DE ROUEN A NANTES
(De Rouen à Batignolles. . 135 kil. Par Paris : |De Batignolles à Ivry. . . 16 (D'ivry à Nantes 426
Total. ... 577 kil.
D «Af 1 (Bo Rouen au Mans. . . 225) Par Mezidon : i ^, „ 51 0
(Bu Mans à Nantes. . . 285 (
Bifîérence par Mézidon. . . . 67 kil.
DE ROUEN A 150RDEAUX
(Bc Rouen à Batignolles. . 135 kil. Par Paris : |Bc Batignolles à Ivry. . . 16 (B'ivry à Bordeaux 577
Total. ... 728 kil.
n„^M' •] (Be Rouen au Mans. . . 225) Par Mezidon :{^ ,, ac^^^
lBuMansàRordeau.\. . 440 (
Bilîérence par Mézidon. ... 63 kil.
Le chemin de fer de TOuest avait tout intérêt à faire fructifier cette nouvelle ligne , dont l'exploitation devait lui amener une augmentation considérable dans son trafic.
Comment donc s'expliquer, les choses étant en cet état en janvier 1859, que la compagnie de l'Ouest ait renouvelé son tarif commun avec la compagnie d'Orléans, en y comprenant, pour être dirigées, comme ) >ar le passé , par la gare d'Ivry, toutes les provenances des hgnes du Havre, Dieppe, Fécamp, pour les au delà du Mans, sacrifiant ainsi un trafic précieux, faliment d'une voie nouvelle, en un mot, la recette appartenant à cette exploitation?
D'un autre côté, la compagnie d'Orléans, ainsi que nous l'avons dit plus haut, n'avait pas d'intérêt à refaire ce tarif quand on considère que toutes les destinations de son immense réseau, qui s'étend jusqu'au centre par les hgnes de Nevers, Châteauroux , Limoges, etc., ne pouvaient lui être enlevées , que le seul changement qui devait résulter pour elle de l'ouverlure de la ligne de Mézidon était de ne recevoir qu'au point du Mans les marchandises destinées pour Tours, Angers, Angoulême, Bordeaux, qu'elle avait jusque-là transportées depuis la gare d'Ivry.
Comment donc les deux compagnies, que leurs intérêts respectifs semblaient désunir, ont-elles pu s'entendre pour renouveler ce tarif commun? L'explication en est facile à donner.
La compagnie de l'Ouest, dont le but constant est de poursuivre la iiavigation sur tous les points où elle
peut l'atteindre, attachait une grande importance à lui fermer les portes de la gare d'Ivry, afin de lui enlever une ressource considérable. Or, le tarif commun étant le seul moyen dy parvenir, la compagnie de rOuest a dû faire tous ses efforts pour le maintenir.
l.a compagnie d'Orléans, dont les intérêts véritables étaient contraires au tarif commun, mais quelque peu sensible an tort qu'allait lui faire la ligne de Mézidon, n'a pu consentir à rendre à la compagnie de l'Ouest ce service de bonne confraternité , sans y mettre la condition que son ancien trafic lui serait réservé et que la compagnie de l'Ouest continuerait de diriger par Paris les pnivenances du Havre, Dieppe, Fécamp et pour les parages de Tours, Angers, Nantes, Bordeaux . au détriment de la ligne de Mézidon, dont l'ouverture venait d'avoir lieu.
Pour démontrer au prix de ([uel sacrifice la compagnie de l'Ouest a réalisé cette malheureuse combinaison et les avantages <iui on ressorlent pour la compagnie d'Orléans, nous en établissons l'état comparatif :
CÎIEMIX DE FKR DE L OUEST.
DE ROUEN aux