PONTS
d'axe qui eussent amélioré le prolil. lin certains points, les mules présentent des alignements d'une longueur démesurée qui montent sur tous les ton lie- Torts el descendent dans tous les fonds de vallée. En d'autres, îes tourbes de laroute ne sonl que la reproduction des courbes du sentier qu'elleasuivi, courbes qui elles- mêmes avaient été instinctivement données au sentier pour contourner les marécages. Le tracé des ebaussées de la Russie ne parait pas avoir été jamais l'objet d'une véritable étude: aussi eu est-on, sur quelques parités, aux reclificalious et aux réductions de pente. Eu générar, les ouvrages d'art que l'on rencontre en petit nombre sur les routes font plus d'honneur aux ingénieurs russes que les tracés.
g III. — LES PONTS.
Il y a soixante ans, il n'existait encore en Russie de ponts lïxes que sur les petits cours d'eau. Ces ponts eu charpente consistaient en un plancher de madriers ou de rondins posés sur des palées grossières. Sur les rivières de niojenne largeur, on avait placé des pouls llottauls, dont le plancher reposait sur des radeaux. On les relirait au moment des débâcles. Sur les grands fleuves, la communication s'opérait soit au moyen de ponts flottants, soit au moyen de bacs. Les crues el la débâcle annuelles interceptaient pour plusieurs semaines le passage d'une rive à l'autre.
Cet état arriéré, notablement modifié en certains points, subsiste encore dans bien des parlies de la Russie. La chaussée de Varsovie, par exemple, est encore aujourd'hui interrompue par la Vilia el le Ptiemen. Celle de
Moscou à KharkolT, celle de Moscou à Rézan, n'uni pus de pont sur l'Oka; celle de Moscou à Nijui-Novgorod a quatre grandB ponts (lottanls; eufin, il n'existe pas du ponts sur le Volga au-dessous de Tver.
La brochure de M. Sokolofski nous indique les principales constructions de ponts des in^éuiiMii's russes.
Nous y trouions en premier lieu le pont construit en 1812 par un Français, le général Uétliancourt , sur un bras de la Neva, entre l'Ile des Apolhicaires et Kamennoï-Os- Iroff. (l'est le premier pont fixe construit sur la Néva : il était formé d'arcs eu charpente. On l'a reconstruit en 1859 en en réduisant le bombement.
Sur la chaussée de Saint-Pétersbourg à Moscou, on a construit line foule d'aqueducs et de ponts do différentes dimensions. Quelques-uussonten pierre, du genre de ceux que les Russes appellent tuyaux ; d'autres, d'une ouverture plus grande, sont en charpente; parmi ceux-ci, on remarque le pont de Novgorod sur le Voleboff et le pont couvert de Bronnîts, deux ouvrages t.\éculés sous la direction du colonel Fieichel.
On doit ;:\issî distinguer le ponl de N.ir.a. construit "par le colonel Uullmering, et sur la eliaussée de Sainl-Pélersbourg â Duuabourg le pont de la Jalcbera, premier pont construit en Russie dans le système américain. Un aulre pont, sur la même chaussée, est un oinrage remarquable. Nous voulons parler du double pont suspendu qui traverse à Ostroff la Véiiltaïa, au point où une île partage en deux bras cette rivière. Chaque travée du pont a un débouché net de 93 mètres, donnant ensemble au cours d'eau 1 80 mètres de débouche. Cet ouvrage se distingue surtout par le iinidu travail, et notamment par le degré de poli que l'on a donné aux maçonneries de granit qui sup-