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VIADUCS MÉTALLIQUES

L'exécution des viaducs métalliques a pris, surtout dans ces dernières années, un développement considérable, qui a coïncidé comme la construction des ponts en fer avec le nouvel essor pris par toutes les industries qui se rattachent à l’établissement des chemins de fer.

Ces viaducs peuvent se diviser en deux classes : 1° celle des viaducs à faibles portées, (/ron trestles) dont les dispositions générales reproduisent celles des estacades en bois, 2 celle des viaducs à grandes portées, se rapprochant plus ou moins des viaducs métalliques européens.

Nous passerons successivement en revue ces deux classes de viaducs.

Viaducs à faibles portées (iron trestles),

Les premiers viaducs métalliques paraissent : voir été exécutés en fonte. On rencontre encore sur la ligne du Baltimore et Ohio deux viaducs, situés dans la vallée du Cheat River, construits en fonte en forme de petites arches que supportent des piliers disposés en éventails et partant trois à trois d’un même socle.

Aujourd’hui on n’emploie plus que le fer : les viaducs sont habituellement formés de paltes équidislantes, espacées de 8 à 10 mètres. Le tablier est porté par des poutres armées établies presque toujours dans le système Fink, et les arbalétriers des palées consistent en colonnes en fer laminé du type de Phénixville ou en poutres en forme de caissons dont deux côlés sont constitués par des treillis.

Ces arbalétriers, qui sont habituellement inclinés à 1/8 sur la verticale dans le plan vertical normal à la longueur du viaduc, sont reliés, quand leur hauteur est un peu considérable, en divers points de leur hauteur, transversalement et longitudinalement, par des entraits de même forme qu'eux, et par des barres en fer rond formant croix de Saint-André.

Afin d'atténuer les déformations qui pourraient résulter de laclion des variations de température sur les ventrières longitudinales, reliant toutes les fermes des palées, on a d’abord pris le parti d'employer le bois pour ces pièces, à l'exclusion du fer.

Viaducs aux abords du pont de Saint-Charles. — C'est ce qui a été fait, par exemple, pour les deux viaducs qui prolongent sur les deux rives du Missouri le pont de Saint-Charles, précédemment décrit.

Dans ces viaducs qui ont des longueurs, l'un, de 880 mètres l’autre, de 435 mètres, les palées, d’une hauteur moyenne de 12",20, sont espacées de 9,67 d’axe en axe. Les moises longitudinales intermédiaires, ainsi que les semelles du tablier, sont en bois.

Les marchons en fonte formant les têtes des arbalétriers, et ceux qui reçoivent les entraits transversaux en fer à T, portent à cet effet des feuillures où : s’adaptent les abouts des pièces de bois (fig. 15 à 21 pl. XVII).

La fondation de ces viaducs, en raison de la mauvaise qualité du sol (sables bouillants), a présenté des difficultés particulières. Les

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palées sont élablies sur des massifs cylindriques de béton de 0,90 de diamètre ayant une profondeur variant de 3 mètres à 6 mètres que l’on a ultérieurement noyés dans une digue de la même hauteur. On a calculé que la charge sur les fondations étail ainsi réduite a 0,90 par centimètre carré. La dépense de ces viaducs s'est établie ainsi qu'il suit :

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