II. — TRAVERSÉES DES PYRÉNÉES
Les relations par voies ferrées de la France avec l’Espagne sont assurées aujourd hui dans de très
Fig. 4. — Tracés étudiés pour la traversée des Pyrénées.
Entre ces deux traversées la chaîne forme snr 400 kilomètres une barrière abrupte escarpée du côté français, à pentes moins raides sur le versant espagnol.
Depuis de longues années des pourparlers étaient poursuivis entre les deux pays pour percer cette barrière en un ou plusieurs points intermédiaires.
La carte (Fig. 4) ne montre pas moins de 10 tracés étudiés.
L’importance des dépenses à envisager, la faiblesse relative des intérêts en jeu ont longtemps fait ajourner la solution, Les tendances des deux pays étaient d’ailleurs discordantes : tandis que la France réclamait logiquement une percée centrale, le projet VIII de la carte, de St. Girons à Lérida ; l’Espagne guidée principalement par des raisons de politique intérieure, effrayée aussi per les dépenses de construction de la ligne de Lérida au Port de Sulau, dans un pays difficile et désert, insistait pour le projet III d’Oloron à Jaca.
En dernier terme, faute de s’entendre sur un tracé unique, cet accord s’est fait sur trois tracés, les lignes marquées III, VIII el X ; la convention franco-espagnole du 18 août 1904, approuvée en 1905 par le Parlement français assigne un délai d’exécution de 10 ans pour les lignes III et X, de 20 ans pour la percée centrale VIII.
Ces lignes à voie normale (1 mètre 45 en France, l mètre 66 en Espagne) seront à traction électrique ; sur le versant français on a fixé le maximum des déclivités à 0.043 mètre, le minimum de rayon des courbes à 200 mètres.
Sur ces données, les 3 tracés présentent pour la partie française les caractéristiques suivantes.