LES CANAUX
Porle-Glaive, Pierre le Grand n'a pu meltre la main que sur un seul grand fleuve, la Neva, et sur le versant droit de la Dvina. Ses successeurs y ont successivement ajouté le reste du bassin de la Dvina, puis d'immenses portions des bassins du Niémen et de la Vistule. Ce sont les jonctions de ces rivières aux bassins du Dniepr et du Volga qui constituent le problème de la canalisation de la Russie.
Une ligne de faîte principale sépare le versant de la Riltique des versants tributaires de la mer Noire et de la Caspienne. Une autre ligne isole le bassin du Volga de celui du Dniepr, et, par une bifurcation, fait pKice au bassin du Don, tributaire de la mer d'Azof.
Le bassin de la Neva présente autant d'intérêt que celui du Volga, bien qu'il soit beaucoup moins étendu. Cette rivière, grande par son volume, mais longue tout au plus de 60 kilomètres, sort du lac I^doga et va se jeter dans le golfe de Finlande. Le lac Ladoga est alimenté Uii-meme par trois affluents principaux, qui sont, de l'ouest à l'est, le Volchoff, le Siass et le Svire, et dont il nous est nécessaire d'étudier sommairement le cours.
Le Volchoff sort du lac llmen, sur les bords duquel est située l'antique cité de Novgorod, autrefois république indépendante comme Pskoff, puis ville hansé<'itîque comme Archangel, maintenant en décadence comme ses deux sœurs \ après avoir été, il y a mille ans, le berceau de l'empire russe. Le lac llmen, reçoit, entre autres rivières, la Msta», dont les sources sont, peu éloignées de la Tvertsa, l'affluent du Volga que nous avons indiqué plus haut. Là donc se trouve dans la ligne de faîte une dépression propre à faciliter le passage du bassin du Volga à celui de la Neva : ce point to}X)graphique est situé à moitié chemin de Pétersbourg à Moscou, et s'appelle Vichnei-Volotchok'.
Si, au lieu du Volchoff, nous remontons le Siass, puis un de ses affluents, nous arrivons à la ville dcTiclivine, où une dépression semblable existe dans le même faîte. La vallée de l'affluent du Siass est adossée à la vallée de la Mologa, qui descend au Volga en droite ligne.
Le Svire est la communication naturelle du lac Onega dans le lac Ladoga. De l'un des cols delà ligne de faîte, descend d'un côté un affluent du lac Onega, de l'autre un affluent d'un autre lac dont le nom est célèbre dans l'histoire de la fondation de
^ Pskoff et Novgorod se traitaient de frères dans la correspondance oUicielle entre les deux républiques. — Ces aiiciennes républiques se distinguent des autres villes nisscs i>ar des nuirailles extérieures. C'est le caractère des villes indépendantes. Les autres villes peuvent avoir des forteresses, mais ne sont point entourées de murailles.
• M^fû, vengeance.
* Volotchok de Vololchit, traîner: parce qu'on francbissail le laite à Taide du traînage, pour retrouver au delà les voies navigables.