‹ Les chemins de fer français de 1905 à 1910Chapitre 6 sur 19 · Tome XXXIV (2* semestre · texte numérisé non relu

Tome XXXIV (2* semestre

Au budget dé 1910 il est prévu pour 33 millions, soit presque le double. Il atteint 55 millions au budget de 1911, il arrive ainsi à un niveau que de beaucoup jamais l'ancienne Compagnie de l’Ouest n’avait atteint.

Quant aux profils de l’avenir l’expérience des divers réseaux d’Etat donne à cet égard quelque méfiance.

On a souvent comparé le coefficient d’exploitation si réduit des Compagnies françaises 53 °/0, par exemple en 1906, au coefficient du réseau d’Etat allemand 63 °/o, à celui 64 °/n de l’Etat belge, malgré les meilleures conditions techniques de ces réseaux tracés en pays plus faciles, malgré l’intensité bien plus grande de leurs trafics, leurs recettes kilométriques atteignant 59.000 francs en Allemagne, 64.000 francs en Belgique, au lieu de 42.750 francs en France. On a relevé l’augmentation considérable du coefficient suisse passé de 57 °/0 en 1900 à 67 °/0 en 1904 après l’étatisation ; la différence de 19 °/0 entre le coefficient de l’Etat-Belge, 63 0/„ en 1905, et celui de 44 °/0 des réseaux privés dans ce même pays, etc.

Mais quand on veut appliquer ces exemples étrangers à l’exploitation par l’Etat français, on objecte la différence des contrées, des institutions, et quand pour la France elle-même on compare le coefficient de 76 °/0 du réseau de l’Etat avec celui, 55.4 °/0 des Compagnies, on oppose alors la différence des réseaux et de leurs recettes kilométriques.

Il semble possible d’éluder ces objections et de juger sainement les résultats actuels de l’exploitation du réseau de l’Etat français lui-même en faisant porter la comparaison non plus sur les résultats bruts mais sur les variations annuelles de ces résultats bruts et sur leurs rapports aux résultats d’une période initiale prise comme origine.

Cette comparaison est faite sur les deux graphiques (Fig. 9 et 10), où se trouvent retracés pour le réseau d’Etat, en même temps que pour l’ensemble des réseaux des Compagnies privées françaises: au 1er, les

Fig. 9.

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