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; ei apparaît à l'extrémité de ces phanères des gouttelettes d’une liqueur claire et fétide; cependant les naturalistes n’ont jamais éprouvé aucune inflammation en manipulant cette larve.
Tous les liquides ainsi élaborés n’ont pas nécessairement des propriétés venimeuses, ce sont souvent des produits malodorants qui peut-être éloignent les parasites; c’est ainsi que certaines chenilles de Papilionides présentent sur le prothorax une caroncule en forme d’Y, dite Osmeterium, qui peut se dévaginer brusquement en exhalant une forte odeur d'acide butyrique (Henneguy). |
S’agirait-il d'un venin, il peut être plus ou moins actif, et
la température paruît influer sur sa nocuité; un exemple a
été cité au précédent chapitre: les Orgya ne sont pas urticants en général, bien que possédant des poils glandulaires ; il n’en est plus de même de l’Orgya dubia, papillon des parties les plus méridionales de l’Europe. Graslin à constaté que le cocon de cette espèce comprend des poils presque imperceptibles provenant de la chenille, qui volent avec une grande facilité et s’attachent au visage et aux mains, y causant des démangeaisons très désagréables.
En résumé, pour qu’une chenille à poils glandulaires puisse provoquer une dermite, il faut que ceux-ci soient suffisamment durs et aigus et que la glande sécréte un venin assez actif. La condition relative aux propriétés vulnérantes des poils devient beaucoup moins importante si le venin est assez concentré pour être corrosif, surtout si le contact se fait, non plus avec la peau, mais avec les muqueuses.
Il est des cas où la chenille est à la fois munie de poils urticants et d'appareils venimeux d’une autre forme, c’est ainsi que l’on considère comme un appareil -de défense les verrues évaginables situées sur le dos de certaines larves,
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surtout chez les Liparides ; cette fois encore il faut se garder de généraliser. Guénée (1) a décrit des tubercules sécréteurs dorsaux chez les chenilles du genre Lycæna et les entomologistes ont longtemps discuté sur le rôle de ces organes, d’ail- ‘leurs très différents des verrues des Liparides. Il semble, ‘d’après Scudder, que la sécrétion sucrée produite par les appareils dorsaux des Lycœna attire les fourmis, qui vivent en communauté avec ces larves, et il faut admettre avec Berlese que, s’il existe des tubercules à sécrétions de défense, d’autres élaborent des liquides de séduction.
Le produit émis par ces organes minuscules est toujours en très faible quañtité, mais il est des chenilles qui possèdent des réservoirs plus importants, situés au voisinage de la tête, dans lesquels un liquide irritant s’accumule et peut être éjaculé à une certaine distance; nous étudierons ce phénomène chez le Dicranura vinula et le Cossus ligniperda.
IT existe donc: 1° des chenilles à poils urticants, qui peuvent être disséminés sur les téguments de la larve ou groupés sur des appareils spéciaux; 2° des chenilles ayant de plus des verrues dorsales sécrétant un liquide offensant: 3° des chenilles présentant dans la région antérieure du corps un réservoir susceptible de projeter à distance un produit nocif.