‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 68 sur 118 · TRAINAGE · texte numérisé non relu

TRAINAGE

saison tes voyages oui parfois une longueur désespérante ; je mode do transport à adopter, traîneau ou voiture sur roues, varie d'un pointa l'autre de la roule; il en faul changera fous moments, et on change souvent mal à propos. Les chemins de Perdu moins n'exposent pas a ce genre d'indécision, et sont encore le procédé qui convient le mieux aux nécessités diverses des saisons dans Ions les climats.

Sur les chaussées do nos pays, nous ne connaissons guère que tes ornières longitudinales, creusées parles roues dans l'épaisseur de l'empierrement. La circulation des Iraineaus sur les cluiussL'es i.'ii)|)ien-L"'s delà Russie, y forme des ornières transversales, appidik:s nukhab, beaucoup plus Rendues f|iie nos oniii-ivs lun^ihiitiiiiilcs : iv sont comme des vagues égales et également espacées, nui se succèdent quelquefois sur une très-grande longueur de route. Chaque traîneau, descendant dans le creux de la vague, en rade le fond, el en apporte les matériaux sur In sommet suivant ; la dépression so creuse ainsi de plus eu plus, tandis que les sommets sont surhaussés à chaque passage de traîneau. La dénivellation va donc s'accenluant do plus en plus à mesure que l'hiver s'avance, et finit par transformer la routo en une surface ondulée qui fatigue à la fois les véhicules, les chevaux et les voyageurs.

Il tombe à Saint-Pétersbourg de telles masses de neige chaque hiver, qu'on est obligé do l'enlever des rues, où on la retrousse chaque jour en tas qui atteignent bientôt une hauteur d'une sagène. On la porte sur la Néva et en divers autres lieux de dépôts. Sur certains points, les ponts, par exemple, on doit quelquefois répandre de la neige pour compléter la couche qui y est naturellement tombée, et pour faciliter le traînage,

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