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LUTTES DE VITESSE

peut atteindre 130 kilomètres à l'heure : ce résultat a été obtenu dans des essais faits sur le chemin de fer de Bristol à Exeter, où une machine-tender a réalisé la vitesse de 129 kilomètres à l'heure.

La vitesse des trains a considérablement augmenté, surtout en ces dernières années, et la vitesse de 60 kilomètres à Theure qui était, il n'y a pas longtemps encore, le nec plus ultra de la vitesse, est maintenant reléguée au rang de vitesse de train omnibus.

L'impulsion paraît avoir été surtout donnée par la lutte de vitesse que se sont livrées, au mois d'août 1888, les deux lignes les plus importantes de l'Angleterre, entre Londres et Edimbourg.

Avant cette date, la ligne occidentale, exploitée par les Compagnies du London and North Western et du Caledonian Railway, permettait d'accomplir en dix heures, la distance de 645 kilomètres; l'autre ligne suivait la côte orientale, empruntant le réseau du Great Northern, du North Eastern et du North British Railway, et franchissait en dix heures le parcours de 632 kilomètres.

Mais en 1888, les Compagnies de la ligne occidentale ayant ouvert la lutte, une véritable course de vitesse fut organisée ; on finit par effectuer des deux côtés le trajet en 8 heures, les deux trains partant à 10 heures du matin et arrivant à 6 heures du soir. Les vitesses moyennes de marche variaient de 90 à 99 kilomètres à l'heure.

Non encore satisfaits de ce résultat, les mécaniciens cherchèrent à gagner encore de vitesse sur l'horaire

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