CHAP, NI, — SIGNAUX
tres au-dessus du sol, dont la manœuvre se fait de l'intérieur de la maison de garde (pl. NXXIX, fig, 5 et 6).
Au rez-de-chaussée, il v à une pièce dans laquelle le garde qui n'est pas de service peul se tenir, Elle est surmontée d'un élage entouré d'un balcon. Dans celle deuxième pièce, se trouvent les deux leviers commandant les disques des signaux établis audessus. Les deux signaux servent, lun pour les trains venant d'un côté, Pautre pour les trains venant du côté opposé, Une paroi, placée perpendiculairement à la direction de la voie, sépare les deux signaux. Les signaux sont des écrans en tôle, peints en rouge d’un côté, en bleu de Fautre. La paroi de séparation est noire, pour faire mieux ressortir la posilion et la couleur des signaux. La nuit, des lanternes de couleur correspondante sont attachées aux disques. Dans l'intérieur de la chambre du garde, et au-dessus du levier, se trouvent des disques colorés de telle facon, que, suivant la position donnée au signal, le levier indique, en s'y arrèlant, la couleur que les panneaux mobiles du signal extérieur monrent aux trains.
Les signaux sémaphoriques de la plupart des autres lignes sont simplement supportés soil par des poteaux, soil par des bâtis en fer.
Il arrive souvent que les signaux ne servent que de jour : en pareil cas, ils consistent fréquemment, comme sur le chemin de ler de Philadelphia, Wilmington el Baltimore, et sur celui de Ballimore et Ohio, en une potence portant de chaque côté une poulie, pour pouvoir hisser de part et d'autre un ou deux ballons rouges, Par la combinaison des différentes positions de ces ballons, on obtient les signaux de voie libre, de ralentissement el d'arrêt pl. XXXIX, fig. 4).
Sur le chemin de fer de l'Erié, les signaux sémaphoriques placés aux croisements de voies sont employés pour les services de jour et de nuit. Le ballon unique en tôle est peint en rouge, et garni sur sa zone centrale de verres rouges (pl. XXXIX, fig. 7,. La nuit, une lanterne fixée au centre du ballon sert à l’éclairer. Pour dérober le ballon à la vue, lorsque la voie est libre et qu'il se trouve abaissé, on le loge derrière une cloison établie au pied du poteau.
Ce système de signaux, comme ceux des chemins de fer du réseau Pennsylvanien, de Detroit et Milwaukee, etc., où l'on se sert de lanternes pour le service de nuit, a cet inconvénient, que les lainpes
DOO ŒROISIEUE PARTIES — GARES, SENFIONS ET SIGNALE,
subissent, par l'effet de la manœuyre, des mouvements soit de rotation, soit de montée et de descente, Les lanternes sont ainsi exposées à s'éleindre : c'est pourquoi en Europe on recourt généralement, pour les signaux de nuit, à linterposition de verres colo rés évilant le déplacement de la lumière, L'usage assez répandu en Amérique de cacher entièrement la lumière pour ne la montrer que d'une manière intermittente rend en outre assez difficile le conrôle de l'élal du signal.
Sur le réseau pennsylvanien, on a relié le levier de manœuvre de certains changements de voie à l'arbre vertical du signe! sémaphorique, afin qu'il y ait concordance assurée entre leur position et ce signal, visible à une grande distance (pl, XXXIX, fig. 8 el 9).
Signal systéme Nunn.— Aux abords des stations, avant d'en arriver à établir des signaux commandés par un appareil de manœuvre situé dans la slalion mème el transmettant des indications au moyen de câbles ou de tringles à de grandes distances, c'est-à-dire des signaux à distance, on s'est borné pendant quelque temps à introduire sur certaines lignes, comme sur les chemins de fer canadiens, le Grand Trunk el l'Inlercolonial, le signal Nunn, qui, placé au milieu de la stalion, reproduit sur un petil cadran, dans l'intérieur du bureau du chef de gare, la position donnée au signal.
Aujourd'hui, les signaux à distance sont d’un usage général dans les grandes stations, et même aux abords des petites stations situées sur des lignes à grand trafic.
Signal Rousseau, — Un appareil inventé par M. Rousseau, ingénieur canadien, à pour objet, tout en remplissant le mème rôle que les signaux à distance ordinaires, de faire régler, par la marche mème des trains, la position des signaux,
Les signaux sont de plus reliés entre eux, de manière à salisfaire à la condition qui leur est aujourd'hui généralement imposée, de fermer une section de Ja ligne à tout train marchant sur une voie, Lant que le train qui s’y trouve déjà engagé ne l’a pas quittée. En d’autres termes, le signal Rousseau est un signal automatique réalisant ce que les Anglais et les Américains nomment le block syslein.
