‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 31 sur 195 · NE PRADA IE MIE RP · texte numérisé non relu

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les moyens perfectionnés de transbordement, que nous décrirons plus loin, ne lui permettaient pas de remédier efficacement, el qui l'empèchait d'étendre son rayon d'action comme les autres compagnies. Pour remédier à cet inconvénient, la Compagnie de l'Erié RR. a été conduite à entreprendre la pose d'un froisième rail correspondant à la voie normale, Cette pose est aujourd'hui exécutée de Jersey City à Buffalo sur 680 kilomètres, et elle parait devoir se poursuivre progressivement sur tout le réseau.

Chemins de fer du New-York Central et Hudson River et de Boston à Albany.

Le New-York Central et Hudson River R.R., formé par la fusion en 1869 de deux lignes, le New-York Central, d'Albany au Niagara, et l'Hudson River R.R., de New-York à Albanvy, emprunte son imporlance à l'énorme mouvement de grains el de bois qui, de la région des grands lacs, vient aboutir principalement à New-York et à Boston, et dont le système des voies navigables de PÉlat de New-York a puissamment secondé le développement.

Celte ligne se distingue de celles que nous avons précédemment décrites par deux traits caractéristiques : son parallélisme avec un réseau de voies navigables, et les facilités que son tracé offre pour soutenir la concurrence avec ces voies. Depuis le Niagara jusqu'à l’Hudson, elle côtoie sur une grande partie de sa longueur le canal Urié, et elle suit ensuite depuis Albany jusqu'à New-York le cours de l'Hudson. D'autre part, sur le plateau faiblement ondulé où ell longe le canal Érié, comme dans la vallée de l'Hudson, la voie ferrée a pu être établie, sauf sur un pelil nombre de points, avec de faibles déclivités et des courbes de grand rayon.

Le New-York Central R.R. proprement dit présente tout d'abord à son extrémité nord-ouest une série d’embranchements se raccordant avec les chemins de fer du Canada, les uns un peu au-dessous de Buffalo, où ils se relient par le pont Internalional avec le Canada Southern et le Grand Trunk, les autres au pont suspendu du Niagara, où aboutit le Great Western canadien. Ces embranchements, en relation en outre à Buffalo et à Tonawanda, sur Jes bords du Niagara, avec la ligne du Lake Shore et Michigan qui se continue le long des lacs jusqu'à Chicago, et avec le réseau de l'Érié, font converger vers Rochester tout le mouvement des mar-

chandises, qui se trouve concentré à partir de celle ville jusqu'à Albany sur une ligne unique, où il s'accroît en route du tribut de plusieurs lignes {ransversales, notamment de celles qui, partant respectivement de Syracuse et d'Ultica, aboutissent, l'une, au port d'Oswego, sur le lac Ontario, l'autre, à Ogdensburg, sur le Saint- Laurent,

Ge mouvement se divise ensuile à Albany el à Troy, par parties à peu près Cgales, entre les lignes dirigées de ces deux villes vers les ports de la Nouvelle-Angleterre et vers New-York.

Prenère seclion, — Dans la première partie du réseau du New- York Central, comprise entre Buffalo et Rochester, le profil en long, sur le tronc principal, ne présente pas de déclivité supérieure à 0%,006, sauf sur de faibles longueurs comprises entre Rochester et le point culminant de Batavia, situé à 278 mètres d'altitude, où quelques rampes montant vers l'Ouest atteignent 0",016, el nécessilent lemploi de machines de renfort, Les courbes n’ont pas moins de 290 mètres de rayon.

Deurièine section. — À Rochester, situé à 111 kilomètres de Buffalo, la ligne franchit le canal Érié sur un pont précédé d’une rampe de 0%,008 el suivi de pentes de 0",012 et 0%,021, dont la longueur ne dépasse pas 300 mètres. Il existe aussi, au delà de Rochester, un certain nombre de rampes dont linclinaison atteint 0",009, et qui sont gravies, comme celles de Rochester, avec des machines de renfort. Puis on ne rencontre plus que des déclivités extrémement faibles jusqu à Schencctady, d’où l’on descend ensuite vers Albany, après avoir franchi un faile élevé seulement de 105 mètres audessus du niveau de la mer, par une pente de 0",915 à 0",016 de 2,700 mèlres de longueur, sur laquelle on trouve des courbes de 290 mètres de rayon minimum. La portion de la ligne comprise entre Scheneclady et Albany, qui date de 1831, a été d’abord exploitée sous le nom de Mohawk et Hudson R.R., à l’aide de machines fixes.

La distance entre Rochester et Albany est dé 400 kilomètres.

Le chemin de fer du New-York Central, formé, comme on le sait, de la réunion de plusieurs troncons construits de 1831 à 1842, n'a donné lieu presque partout qu'à des iterrassements peu imporlants; les ouvrages d'art consistent principalement en ponts en lreillis en fer, de 27 à 45 mètres d'ouverture, sur le canal Érié et sur les canaux et cours d’eau qui Palimentent, Il n'existe que deux

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