‹ Les chemins de fer russes de 1857 à 1862Chapitre 79 sur 155 · COMBUSTIBLES MINÉRAUX · texte numérisé non relu

COMBUSTIBLES MINÉRAUX

Lv ra^lrr cube.

Maçonnerie brute avec pierre de PoutilofT. i . . . 24', 97

— avec mortier de ciment. <*ntre Du nabourgelVilna. de 59S55 à 41 ',18 Béton avec pierre granitique de 40',75 à 50', i*»

— calcaire, en Pologne de 29',08 à 55',02

— — ligne de xNijni de I8',55 à 19',29

Maçonnerie de briques (prix extrêmes) de 34',50 à 62',25

— de pierre de taille (prix le plus élevé) 165',24

g 3. — LES COMBUSTIBLES MINÉRAUX

Le lorrain houiller occupe en Russie, comme on Ta vu plus haut, une grande surface à découvert. L'exploilalion des houillères n'a été encore entreprise avec tant soil peu d'activité que dans le bassin du Donelz, point sur lequel elle ne peut cependant prétendre à beaucoup de prospérité, puisqu'il est encore isolé au centre de Tempire, dans une contrée peu pcu[>lée, et sans moyens de Iransporls. Ailleurs, à Moscou, par exemple, le terrain carbonifère n'a présenté jusqu'ici que des houilles incomplètes, impropres aux usages industriels.

Aussi fait-on peu usage de la houille. A Pélersboui^, les usines qui en consomment la tirent d'Angielerre. Les navires anglais qui vont en Russie chercher des matières très-encombrantes, telles que les céréales, le suif, les peaux, les fers, n'ont pas ordinairement de cargaisons aussi volumineuses à l'aller qu'au retour. Ils emploient pour lest le charbon anglais , qu'ils vendent aux Russes à assez bas prix. Si la consommation de houille augmentait, c'est-à-dire si Tindustrie faisait des progrès, cet apport serait insuffisant, et l'élévation du prix du charbon forcerait les consommateurs à chercher d'autres lieux d'approvisionnements.

En Pologne, c'est aussi de l'étranger, de la Silésie, qu'on fait venir la houille.

Le chemin de fer projeté de Moscou à Théodosie passait à environ 200 verstes du bassin houiller du Donelz. Deux solutions pouvaient être adoptées à l'égard de ce bassin: aller en chercher les produits en construisant un embranchement de 200 verstes de longueur, ou essayer de retrouver dans la profondeur, plus près du tracé de la ligne principale, les couches de charbon qui sur les bords du Donelz paraissent à fleur de terre. Des sondages furent entrepris dès la fin de 1859, pour discuter en connaissance de cause les éléments de la comparaison entre ces deux projets".

^ Le gouvernement parait maintenant avoir décidé en principe la construction d*un embranchement aboutissant aux houillères du Donelz.

Page 1