SUR LA NÉ VA
M4-,60 chacune séparées par un arc de triomphe en métal de 23"',98 de large cl de 30 ra ,34 de hauteur, avec ponl- Icvis pour le libre passage des navires, fut dressé à cette époque par un ingénieur dont le nom est devenu célèbre dans les annales du génie russe, et qui est aujourd'hui le généra! Kurbed/.. Quel quefill le mérite de ce projet, l'administration ne l'accueillit point sans réserve, et le major Kerbedz, encouragé par sa promotion a un nouveau grade, fut invité à en dresser un autre dans lequel la lablicr du pont devait reposer sur des arcs en fonte retombant suides appuis en maçonnerie. On commença par nommer une commission sous la présidence du uénéra! Oesti'um; elle se composait de deux généraux et de trois colonels et devait diriger les travaux. Le major Kerbcdz fui chargé de l'exécution proprement dite: huit ingénieurs-lieutenants lui Furent adjoints pour loule la durée du travail ; d'autres lui prêtèrent momentanément leur concours. C'est ce nombreux état-major qui doit se partager la gloire d'avoir exécuté le pont de la Néva, œuvre remarquable à plus d'un titre, sans cependant qu'on puisse admettre complètement avec M. Sokololski que ce soit le plus bel ornement de la capitale.
Voici les principales dispositions de cet ouvrage : La travée mobile, pour le passage des baleaux, est reportée sur la rive droite et se compose d'un double pont tournant à treillis boulonné. On ne manœuvre ces ponts tournants que pendant la nuit. L'ne élégante chapelle dédiée a saint Alexandre Nevski occupe le puinl où les deux ponts tournants se réunissent an pont fixe. Celui-ci se compose do sept arches en Tonte, deux de 37 m ,&0, deux de 43", 50, deux de SO'-.IO, et une de oo m ,»0, oflïant un débouché total de 3i 7 n, ,i0; le débouché correspondant à la travée
i'onts.
mobile est d'environ 20 mètres; en tout 337 mètres pour la rivière. Le pont fixe porte une chaussée pavée; les piles sont en granit et sont munies de brise-glaces (()■
L'ouvrage eu lier ai li' livre a la circulalion le 21 novembre 1850, et a reçu le nom de pont de l'Annonciation (DUir/on-ditchenskaï) ; depuis l'avènement de l'empereur Alexandre ce nom a été remplace par celui de Pont-Nicolas.
Ce changement de nom inspire à M. Sokolofski la réflexion suivante que le lecteur fera bien denepas.accepler sans examen :
«Il n'est pas superflu, dit-il, d'observer ici que le règne « de l'empereur Nicolas correspond dans l'histoire des « arts en Russie au règne d'AugusIe dans l'histoire de « l'Empire romain. Pour le démonlrer, il suffit de com- » parer les anciens édifices à ceux qui dalect du dernier « règne, et de se rappeler la longue liste des constructions •< monumentales créées sous l'empereur Nicolas dans dif- « férentes parlies de l'Empire. Beaucoup de ces construc- « Uons.commelepontfixedelaNévaJe pont suspendu de u Kieff, le chemin de fer do Saint-Pétersbourg à Moscou « ont, à bon droit, reçu lenom de leur auguste fondateur, « qui a laissé tant de signes durables de son amour pour n lesarlseldes encouragements qu'il savait leur donner.»
(I) I-nrgeurdu ponl eolre sarde-corps : îa",H°' — Largeur de la voie charretière entre Iroiloirs : i7»,IO.— Pont tournant : largeur en(r« L',mliM-nrp3 : S nièlrcs. — Volée, du ceolre de roulemenl il l't^lrémilé de la portée : 58»,8û. — Longueur de lu culasse : 12 mètres. — Rayon du cercla de roulemenl : Kl mètres. — Ilauleur de la poulie : au pivot, 2 mèires; àreilrémité de la priée, l mètre.