GARES DE PASSAGE
timenls, Tadmission directe sur les quais des voyageurs munis de leurs billets — mesure libérale ettrès appréciée du public, dont Tinitiative, prise par la Compagnie du Nord et suivie par d'autres Compagnies — a entraîné l'adoption de dispositions nouvelles.
Nous donnons comme exemple de ces dispositions la gare de Roubaix et nous en reproduisons le plan
(flg. 12).
La figure 13 représente la vue extérieure de cette gare, dont la façade élégante porte bien l'empreinte de la destination spéciale de Tédifice.
Le vestibule ou « salle des pas-perdus», de grande dimension et aussi dégagé que possible, renferme au fond le bureau central, sur la façade duquel se trouvent les guichets de billets ; sur les côtés sont disposés les guichets de bagages, flanqués d'une petite table sur laquelle les voyageurs déposent leurs bagages à la main, tandis que les colis à enregistrer, pris à la descente de voiture par un tricycle taré, sont pesés sur une bascule disposée à fleur de sol .
Après avoir pris leurs billets, les voyageurs peuvent se rendre directement du vestibule sur le quai ou pénétrer dans les salles d'attente.
Ces salles, orientées parallèlement aux quais, débouchent toutes dans le vestibule ou dans un couloir, ne nécessitant à la porte d'accès qu'un seul gardien pour le contrôle des billets.
Les voyageurs usant largement de la faculté de monter directement en voiture ou de circuler sur les quais, les
salles d'attente peuvent être moins spacieuses qu'autrefois, ce qui permet de les chaufiFer plus facilement en hiver ; elles sont mieux closes que les salles débouchant isolément et directement sur les quais, et les voyageurs n'ont pas à y redouter les courants d'air comme dans ces dernières ; enfin, la ,voix de l'employé chargé d'annoncer les départs y pénètre mieux.
Gares terminus. — La disposition des gares terminus constitue souvent un problème fort complexe dans les grandes villes, où Ton doit satisfaire à la fois à un trafic de grande ligne et à un mouvement intense de banlieue.
Les deux services de grande ligne et de banlieue ont des exigences distinctes, tant au point de vue de la distribution des locaux que de la formation des trains.
Pour les voyageurs à longue distance, il faut des installations importantes pour le service des bagages, tant à l'arrivée qu'au départ. Les trains à grand parcours ne peuvent être réexpédiés tels quels : leur composition doit le plus souvent être remaniée et les voitures qui les composent doivent être envoyées au remisage pour une visite et un nettoyage à fond.
Le service des bagages des lignes de banlieue est, au contraire, très restreint ; toutes les installations doivent être combinées de façon à assurer un débit rapide des voyageurs qui arrivent et qui partent. En raison des départs fréquents, le matériel des trains de banlieue n'est, pour ainsi dire, jamais modifié : aussitôt que les voya-