‹ Les chemins de fer russes de 1857 a 1862 (volume 2)Chapitre 94 sur 118 · DE I. ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

DE I. ADMINISTRATION

sition cont l'aire à l'esprit, sinon à la lettre, de l'acte Hit concussion. Sur its deux derniers points mu; décision impériale réforma la décision ministérielle. Mais, sur bien d'autres, la Compagnie fut forcée de subir les plus onéreuses exigences; pour ne citer que les principales, le lunneldeKovno, travail inutile; l'exagération des dimeusions dans tous 1rs ouvrages'; !« remplacement immédiat de ponts provisoires en charpente qui auraient pu durer dix ans cl au delà; Ja réclamation faite par le gouvernement à la Société du remboursement de dépenses faites par lui sur la ligne de Varsovie, quand, en toute équité, ces dépenses eussent dû être comprises dans la dette de 18 millions de roubles de la Société envers l'Étal...

l.a Compagnie présenta en ISliO an gouverni'inent ses oliservalious sur la situation de l'entreprise : pour relever le cours do ses actions, elle proposait d'acheter le chemin Nicolas. La vente de ce chemin eût l'ail entrer au trésor public un capital que la Compagnie se fiH procuré au moyen d'un emprunt, et les produits de l'exploitation, accrus entre les mains d'une société industrielle, auraient assuré aux actions de la Société un dividende qui en aurait l'ait remonter le cours. Le gouvernement ou, poor mieux dire, l'Empereur, lit on bon accueil à ces propositions ; ou nomma une commission pour en faire l'élude. C'était dire que la combinaison projetée ne devait pas aboutir. L'administration russe tenait trop à son chemin Nicoias pour vouloir le livrer à aucun prix. Lu Compagnie comprit bien vite qu'il serait impossible de s'entendre avec la commission; elle se tourna d'un autre coté.

Pour faire face à ses besoins d'argent, elle appela, en novembre 1860, roubles sur les actions non libérées, puis, an mois de février 1 861 , ti2 r ,ou kupeks poor solde des

\t;i'M'tiit'rit^. Les snnsrri jitiniis «'■-( r;i ii^ït^s [it'uIi tr-ff ni d'une réduction proportionnée h la baisse du change. A l'exce-plion des tilres, pour lesquels les actionnaires ne purent faire ces deux versements coup sur coup, fa Compagnie avait réuni la totalité de son capital, HO millions de roubles.

On avait voulu, en 1801 , émettre de nouvelles obligations pour retarder l'appel du solde à verser par les actionnaires. Mais la silualiou du crédit public était bien transformée depuis 1858, et l'erreur du gouvernement parut aloi-s dans fout son jour. Au lieu de trouver itnmprunferà 4 1/2, sans prime au remboursement, la Compagnie ne put qu'essaye r un emprunt, en négociant un certain nombre de titres, de 125 roubles de valeur nominale, à un taux variable de 99 à 101 roubles, et rapportants roubles d'intérêt annuel. 11 eut fallu même abaisser le taux de l'émission pour assurer le succès d'une souscription publique. C'était déprécier d'autant plus les actions, et rendre d'autant plus urgente la nécessité d'obtenir du gouvernement de nouveaux privilèges indispensables pour l'achèvement du réseau.

La Compagnie adressa en conséquence au gouvernemenluu mémoire où de nouvelles propositions étaient formulées. Elfe lui demandait : rpour relever le cours de ses actions, une garantie de 4 p. 1 00 d'intérêt sur le capital réellement dépensé pour la eonstmeliim des lignes entreprises, estimé à la somme de 1 38 millions de roubles, et de plus une subvention payable chaque année, pendant trente ans, à partir de la mise en exploitation de celle partie du réseau ; 2" pour entreprendre la ligne de Moscou à Tbéodosie, une garantie d'intérêt de a p. 100 sur le capital de couslnicliou calculé à OS, 000 roubles par

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