‹ Les chemins de fer, les tramways, les chemins de fer électriques: Construction, exploitationChapitre 33 sur 98 · CHAPITRE IX VITESSE DES TRAINS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX VITESSE DES TRAINS

Quand il est question de la vitesse d'un train, il faut tout d'abord se mettre d^accord sur la nature de la vitesse dont on veut parler. II faut, en effet, distinguer :

I** La vitesse commerciale, obtenue en divisant le nombre total de kilomètres parcourus d'un point à un autre par le nombre d'heures employées à faire le trajet total, sans déduire le temps des arrêts aux stations intermédiaires, ni les arrêts prévus en marche. Cette vitesse est celle qui intéresse le plus le voyageur ou le commerçant, et c'est elle que Ton doit s'efforcer à augmenter le plus possible.

Il y a pour cela deux moyens : augmenter la vitesse réelle de marche dont nous parlerons ci-après, et diminuer le nombre et la durée des arrêts.

2*' La vitesse moyenne de marche est obtenue en divisant la distance entre les stations extrêmes par le temps réellement employé pendant la marche à parcourir cette distance. Il faut donc déduire du temps total employé, la durée des arrêts aux stations.

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Ainsi que le dit M. Bandérali, cette vitesse dépend de plusieurs circonstances qui doivent être analysées dans chaque cas particulier, et parmi lesquelles il faut citer la puissance de la machine, le nombre des ralentissements prévus, le nombre des bifurcations ou des embranchements que le train rencontre, le profil de la ligne, le nombre des courbes, le nombre des points, sinon dangereux, du moins exigeant impérieusement une marche prudente, tels que Tapproche des ponts tournants, des parties de voie en courbe, etc.

Ces pertes de temps pour démarrages', ralentissements, etc., sont impossibles à éviter ; elles doivent donc être prises en considération quand on évalue la vitesse moyenne d'un train et que Ton compare entre elles les vitesses des express : elles sont de l'essence même de l'exploitation, mais elles varient suivant les règles propres à chaque pays, et c'est ce qui explique, bien plus que la différence de puissance des locomotives, les différences que Ton remarque entre les vitesses moyennes dans les diverses contrées.

y La vitesse réelle de marche est celle que le train possède effectivement à chaque instant.

Ce n'est plus une moyenne; on ne peut la déterminer qu'à l'aide d'appareils spéciaux. C'est cette vitesse qui donne vraiment l'idée exacte du degré de puissance et de perfection d'une locomotive, de la voie sur laquelle elle roule, et du système d'exploitation qui lui permet d'atteindre sans danger cette vitesse.

La vitesse réelle de marche des machines actuelles

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