements de gare, il est nécessaire d’établir au moins une grue hydraulique. Nous avons vu, d'autre part, qu'il y à des cas où l'éloignement du réservoir ne permet pas d’y prendre l’eau directement. Les grues que l’on établit en pareil cas sont très simples et coustruites, ainsi que ie montre la fig. 5, pl. XNXXIIE, sur le mème principe que les prises d’eau des réservoirs.

L’espacement des prises d’eau varie principalement suivant la capacité des tenders et suivant le prolil en long de la ligne.

Pour la ligne principale du chemin de fer de Louisville et Nashville, nous avons marqué sur le prolil en long, fig. 3, pl. HE, l'emplacement des prises d’eau. Leur espacement varie entre 5 el 40 kilomètres. Le plus grand rapprochement correspond aux cas où l’eau est peu abondante; il arrive parfois que deux prises d’eau sont appelées à se suppléer réciproquement. Sur la ligne de Louisville à Moulgomery, longue de 788 kil, 11 y à en tout trente-sept prises

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