‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 47 sur 195 · FRÈRES · texte numérisé non relu

FRÈRES

1. Nous signalerons parmi les ponts d’une certaine ouverture en maçonuerie : le viaduc situé près de Relay, station à la jonction de l'embranchement de Washington avec le tronc principal du Baltimore et Ohio; le viaduc de Conemaugh situé sur le Pennsylvania Central, à la base occidentale des Alleghanies, et plusieurs ponts biais composés d'ares droits, sur le réseau pennsylvanien et sur le Philadelphia et Reading R.R. Un de ces ponts franchit les chutes du Schuylkill, un peu en amont de Philadelphie.

Ces Lypes, dont quelques-uns seulement ont continué à être en usage en Amérique pour les ponts en bois de moyenne ouverture, ont été à leur lour le point de départ d’autres types plus spécialement appropriés à l'emploi de la fonte et du fer, et susceptibles d'être appliqués à de très-grandes portées. Exécutées d'autre part tout d’abord d'après des règles pure nent empiriques par des constructeurs dépourvus de connaissances scientifiques, les fermes américaines ont fait ensuite l’objet d’études de plus en plus approfondies, au fur el à mesure des progrès de l'instruction techaique des ingénieurs, recrutés en partie dans l’'émigration européenne,

ment et la construction en est devenue ainsi à la fois plus rationnelle et YL i 1 que, plus économique !.

nerie Les principes sur lesquels repose l'établissement des différents is ou Lypes américains, et les perfectinnnements qu'ils ont reçus, concou- Amé- rent à en rendre l'étude particulièrement instructive. 1s un Nous donnerons tout d'abord des systèmes de construction en it été bois les plus usuels un aperçu qui servira d'introduction à l’exa- 1t peu men des systèmes de construction entièrement en métal, ou en é aux mélal et en bois (combination lrusses), sur lesquels se concentre Ne re) pays principalement l'intérêt.

à an- AQUEDUCS.

Phila- , au " .

; Avant d'aborder la construction des ponts en bois, nous ne dis en : | i] est rons qu’un mot de celle des simples aqueducs. il est : , ; :

Les Ce sont habituellement des aquedues dallés avec culées en mae : é k es à :

4 connerie à pierres sèches ou à bain de mortier, on bien de simples Ed canaux en bois; il existe aussi beaucoup d’aqueducs formés par rt de \ ne des culées en pierres sèches ou en charpente, qui supportent au stèn e :

: moyen de longrines les traverses de la voie. fortes | a eu à PONTS EN BOIS.

n'ont | Petites portées. — La plupart des ponceaux se construisent avec de simples poutres tant que la portée ne dépasse pas 5 mètres ; auie : le nn er RE sn SR PR TEE RAS A 1, Au nombre des ingénieurs qui ont le plus contribué à perfectionner au point de A : vue théorique et pratique la construction des ponts, il faut citer : MM. Whippie, Fink, : Fu Post, Linville, dont les noms sont restés attachés aux principaux systèmes de formes; ms MM. H. Haupt, Shaler Smith, J, Rôbling, col. Merrill. 3. M. Wilson, Pettit, C Mac Donald,

et Chas. E, Greene.

delà, pour des portées allant jusqu'à 10 et 12 mètres, les ponts en charpente se présentent sous la forme de poutres armées de différenls types dont les plus fréquents sont représentés par les fig. 17, 18, 19 de la planche V.

Les longrines, porlant les rails par l'intermédiaire des traverses, sont renforcées par un système de tirants el de poinçons simples ou doubles. Souvent aussi on emploie la poutre armée renversée, dont on rencontre de nombreuses applications sur le chemin de fer du Pacifique.

Il n'existe habituellement sur ces ponts, ni platelage, ni garde- Corps.

Moyennes portées, — Système Burr. — Au début de l'établissement des chemins de fer, les fermes les plus usuelles pour les ponts d’une certaine portée, consistaient en deux cours de poutres parallèles reliés par des poteaux verlicaux que contrebutaient des arbalétriers inclinés.

