‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 40 sur 195 · WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y · texte numérisé non relu

WEST MAIN STREET WEBSTER, N.Y

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ciences Corporation

On voit que, tandis que les déclivités admises sur les deux lignes américaines sont moindres que sur les lignes européennes, les altitudes atteintes sur les premiéres sont notablement plus grandes que sur les secondes, dont les points les plus élevés ne dépassent guère la hauteur des points les plus bas du plateau que traverse la ligne du Pacifique, entre les Montagnes Rocheuses et la Sierra Nevada.

Les ingénieurs américains, en garantissant, au moyen d’abris contre la neige, l'exploitation contre les dangers d’interruptica résultant des plus grandes hauteurs franchies, sont ainsi parvenus à maintenir le tracé dans des conditions relativement favorables de pentes, sans se jeter dans les dépenses considérables occasionnées par la construction des grands souterrains auxquels on a le plus souvent recours en Europe pour éviter ces interruptions. Le procédé général employé en Amérique pour s'affranchir des terrassements longs et coûteux, consistant à relever le niveau de la voie, sauf à recourir à des constructions en bois pour pouvoir l’établir, a reçu sur une grande échelle une aouvelle application, dont l’effet a été de rendre rapidement exéculable et immédiatement exploitable ure ligne qui ne l’eût point été autrement.

L'activité extraordinaire imprimée aux travaux a d’ailleurs été puissamment aidée, il faut le reconnaître, par la configuration des terrains traversés, qui, sur près des deux tiers du parcours total, a permis de poser la voie sans presque aucun travail préparatoire, et bien que le tracé dans son ensemble ne paraisse pas susceptible d'être utilement modifié, la précipilation avec laquelle les travaux ont été exécutés a laissé des traces dans certaines imperfections de tracé et de construction !,

La ligne du Pacifique, dans l'état où elle a été livrée à l’exploitation, doit être considérée moins comme un chemin de fer terminé que comme une première ébauche de ce qu'elle est destinée à devenir, pour être amenée à l’état d'une ligne de premier ordre, suivant le vœu exprimé par le Congrès, quand elle aura reçu tous les perfectionnements en rapport avec son importance, qui ne peuvent

1. C’est principalement dans la vallée de Humboldt qu'ont été relevées par les commissaires du Gouvernement fédéral les défectuosités de tracé consistant surtout en courbes et en pentes et contrepentes faciles à éviter, en partie déjà corrigées aujourd'hui.

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être introduits d’une manière à la fois économique et profitable qu’en cours d'exploitation. Si la règle habituellement suivie en Amérique, de se borner tout d’abord aux travaux indispensables pour l'établissement de la voie, et d'attendre qu’on puisse se servir de celle-ci pour l'exécution des travaux complémentaires, devait prévaloir, c’est assurément dans un cas comme celui du chemin de fer du Pacifique, où il n'existait à portée de la ligne sur de très longs parcours, ni bons matériaux de construction, ni voies de communication, ni centres de population quelconques.

Hyalieu de remarquer que, malgré cette ouverture hâtive, les accidents sur la ligne ont été jusqu’à présent peu nombreux, grâce à la faible vitesse des trains, qui ne dépasse pas ordinairement 25 kilomètres à l'heure. Les dépenses, faites depuis l'ouverture de la ligne pour son achèvement et qui s'élèvent à plus de 35 millions pour les cinq premières années, montrent d’ailleurs que les deux Compagnies se préoccupent sériersement de satisfaire à leurs engagements à l'égard du Gouvernement Fédéral, en ce qui concerne cet achèvement auquel elles sont les premières intéressées pour pouvoir développer leur trafic, et se mettre en outre en mesure de soutenir la concurrence qui menace de leur être bientôt faite par d’autres lignes.

La ligne ouverte entre Omaha et San-Francisco n’est pas la seule, en effet, qui ait été projetée pour relier la côte de l'Atlantique à celle de l’Océan Pacifique; il en a été étudié deux autres au nord, deux au midi. Les deux premières ont cela de remarquable qu’elles évitent en grande partie les difficultés rencontrées par la ligne acluelle : elles ont toutes d’ailleurs, bien qu’aboutissant à de bons ports, par cela même qu’elles n’accèdent pas directement à San- Francisco, des directions moins favorables au trafic, au moins, quant à présent.

LIGNES PROJETÉES OU COMMENCÉES POUR RELIER LA CÔTE DE L'ATLANTIQUE A CELLE DU PACIFIQUE.