Nous croyons devoir entrer dans quelques détails sur le signal Rousseau, qui n’est pas encore aussi connu qu’il mérite de l'être, el qui depuis quelques années est appliqué avec succès sur les
Se a CE
Di UE
le La À Ë Fa (rs k }
it de aihsi génécolo du en que
Con -
re de apho- Letce
| arr'ieuvre 1s au i-dire ps à le fer , qui, dran, ée au
dans Luées
ingée que arche
salis- )OSéE, r une ittée.
Lique block
signal l'être,
ar les
mani
LS RU En OS
CHA, ONE — SIGNAEN, n01
chemins de fer de Philadelphia-Reading, de Philadelphia, Wilminglon et Baltimore, et de New-York-Harlem.
Le signal Rousseau est un signal électrique en ce sens que le disque (pl, AAXIX, lig. 12 04 13 ne peut faire aucun mouvement avant que le décliquetage n'ail été opéré, au moyen d'un courant électrique agissant sur un électro-aimant qui détache an loquel d'arrèt,
Le disque signal est monté sur un rouage qui le fait mouvoir à l'aide d'un poids. À chaque décliquetage, le disque fait un quart de révolution. Le rouage el la descente du poids sont disposés de manière à permettre 350 quarts de révolution, Une fois monté, le disque peut donc donner 350 signaux et couvrir autant de passages de trains,
Lu nuit, une lanterne est assujettie au signal, et cette lanterne est disposée de facon à ne pouvoir être allumée que lorsque le poids se trouve entièrement remonté. Tout oubli de remontage <e trouve ainsi prévenu par la nécessité d'allumer la lanterne.
Les signaux destinés à arrêter tout train qui en suit un autre, à une distance moindre que le minimum de distance prescrit entre deux trains consécutifs, sont placés à l'entrée de sections ayant une longueur réglementaire d'environ 3 kilomètres. Près de chaque signal est un appareil commutateur, servant à transmettre le courant électrique qui fait déclancher le loquet d'arrêt du disque.
Ces appareils commutateurs sont où bien placés sous lun des rails, ou bien à côté de la voie.
L'appareil commutateur à placer sous le rail est formé, ainsi qu'on le voit fig. 10, pl. XXXIX, d’un tampon creux en caoutchouc garni de métal à sa partie supérieure et à sa partie inférieure, Le lil électrique partant de la batterie est en communication avec une tige métallique placée dans l'axe du creux. Sur celte tige se trouve, fixée à friction, une rondelle métallique CD portant deux pointes en platine. Une douille métallique, rattachée à la plaque supérieure de l'appareil, pénètre dans le creux du caoutchouc; elle porte éga lement une rondelle métallique AB isolée de la tige qu'elle entoure, mais pouvant, lorsque le caoutchouc est comprimé, venir s'appuyer sur les deux pointes en platine.
Dès que la pression cesse d'agir sur le tampon en caoutchoue, la rondelle AB remonte, et la communication se trouve interrompue.
mie
Les pointes CD sont toujours ramentes à leur position normale, au moyen du disque en caoutchouc que porte la douille rattachée à la plaque supérieure,
Cet appareil se place, ainsi qu'on le voit, pl, AXXIX, fig, 11, entre deux traverses, au-dessous du rail et en contact avec lui,
Les appareils à commutateurs placés à côté de la voie sont beau coup plus simples que ceux logés sous le rail; par contre, ils sont plus exposés à être dérangés où mis en action par des causes étranuères. C'est alors un bras de levier qui avance assez sur la voie pour que la locomotive l'atteigne et le déplace,
Le disque du signal occupe Toujours Ta position commandant l'arrêt, jusqu'à ce que le train qu'il couvre soit arrivé à l'appareil commutateur qui précède le signal suivant, L'appareil, tout en donnant au signal près duquel il se trouve la position qui comimande l'arrêt, fait faire un quart de lour au signal antérieur, alin qu'il donne passage au train suivant,
Des dispositions analogues à celles que nous venons de décrire, et qui ont pour but de diviser la voie en sections « bloquées», se retrouvent, même sur les chemins de fer qui n'ont pas introduit le Block: system sur toute leur longueur, à certains points exigeant une protection toute spéciale : par exemple, dans les tunnels où l'on ne veut admettre qu'un train à la fois, sur les lroncons de simple voie intercalés dans une ligne à double voie, et aux traversées de voies.
Le signal Rousseau est aussi employé pour protéger des ponts lournants ou des changements de voie, Dans ces cas, le signal est à l'arrêt Lant que le pont tournant ou le changement de voie n'occupe pas la position correspoadant à la continuité de la voie principale.
