‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 65 sur 118 · INFLUENCE DU CLIMAT · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU CLIMAT

plus en plus pénible; enfin l'adhérence de la roue sur le rail diminue. Des précautions toutes spéciales doivent être prises pour donner do l'eau à la chaudière; sur la machine les pompes sont exposées à geler ; dans les stations les réservoirs pour l'alimentation doivent être soigneusement défendus contrôle froid extérieur, et toujours chauffés.

La gelée, par ces ires-grands froids, pénètre le sol à une grande profondeur au-dessous de laquelle les fondations doivent être descendues, pour que les ouvrages ne subissent pas pendant le dégel les mouvements du sous-sol. De Saint-Pétersbourg a Dunabourg, sur la ligne de Varsovie, et de Moscou à Nijni-Novgorod, la règle imposée à la Grandi; Société pour ses ouvrages d'art a été do donner aux fondations une profondeur d'une sagène (2 m ,13). Cette énorme profondeur est une garantie de durée pour les constructions; elle est cependant iisagérée, ainsi que l'ont, fait voir certaines expériences. La profondeur normale des fondations doit varier d'ailleurs avec la perméabilité plus ou moins grande des terrains, et elle pourrait être réduite de beaucoup, sansaucun inconvénient, dans les formations on, l'eau ne pouvant séjourner, la glace n'est nullement a craindre. De Dunabourg à Vilua, et sur l'embranchement de la frontière de Prusse, la profondeur des fondalious a été réduite, eu égard a l'adoucissement du climat, à 2/3 de sagène (l m ,42), et cette limite est encore trop élevée, au moinspour la portion de chemin de fer qui aboutit à la frontière; car les ouvrages de la ligne prussienne qui y fait suite, sous un climat identique et dans les mômes terrains, sont fondés seulement à 2 pieds du Rhin (0"\63' de profondeur.

Nous avons donné ailleurs les limites que l'on adopte

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pour la résistance du fer dans les constructions métalliques des climats septentrionaux, et nous passerons immédiatement des fondations aux toitures, où l'influença du climat, du vent et de la neige se traduit encore par un surcroît notable de dimensions.

On croit généralement en France que plus on va vers le Nord, plus on trouve de Tories inclinaisons dans les toits des édifices. Celle coïncidence se révèle en effet h un observateur qui visite successivement l'Italie, la France et la liel^iqne, cl, sans dinrdior à la vérifier plus loin, on en a déduit une règle générale qu'on a pu croire applicable à tous les climats du globe. Quatremère de Quincy et Rondelet ont exprimé, chacun par une formule différente, l'inclinaison des toits en fonction de la latitude. Ces formules no sont pas parfailcnienl applicables dans les climalslempérés.el elles deviennent entièrement fausses pour les climats plus septentrionaux, pour la Russie, par exemple, ou l'on retrouve des . inclinaisons de toits aussi douces que celles que l'on constate dans le midi de l'Europe.

L'inclinaison des toils es! en effet déterminée en chaque pays d'après une foule d'éléments qu'il est impossible de faire entrer dans une formule. L'usage qu'on veut faire du toit et la qualité îles matériaux qu'on y emploie influent sur l'inclinaison au moins autant que la lalilude. Dans l'Orient, les loils inclinés sont remplacés parties (errasses Où l'on va prendre le frais pendant la nuit. L'usage des terrasses se trouve à Tillis et dans icrlaiues villes larlares, dont la latitude est cepi'inlanl bien différente de celles du Caire ou d'Assouan. À Saint-Pétersbourg, une tout autre ni-i iWi-nniHiCsur l.'-i. 1-nl» .un i> r- ■ li.nc.^d. .[, M ■;. i à la pelle les couches de neige qui s'y accumulent plu-

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