Beaucoup de voies ferrées ont été dans le principe posées sur des ponts plus ou moins anciens construits dans ce système, que l’on à renforcés par des ares en bois montant jusqu’au niveau des semelles supérieures, el reliés par des boulons aux fermes droiles. Ce système mixte a été ensuite appliqué, sous le nom de système Burr, à de nouveaux ponts pour chemins de fer, principalement en Pennsylvanie ei sur le réseau du Ballimore el Ohio R.R.

Les figures 44, 45, planche V, extrailes du Traité de M. Herman Haupt sur la construction des ponts, et relalives à un pont couvert de ce système, exécuté sur le Pennsyivania Central R.R. au passage de la rivière de Sherman, el comprenant deux travées de k5%,17 d'ouverture, en font comprendre les disposilions principales.

Les fermes à semelles parallèles, renforcées par des ares, ont cela de particulier, que des boulons, intercalés parallèlement aux contrefiches, y font office de contrelirants, el que les intervalles ou panneaux compris entre les poteaux verlicaux vont en croissant des points d’appui aux milieux des fermes.

L'un des spécimens les plus remarquables de lapplication du système Burr était jadis le grand pont du mème chemin de fer Central de Pennsylvanie sur la Susquehanna près d’'Harrisburg, élabli en biais avec vingt-trois travées de 43 mèlres d'ouverture et 6 mètres de flèche, décomposées chacune en seize panneaux par les

tirants de suspension reliant l'arc à la ferme droite: ce pont a été

a. tout récemment reconstruit en fer.

ne- L'indélerminalion qui affecte la répartilion des charges entre A l'arc el la ferme droite, et la complication que présente leur double érection, ont fait abandonner ce système de fermes, beaucoup mieux nn approprié à la consolidation de ponts déjà existants qu’à la conples struction économique de nouveaux ponts.

ds Systèmes Town et Long. — On a aussi employé à l'origine, pour de les ponts de chemin de fer, le treillis en bois ou ferme du système l'own, qui offre sur la ferme précédente l'avantage de pouvoir être 10e entièrement construit avec des bois de faible équarrissage. Les ponts ainsi établis, après avoir joui au début d'une grande faveur à cause de leur simplicité de construction, sont devenus sd lrès-rares à la suile de plusieurs accidents qui doivent être attriles bués à la fois à ce qu'ils ont £té soumis à des surcharges pour lres lesquelles ils n’avaient point élé établis, et à des vices de construcdes tion. Le plus souvent, on constale sur ceux qui existent encore, que les barres du treillis ne présentent pas d'accroissement de section des vers les points d'appui.

Us On a également abandonné depuis longtemps les fermes du sys- Fee tème Long, où le treillis élait remplacé par des croix de Saint-André Ce séparées par des poteaux en bois.

EE | Système. Howe. — La ferme du système Howe (fig. 1, pl.V), où des LE tirants verlicaux en fer munis d’écrous de serrage remplacent les poleaux en bois de la ferme Long, marque un progrès impor- Les lant dans la construction des ponts en charpente pour chemins oh de fer.

j né Le premier pont construit dans ce système date de 1840: c'était res un pont pour roule de 23 mètres d'ouverture. Dès la même année, A la ferme Howe était appliquée à Springfield, (Connecticut) à 1a consal truction d’un pont à trois travées de 54,80 d'ouverture sur le Con- Fe necticut, pour le passage du chemin de fer de Boston à Albany, Le remplacé treize ans plus lard par un autre pont du même système, "is et seulement en 1872 par un pont métallique en treillis. La simplicité de construclion de la ferme Howe, la facilité avec x ; laquelle on peut en opérer le montage, la rigidité qu’elle est sus- “s ceplible d'acquérir par le serrage des écrous des tirants, ont con- Fe tribué à en généraliser l'emploi sur presque toutes les lignes de

chemins de fer, où elle est considérée comme la ferme classique

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