M. Rousseau met tous 1: signaux en communicalion avec un indicateur qui est placé dans le bureau du chef de la gare la plus voisine, Cet indicateur reproduit au moyen de petits disques la position des signaux sur la voie,
Le chemin de fer de New-York-Harlem se sert depuis plusieurs années de signaux Rousseau. Il a commencé par en établir vingt-six avec seize indicateurs dans ses stations, Une batterie de trente éléments, dont l'entretien annuel ne coûte que 500 francs, a suffi pour tous ces appareils.
L'établissement The Roussean absolute safety Railway signal
"male, lachée
entre
beaus sont étranà voice
ndant pareil ut en com- , alin
crire, >. 8e uit le itune 1 l'on imple
es de
ponts al esl n'ocprin-
C un plus
es la
pluablir je de
CS, à
qgnal
CHEAP, I, - SUN, où
Company, à New-York, lournissail on 1876 ses appareils aux prix
SUIVANES, SAVOIT !
Un signal... ; 7930 f1 Una pareil de CONTE (SOUS 1 | ïl indicateur pour buren IN, V7
De plus il exigeail, à titre de prime annuelle, pour le brevet, 90 franes par signal, Gelle prime n'était pas due pour la premivre année d'emploi,
Cest surtout aux réductions qu'il permet de réaliser sur le personnel des gardes que ce système de signaux doit son adoption sur les chemins de fer américains, où lon cherche toujours à réduire le nombre des gardes en raison de leurs salaires élevés,
Signausr Sacby el Farmer, — Les signaux depuis longtemps introduits sur les chemins ‘de fer anglais par MM. Saxby et Farmer, dont l'emploi s'est ensuite répandu dans le reste de l'Europe, se rencontrent également en Amérique,
On sait que MM, Saxby et Farmer réunissent lous les leviers de mancduvre des signaux et des changements de voie dans un seul appareil, qui ne permet le déplacement d'un levier quelconque que lorsque tous les autres signaux et changements occupent des posilions compalibles avec celles que l'on peut faire prendre par ce levier au signal où au changement qu'il commande,
Ces appareils qui, par la solidarité qu'ils établissent entre tous les signaux et changements de voie d'une station, préviennent toute erreur de manœuvre pouvant provoquer des collisions, sont suffisamment connus en Europe pour que nous puissions nous dispenser d'en faire la description.
Nous nous contenterons, pour le même motif, de signaler l'introduction des appareils du même genre établis par MM. John Brierley et Sons de Londres.
Signaux pour croiscinents de voie, — Ainsi que nous l'avons déjà dit, les croisements à niveau de deux chemins de fer ne sont pas rares en Amérique, Le signal le plus simple employé en pareil cas consiste en deux panneaux qui se coupent à angle droit, et dont les faces sont alternativement rouges et blanches, de lelle sorte que si les faces rouges se trouvent être visibles de lune de ces lignes, les faces blanches le sont de lautre ligne.
Le signal que le chemin de fer de Philadelphia-Reading a placé
à son intersection avec le chemin de fer de Trenton est en outre disposé de manière à permettre d'arrêter les trains sur les deux lignes. Pour cela, une maisonnetle semblable à celles dont les dispositions sont reproduites fig. 5 et 6 de la pl. XXXIX, et servant à supporter les signaux sémaphoriques, est surmontée d’un tambour à quatre ouvertures donnant sur les quatre voies qui se croisent. Dans l'intérieur de ce premier tambour, se meut un second tambour qui, sauf deux panneaux blancs embrassant chacun un huiième de la circonférence et se trouvant en face Pun de l'autre, est peint entièrement en rouge, De cette facon, on peut ou bien donner le signal blanc, c’est-à-dire de voie libre, à l’une des lignes en fermant l’autre, ou bien arrêter les trains sur les deux lignes: mais on ne peut jamais donner le signal de voie libre aux deux lignes qui se croisent.
Pour le service de nuit, des lampes à verres rouges et blancs sont fixées contre les panneaux de même couleur.
Depuis quelques années, les ingénieurs américains se préoccupent tout particulièrement de l'étude des signaux, à la manœuvre desquels ils cherchent à appliquer l'air comprimé aussi bien que l'électricité.
Les applications de ces nouveaux appareils étant encore récentes et peu nombreuses, nous croyons devoir nous borner à cette simple indication !.
L Des signaux à air comprimé ont été essavés sur le Pennsylvania R,R, à l'occasion du service spécial organisé sur cette ligne pour l'Exposition de 1876.