Ligne américaine du Northern-Pacific,

La première de ces lignes est tracée entre le 46° et le 48° parallèle : elle part de Duluth (Minnesota) à l'extrémité ouest du Lac Supt-

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rieur, pour aboutir dans la baie de Puget (territoire de Washington). Après avoir traversé le Mississipi près de sa source, puis le Missouri à Bismarck, elle emprunte la vallée de son principal affluent, le Yellowstone River, jusqu’au pied des Montagnes Rocheurepasse ensuite près de Fort Ellis, dans la vallée du Missouri, et atteint par cette vallée, le col de Deer Lodge situé à l'altitude de 1770 mètres, où une distance extrêmement faible sépare les sources du Divide Creek, qui verse ses eaux au Missouri, de celles du Deer Lodge Creek, tributaire de la rivière de Colombie.

Elle se dirige ensuile vers le nord-ouest en suivant, sur le versant du Pacifique, parallèlement à la crète du massif principal des Montagnes Rocheuses, une série de vallées étroites débouchant finalement avec la rivière de Clark, dans la grande plaine où coule la rivière de Colombie, dont, après une dernière inflexion vers le sud-ouest, elle suit le cours jusqu’à Fort Vancouver en traversant la chaine du Cascade Range, prolongement de celle de la Sierra Nevada. A Portland, elle doit se relier à une autre ligne parallèle au littoral, allant de San-Francisco à la pointe de la baie

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de Puget.

Ce chemin de fer, qui traverse le Minnesota, le Dakota, la région aurifère du Montana, l'Idaho et le territoire de Washington, aura, du fond du Lac Supérieur à Fort Vancouver,un parcours d'environ 3100 kilomètres. Passant directement du versant du Mississipi à celui du Pacifique, sans avoir à franchir d’autres montagnes que la chaine principale des Montagnes Rocheuses, et traversant partout des régions bien arrostes et propres à la culture, cette ligne, qui se prèterait à des rampes plus douces, et qui serait, malgré sa latitude plus élevée, peu exposée, par suite des moindres hauteurs atteintes, aux obstructions par les neiges, promet d'être d’une exploitation beaucoup plus facile que la ligne actuelle du Pacific.

Comme elle suit sur une partie de sa longueur (1250 kilomètres) des voies navigables, les communications par cette voie peuvent d'abord ètre établies avec une longueur relativement faible de voies ferrées, en attendant l'achèvement complet de celles-ci.

Le chemin de fer du Nord Pacifique a recu du Gouvernement des États-Unis une subvention, mais en terres seulement. A la fin de l'année 1876, cette ligne s’élendail jusqu’à la station de Bismarck (Dakota) à 710 kilomètres de son origine cst.

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Ligne Canadienne du 49° parallèle

Le Gouvernement Canadien à pris l'engagemement, quand la Colombie Britannique à été réunie aux autres possessions britanniques pour former avec elles une Confédération, de construire dans l’espace de dix ans un chemin de fer reliant toutes ces possessions d’un Océan à l'autre. Le tracé de ce chemin de fer, qui doit rester compris entre le 50° et le 55° parallèle, est aujourd'hui à peu près arrêté partout. Il doit partir d'Ottawa, capitale de la Confédération, se diriger de là presque en ligne droite vers la pointe nord du Lac Supérieur, puis vers la pointe sud du Lac Winnipeg, en traversant la colonie nouvelle du Manitoba, et gagner à partir de là, par la vallée du Saskatchewan, généralement ferlile et propre à la culture, le col de la Têle Jaune, situé à l'altitude de 1112 mètres dans les Montagnes Rocheuses., Le chemin de fer doit redescendre ensuile sur le versant du Pacifique par la vallée du Thompson River, affluent du Fraser, puis par celle du Fraser lui-même, jusqu'à Port Moody dans la baie de Burrard, où se trouve également New-Westminster, capitale de la Colombie britannique.

Cette ligne, ainsi que le montrent les profils en long réunis sur la planche HE, fig. 4, se présenterait dans des conditions encore plus favorables, au point de vue des pentes et des hauteurs franchies, que les deux précédentes. Comme sur les autres grandes lignes ouvertes sur le territoire du Canada, les déclivités n’y dépasseraient pas 0,013, et le climat étant moins rude jusqu’à une certaine distance du Pacifique que sur le littoral de l'Atlantique, lexploilation en serait relalivement facile. Une partie de £e chemin de ler est actuellement en cours d'exécution entre Fort William, au nord du Lac Supérieur et Selkirk, dans le Manitoba, sur la rivière Rouge, en même temps qu’un embranchement conduisant de cette dernière station, le long de la même rivière, jusqu’à la frontière des États-Unis.

