‹ Les chemins de fer en Amérique [microforme]Chapitre 48 sur 195 · TR ET ARRET PT NEUTRE EDIT SRE · texte numérisé non relu

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(standard truss). C'est dans ce système que l’on construit encore aujourd'hui, sur les nouvelles lignes des États de l'Est, de l'Ouest et du Pacifique, la plupart des ponts dont la portée ne dépasse pas 150 pieds (45,75.

Les figures 1 à 9 de la planche VI, extraites du Manuel des chemins de fer de Vose, qui se rapportent à un pont de 39 mètres de portée construit à Ore Hill près Salisbury (Connecticut) sur le Connecticut Western R.R., en reproduisent un des meilleurs spécimens.

Les fermes de ce pont, de 6%,60 de hauteur, sont divisées chacune en 12 panneaux égaux. Les cours supérieur et inférieur de semelles

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cupper et lower chords| sont composées de quatre files de pièces assemblées au moyen de clés et d’étriers : les bras des croix de Saint-André reposent par leurs abouts dans des boîtes en fonte que traversent les lirants verticaux des fermes. D’autres croix disposées horizontalement au-dessus et au-dessous servent à contreventer le pont. Les deux fermes, écartées de 4,20 à l’intérieur, portent la voie unique au moyen d’entretoises, de longrines et de traverses superposées.

Systeme Pratt. — Un autre système de fermes, moins fréquemment appliqué aux ponts er charpente, celui de Pratt (fig. 2 et 4, pl. V.), diffère du précédent par la substilution de tirants en fer aux croix de Saint-André en bois, et de poleaux en bois aux tirants verticaux en fer.

La ferme du système Pratt, par cela seul qu’il y entre plus de fer que dans la ferme Howe, est moins économique que celle-ci : il est d’ailleurs plus difficile d’y régler la tension des tirants que dans la ferme Howe.

Elle reprend toutefois l'avantage sur cette dernière ferme quand on la construit entièrement en fer, et nous la retrouverons plus loin appliquée sur une grande échelle avec certaines modifications aux ponts métalliques ainsi qu'aux ponts en fer et bois.

Efforts de rupture. — Essences employées, — Exécution, — Prix de revient.

Dans le calcul de ces divers systèmes de ponts en bois, on admet habituellement, d'après les expériences de Barlow et d'Hodgkinson, une résislance à la rupture par exlension par millimètre carré de 7 à 10 kilogrammes pour le chêne, et de 7 à 8,6 kilogrammes pour le

se sapin, et une résistance à la rupture par compression moindre de de moitié pour les mêmes essences !, ? pas Ces chiffres sont généralement affectés d’un coefficient de sécuha: rité qui varie entre un cinquième et un dixième ?. res Les bois de charpente les plus fréquemment employés sont : le QE chêne, le yellow pine, le red pine et le while pine, dont on se sert ne principalement dans les États de l'Est {les deux dernières essences ‘ sont surtout abondantes au Canada) ; le pitch pine, surtout commun ns dans les États du Sud; le red wood (sequoia semper virens), etle sapin se si de l'Orégon sur la côte du Pacitique.

nn En raison de Jeur portée généralement médiocre, les ponts en er bois sont calculés de manière à supporter une surcharge composée di exclusivement de locomotives, soit de 3500 à 4000 kilogrammes par es mètre courant suivant la portée; le poids de la construction étant eut lui-même évalué à 750 kilogr. par mètre courant de voie. re Pour diminuer le plus possible la main-d'œuvre, simplifier le montage, faciliter le remplacement des pièces, utiliser partout leur ss pleine section pour la résistance, et placer leurs abouts dans les ET meilleures conditions de conservation, on a recours aux assemie blages les plus simples : on se contente le plus souvent de faire an buter l’une contre l’autre les extrémités des pièces en contact, en se bornant à y ménager les entailles ou les trous nécessaires pour en de assurer la solidarité au moyen de clés, d'étriers ou de boulons, ve sans prauquen ni embrèvements, ni tenons, ni morlaises. On n’em- “a ploie guère à la préparation comme au montage des charpentes en bois que trois outils : la scie, la hache et la tarière. a Nous avons déjà donné, pl. VE, fig. 5, 6 et 7, les assemblages re- Ra lalifs à une ferme de système Howe; les fig. 15 à 18, pl. XVI, repro- Len duisent deux systèmes d'assemblage pour relier des pièces tra- | vaillant à l'extension, dûs à M. B. H. Latrobe*. ix 1. Les expériences les plus récentes ‘faites en Angleterre pour déterminer la résis-

tance à la rupture par flexion des bois de l'Amérique du Nord et de la Baltique, ont donné 3k,70 par millimètre carré, pour les sapins de la Baltique. Cette résistance a varié entre 4 kilogr, et 5k,7 pour le pitch pine, entre 3*,30 et 3,40 pour le red pine, et entre met 2x,8 et 3k,40 pour le yellow pine (Engineer du 23 février 1871). 2. M. H. Haupt, qui a construit un grand nombre de ponts en bois, a généralement

; V2; admis, tant à la compression qu'à l'extension, un effort limite de 0*,70 par millimètre de carré, correspondant à ;!, de l'effort de rupture par extension et à + de l'effort de rup= ir le ture par compression.

3 Ces figures sont empruntées au Railroad Gazette du 18 octobre 1878,

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