VOITURES-TRAMWAYS
permettant Taccès unique par lequel, aux points d'arrêt intermédiaires non gardés, tous les voyageurs montent ou descendent sous le contrôle direct du conducteur;
6^ Disposer la voiture de telle sorte qu'on puisse, au besoin, y réserver un compartiment postal et un autre pour le service des bagages, dans le cas où le train-tramway, étant substitué à un train du service ordinaire, n'est pas affranchi des obligations que doivent remplir ces trains pour le transport des courriers de la poste, des bagages et des messageries ;
7^ Enfin, donner à la voiture, malgré sa grande capacité, une flexibilité qui lui permette de passer dans des courbes de 90 à 100 mètres de rayon.
Pour répondre à ce programme, divers types de voitures ont été étudiés par M- Bricogne et adoptés parla
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Compagnie. La figure 67 représente une voiture à quatre essieux, mais le type le plus récemment adopté par la Compagnie est un modèle à six essieux, composé de trois corps articulés entre eux, renfermant 102 places de voyageurs, ayant de plus un compartiment postal et un compartiment de bagages et ne pesant, vide, que 27 tonnes.
La caisse a 24 mètres de longueur, elle est desservie par un couloir central auquel on accède par trois plateformes à marchepieds, dont deux aux extrémités et une au milieu de la voiture.
La caisse a trois compartiments de voyageurs: à l'une des extrémités se trouve un compartiment de 2* classe à 20 places; il est suivi d'un compartiment de i" classe à 12 places et d'un compartiment de 3* classe à 70 places, après lequel vient le compartiment de bagages, dans lequel est installé l'appareil de serrage du frein ; puis le compartiment postal, qui termine la voiture à l'autre extrémité.
Chaque corps de voiture repose sur deux essieux, et les trois corps sont réunis entre eux à l'aide d'une articulation à charnière, très ingénieuse, imaginée par M. Bricogne, en sorte que chaque corps de voiture peut prendre la position convenable au passage des courbes^
Cette voiture articulée présente donc sur une voiture à caisse rigide de même contenance et de même longueur, montée sur des bogies, l'avantage suivant: au passage dans les courbes de faibles rayons, les six essieux de la voiture articulée, qui sont indépendants deux à deux>
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s'y incrivent aussi bien que ceux des bogies, mais, de plus, ses tampons restent en contact avec ceux des véhicules voisins, tandis que les tampons des voitures à bogies sortent de la voie et cessent d'être en contact.
Inter communication, — Les appareils d'intercommunication, aujourd'hui d'un emploi général sur les chemins de fer français, sont destinés à mettre les agents des trains en relation entre eux et avec les voyageurs, pour leur permettre de donner un signal d'alarme en cas d'accident ou d'attentat. En outre les appareils d'intercommunication signalent automatiquement les ruptures d'attelage.
L'intercommunication est réalisée à l'aide d'appareils soit électriques, soit pneumatiques.
Les appareils électriques du système Prudhomme, plus ou moins modifié, ont été appliqués en 1865 sur le réseau du Nord, puis adoptés successivement parles Compagnies du P.-L.-M., de l'Est et d'Orléans.
Deux fils isolés courent tout le long du train, la continuité étant établie d'une voiture à l'autre au moyen d'une attache spéciale. Des sonneries et des piles sont placées sur ce circuit dans les fourgons des conducteurs, et des boutons d'appel, mis dans chaque compartiment à la portée des voyageurs, leur permettent de prévenir les agents au moyen de la sonnerie. Une ailette, qui se développe à l'extérieur du compartiment, fait connaître aux agents le point d'où l'appel est parti. En cas de rupture d'attelage, les fils d'attache se bri-
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sent également et un dispositif spécial fait fonctionner les sonneries dans les fourgons.
Les appareils pneumatiques sont employés sur l'Ouest et le Midi.
Sur la Compagnie de TOuest, le voyageur, en agissant sur le bouton d'appel, fait fonctionner un petit sifflet d'alarme placé sur un branchement delà conduite du frein Westinghouse ; en même temps, par suite de la dépression qui se produit à ce moment dans la conduite, un appareil avertisseur, installé sur la machine à proximité' du mécanicien, attire l'attention de ce dernier.
Dans les voitures de la Compagnie du Midi, l'appareil d'intercommunication permet aux voyageurs d'agir directement sur le frein et d'arrêter le train. En pressant sur le bouton d'appel, le voyageur déclenche un levier agissant sur une valve de manœuvre des freins.
11 en est de même en Allemagne et dans divers autres pays où l'on emploie l'appareil Carpenter.
Dans chaque compartiment se trouve un levier immobilisé à l'aide d'une ficelle plombée. En cas de danger, on actionne brusquement le levierpour rompre la ficelle : dans ce mouvement, on provoque le déclenchement de la valve du frein et, par suite, le serrage immédiat.
Eclairage. — L'éclairage à la bougie n'est guère plus employé que dans les pays froids où l'huile serait exposée à se congeler. Le mode d'éclairage le plus répandu aujourd'hui est l'éclairage à Vhuile végétale: les lampes à. huile à bec plat, généralement employées ne donnent
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