Au-delà du Manitoba, on ne compte la prolonger qu’au fur et à mesure de la colonisation des territoires de l'Ouest. Lorsqu'elle sera achevée du Pacifique à Montréal, elle aura une longueur totale de 4330 kilomètres se décomposant ainsi qu’il suit :

De la baie de Howe (embouchure du Fraser) au fort Edraonton, pied du versant est des

Montagnes Rocheuses..........,,.,,.,... 1205 kilomètres, Du fort Edmonton au fort Garry (Manitoba). 1248 = Du fort Garry à Montréal... ‘ostx - 1877 —

4330 kilomètres.

La construction de la ligne entre le fort Garry et Montréal raccourcira le trajet qui se fait actuellement par Chicago et le sud des grands Lacs de 650 kilomètres.

Atlantic Pacific R.R,. (Route du 35° paralléle),

L’Atlantie Pacific R.R, (pl. HE. fig. 4.) part de Saint-Louis, sur le Mississipi, pour se diriger vers le Pacifique, en traversant la Réserv indienne, le New-Mexico, l’Arizona et la partie méridionale de la Californie, où elle doit se rattacher au chemin de fer du Southern Pacific, récemment ouvert jusqu’à la frontière sud de la Californie.

Cette ligne passe d’abord assez facilement du bassin de l’Arkansas, dont elle remonte jusqu'à sa source un affluent, le Caradian River, dans le bassin du Rio Grande, qui se jette dans le Golfe du Mexique. Après avoir traversé ce fleuve à Albuquerque (New-Mexico), elle franchit, en traversant le massif de la Sierra Madre, le faite séparatif des bassins de l'Atlantique et du Pacifique, se maintient ensuite sur un plateau très élevé qui forme le prolongement de ce massif et qui finit par s’abaisser pour livrer passage au Rio Colorado, et atteint ce fleuve près du Fort Moyave.

Le tracé remonte enfin, après avoir traversé le bassin, sans écoulement vers la mer, de la rivière Moyave, sur un autre plateau, qui le conduit jusqu’à la Sierra Nevada au-delà de laquelle il se soude à la ligne du Southern Pacific.

Il y aura par cette ligne entre Saint-Louis et San-Francisco, une distance de 3630 kilomètres, sur lesquels sont déjà construits, de San-Francisco à la soudure avec le Southern Pacific, 539 kilomètres, de Saint-Louis à Vinila (lerritoire indien), 585 kilomètres ; reste à construire 2506 kilomètres.

Entre l’Atlantic Pacific et l’Union Pacific viennent se placer :

1° le Kansas Pacific, partant de Leavenworth, sur le Missouri, et se dirigeant par la vallée du Kansas, affluent du Missouri, vers Denver, au centre de l’État du Colorado, et se reliant au nord et au

ourdes

sud de cette ville, d’une part à l'Union Pacific, à Ch-yenne, de l'autre, à l’Atlantic Pacific par le chemin de fer à voie élroite de Denver et Rio Grande, presque entièrement achevé aujourd'hui jusqu'à Albuquerque, qui doit se prolonger plus tard vers le Mexique.

2° l’Alchison, Topcka et Santa-Fé R.R., partant d’Alchison sur le Missouri, qui, après avoir traversé le précédent à Topeka, suit la vallée de l’Arkansas jusqu’à Pueblo, situé au sud de Denver, sur le Denver et Rio Grande R.R., son extrémité actuelle.

Les trois lignes, de l’Atlantic Pacific du Kansas Pacific et d’Atchison, Topeka et Santa-Fé, ne doivent avoir à partir de leur jonction avec le Denver et Rio Grande R.R., qu'un seul prolongement vers le Pacifique. La distance actuelle de Saint-Louis à San-Francisco par la portion déjà exécutée du Kansas Pacific, puis par Denver, Cheyenne et par l'Union et le Central Pacific, étant de 3896 kilomètres, l'exécution de ce prolongement, qui réduirait la distance entre les points extrèmes à 3630 Kkilomèlres, procurerait un raccourcissement de 266 kilomètres.

Ce raccourcissement a du reste beaucoup moins d'importance, pour l'avenir de la ligne, que le nouveau champ qu’elle peul ouvrir à la colonisation dans des régions riches et fertiles.

Texas Pacific R.R. (Route du 32: pa-ullèle).

Le chemin de fer du Texas Pacific doil avoir pour point de départ Vicksburg sur le Mississipi (pl. IE, fig. 4), et en traversant les mêmes Etals que l’Atlantic Pacific, et, en plus, le Texas et la Louisiane, se terminer en Californie au port de San-Diégo, le meilleur de la côte californienne après celui de San-Francisco.

