‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 57 sur 118 · CORROSION DES LITS · texte numérisé non relu

CORROSION DES LITS

uoe série de boulons aux panneaux en fonle du cylindre d'amont de la pile.

A partir du tube rjui soutient le bout du brisc-glacus jusqu'au tube d'amont de la pile, deux files de pieux jointes, arasés au niveau de l'étiage, dessinent de chaque côté les tangentes communes extérieures a ces deux cercles. On forme ainsi un coffrage que l'on remplit d'enrochements. Sans cela, il serait possible quel» masse d!eau qui remplit cet intervalle exerçât sur le brise-glaces on se congelant une pression de bas en haut capable de le

-•Ull Il - I ' l3ll p U-1 I." .1 •' Mil - I *

enrochements donnent h celle masse une densité qui ne permet plus à ces sous-pressious de se produire.

Ce système est appliqué en grand sur cinq pools des lignes de la Grande Société; l'expérience n'eu a pas encore révélé les qualités et ies défauts; il est probable que des observations suivies montreront les modifications qu'il conviendrait d'apporter au tracé et aux disposilious intérieures de cet appareil, soit dans l'intérêt de la résistance, soit dans l'intérêt de l'économie de la construction.

g III. — I.A COHHOSION DES LITS.

Un cours d'eau, quelle qu'en soit l'importance, exerce toujours une certaine action sur le lit dans lequel il est contenu. L'effet produit doit être surtout très-sensible pour un cours d'eau qui acquiert a certains moments un grand volume et qui coule dans un terrain doué d'une faible cohésion.

Ces deux conditions se trouvent satisfaites pour un grand nombre de fleuves de la Russie, pour le Volga particulièrement. Les crues annuelles en font une mer de plu-

120 COilROSION DES LITS.

sieurs versles de largeur, el les terrains généralement sablonneux qu'il parcourt dans la plus grande partie de son déu;loppemenl n'ont pas une solidité" qui les mette à l'abri de la corrosion.

Nous avons déjà observé que la plupart des fleuves de la Russie ont une rive escarpée, et l'autre basse. La rive escarpée, attaquée parles eaux, recule d'année en année devant ie fleuve qui la repousse. Cet effet est surfout trèssensible sur les grands fleuves qui se jettent dans la nier Caspienne, l'Oural et le Volga, qui tous deux exercent sur sur leurs rivages, de l'est à l'ouest, une action lenle comparable à celle d'un rabot qui dresserait progressivement la surface d'un madrier.

Il résulte de là que les villes bâties sur les rives du Volga sont généralement placées sur la rive droite, qui est la rive corrodée ; car la rive opposée étant basse, est envahie au loin chaque année par les crues. On trouve cependant quelques villes sur la rive gauche du Volga, mais In présence de ces villes suffit pour indiquer aux alentours un accident (opographique particulier qui motive l'exception à la régie générale.

Le mouvement de rotation de la terre donne une explication suffisamment plausible de ce phénomène.

On peut en effet déterminer d'après les lois de la mécanique la pression latérale exercée par un point matériel qui glisserait sans frottement avec une vitesse donnée dans un tube fixé à la surface de la terre. Cette pression s'exerce sur la rive droite du tube dans l'hémisphère boréal, et sur la rive gauche dans l'hémisphère austral. Elle est nulle quand le tube a la direction d'un parallèle, et elle atteint son maximum en un point donné quaud le tube a la direction du méridien, lille est proportionnelle

Page 1