CRUES
lleuves où leur intensité croissante de siècle en siècle peut être attribuée aux travaux exécutés sur les versants tributaires du cours d'eau. La Neva a une longueur trop petite, et elle est protégée en amont par un trop vaste bassin régulateur, pour que des effets analogues puissent s'y produire, même si la culture transformait le bassin du lac Ladoga, supposition peu vraisemblable.
Le niveau de l'eau dans une grande crue peut s'élever avec une vitesse effrayante. En 1821, la Néva a atteint sa plus grande hauteur en neuf heures. La vitesse ascensionnelle de l'eau dans les crues ordinaires est de deux pieds pour la première heure, d'un pied pour l'heure suivante, et décroît à mesure que le plan d'eau monte.
Les grands fleuves de la Russie soril dans de tout autres conditions : les crues s'y produisent plutôt au printemps qu'a l'auiomne, parce que les vents ne jouent pas, comme pour la Néva, un rôle capital dans la production du phénomène. Les crues des grands fleuves ont Heu presque toujours nprîis la débâcle, et durent quelquefois jusqu'à un mois. Pendant la crue, le passage d'une rive à l'autre ne peut s'effectuer, en dehors des ponts fixes, sans un certain danger. Les crues opposent aux communications un obstacle d'autant plus grave que les lleuves de la Russie ont en général une rive basse en face d'une rive escarpée, ce qui suffit pour donner une immense largeur aux plaines submersibles.
Les chemins de fer construits de 1837 à 1802 rencontrent plusieurs grands cours d'eau dont ils traversent les champs d'inondation. On trouve sur le réseau de la Grande Société quatre traversées de rivières à peu près analogues. Ce sont les deux traversées de la Kliazma, prés de Kovroff et de Gorokhovcfz sur la ligne de Nijni-Novgorod, et celles