Ce chemin de fer, qui doit présenter, de San-Diégo à Vicksburg, une longueur de 2920 kilomètres environ, est seulement exécuté jusqu’à présent depuis Shreveport (Louisiane) jusqu’à Eagle Ford (Texas) sur 309 kilomètres. Le tracé étudié le plus récemment, le fail remonter par la vallée de Brazos River, jusqu’au bord méridional du vaste plateau aride connu sous le nom de Llano estacado qui sépare le Texas du Nouveau-Mexique, d’où il se dirige par le col de Guadalupe vers la vallée du Rio Grande qu’il traverse à El- Paso sur la frontière même du Nouveau-Mexique. Le tracé passe ensuite, en franchissant le faite de la Sierra Madre, du bassin du

Rio Grande dans celui de la rivière de Gila qu'il suit jusqu'à son embouchure dans le Rio Colorado au Fort Yuma sur la frontière de Californie; puis il arrive en traversant les dernières ramifications de la Sierra Nevada au port de San-Diégo. Cette ligne qui n’a à franchir qu'une hauteur maxima de 1743 mètres au Col de Guadalupe, les autres failes au passage de la Sierra Madre et de la Sierra Nevada ne dépassant pas les alliludes de 1570 et 1470 mètres, se présente dans des conditions encore plus favorables au point de vue des pentes et du climat que le tracé de l'Atlantic Pacific.

Le voisinage des provinces mexicaines de Sonora et de Chihuaha, riches en métaux précieux ainsi qu’en productions de la zône tropicale, et contenant déjà certains éléments de colonisation, et la situation très prospère de celle colonisation dans le Sud de la Californie, ouvrent au Texas Pacific R.R. une certaine perspective de trafic. Toutefois les deux lignes du 35° et du 32° parallèles, auxquelles on peut rattacher la ligne, tristement célèbre dans le monde financier, de Memphis, El Paso el Pacific R.R., traversant des contrées encore désertes, en partie impropres à la culture et exposées aux incursions des Indiens, ne seront susceptibles d’être utilement construites que lorsque le mouvement de la colonisation dans celle direction se sera accentué davantage, La ligne déjà ouverte entre Omaha et San-Francisco parait du reste devoir longtemps suflire aux relations entre la partie inférieure de la vallée du Mississipi el le littoral du Pacifique".

Ligne du Southern Pacitie.

Sur ce dernier littoral, nous devons signaler en terminant, comme devant se raccorder avec le Texas Pacilic, à Fort Yuma, sur le Rio Colorado, un embranchement de la ligne du Southern Pacific, qui, en descendant dans la vallée du San-Joaquin, va rejoindre à la stalion de Goshen une branche du Central Pacific desservant cette vallée. Cet embranchement tout récemment terminé traverse deux fois la Sierra Nevada vers sa jonction avec la chaîne du Coast Range, une première fois à l’alutude de 860 mètres, entre les stations de Mojave et Alpine, avant d'arriver à Los Angeles, une se-

1. On a réuni fig. 4, pl. I, tous les profils des lignes commencées entre les deux Océans : les origines de ces lignes sont placées à l'Est eu égard à leurs longitudes. San-

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conde fois à l’altiiude de 780 mètres au col de San-Gorgonio, en quittant Los Angeles pour se prolonger vers le sud, Le Southern Pacific R.R. descend ensuite dans le bassin d'un lac desséché où il offre cette particularité curieuse, entre les stations d'Indian Wells et Flowing Wells, qu'il se trouve au-dessous du niveau de la mer. Son point le plus bas est à 81 mètres au-dessous de ce niveau. Tout ce bassin, dont quelques points sont encore plus bas de 3",70, est couvert de sel. Cette partie basse de la ligne a une longueur de 183 kilomètres.

La ligne se relève ensuite au-dessus du niveau de la mer, pour atteindre la station terminale de Yuma, située à 46 mètres au-dessus de ce niveau.

Cette ligne, qui est à voie normale et dont le parcours entre Los Angeles et Yume est de 330 kilomètres, présente, à la traversée des montagnes, des pentes de 0,022 et des courbes de 175 mètres de ‘ayon : on n’v comple pas moins de 20 souterrains dont un, celui de San-Fernando, a une longueur de 2123 mètres.

Sur l’un des versants, la voie a dû se développer en lacets, en faisant sur un point une boucle complète, dont les branches se croisent à des niveaux différents.

Francisco, extrémité occidentale de deux de ces lignes, occupe deux positions différentes en raison de leurs longueurs, Le tableau ci-après permet de comparer les principaux éléments des cinq lignes.

INDICATION des EXTRÉMITÉS. PASSAGES CORRESPONDANTS,

lignes.

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