MÉTROPOLITAIN DE LONDRES
locomotives du métropolitain (f\g. 78) sont pourvues de foyers assez grands pour que le chauffeur n*ait pas besoin de charger la grille pendant les parcours en tunnels ; en outre, les gaz d'échappement de la cheminée peuvent être envoyés par des conduits spéciaux dans des réservoirs latéraux où se produit la condensation. Ces machines sont, enfin, étudiées pour démarrer rapidement.
Tout est d'ailleurs organisé pour éviter la moindre perte de temps : les trains, formés de voitures à tampons courts afin de réduire le plus possible leur longueur, sont toujours composés de la même manière: desécriteaux fixes, dans les gares, indiquent aux voyageurs de chaque classe où ils doivent se placer pour se trouver en face des voitures correspondantes lorsqu'arrivera le train dont des transparents lumineux, placés à Tavant de la locomotive et sur les quais des gares, font connaître la destination. Les portières des voitures peuvent s'ouvrir de l'intérieur ; elles se ferment automatiquement, et un agent n'a qu'à les pousser au moment du départ.
Chemins de fer aériens de New-York. — A New- York au contraire, c'estle système aérien qui a prévalu. Ce choix se justifie parce qu'on n'avait pas, comme à Londres, à construire un chemin servant non seulement au trafic urbain, mais encore à relier entre elles les diverses voies ferrées aboutissant à la capitale. Ce que l'on voulait, c'était plutôt un tramway plus rapide que ceux circulant au niveau du sol.
D'autre part, on n'avait pas à se préoccuper des cpnsi-
ScHŒLLER, Chemins de fer et Tramways. 80
dérations esthétiques, qui auraient une grande valeur dans une ville comme Paris,par exemple.
Les elevated Railroads de New-York sont établis sur des charpentes métalliques courant au-dessus de la chaussée et construites d'après les types différents, suivant la largeur des rues.
Dans les rues étroites, des arceaux en fer forgé sont établis de 10 mètres en 10 mètres, et reliés entre eux par des longerons sur lesquels sont posés les rails. Les pieds des arceaux reposent sur les trottoirs, et la chaussée se trouve ainsi recouverte d'une sorte de voûte interceptant l'air et la lumière.
Dans les avenues plus larges, les deux voies sont séparées et placées chacune au-dessus d'un des côtés de la chaussée : les deux viaducs sont reliés entre eux par des arceaux transversaux sous lesquels circulent les tramways, au milieu de l'avenue.
Enfin, sur les grandes artères, les deux voies sont entièrement séparées et placées chacune sur l'un des trottoirs. Ici, le mode de construction est plus curieux encore et d'une hardiesse tout américaine.
Sur le bord de chaque trottoir est disposée une seule file de colonnes : chacune de ces colonnes s'élargit vers le haut en un chapiteau qui supporte la voie, suspendue en l'air absolument comme s'il s'agissait de simples fib télégraphiques accrochés à un poteau .
Pour empêcher les déraillements, une file de madriers court le long de la voie et retiendrait, au besoin, les roues des véhicules.