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CHAPITRE III

Pathogénie et Anatomie pathologique

Pathogénie. — Dès que les PA du miroir sont déposés sur les téguments humides, le produit venimeux tend à sortir de leur cavité par osmose, suivant la théorie d’ Holmgren, et

se diffuse dans la sueur qui suinte à la surface de la peau

ou dans la sécrétion ‘qui recouvre les muqueuses. On peut ; objecter que les poils, ne prenant pas les colorants, ne peuvent pas non plus déverser leur produit par osmose et que leur rupture est nécessaire pour que le contenu: puisse être libéré. |

Quoi qu'il en soit, la démangeaison et l’érythème se pro-

duisent -soit au bout d’une demi-heure comme dans le cas

de Morren (Obs. IT), soit après un temps plus long: deux à quatre heures d’après Laudon, huit heures d’après N icolaï et Ratzeburg.

Le sujet est alors tenté de se ES et cette friction ES les poils et peut même les faire pénétrer dans l’épiderme, ce qui leur permet de mettre du venin en liberté plus profondément dans les tissus, à un niveau déjà irrité mécaniquement. Il se forme alors des papules.

Avec une forte loupe, écrit Réaumur, j'ai aperçu des points noirs dans les endroits douloureux et élevés de ma peau; c'était apparemment le bout des poils. » Morren, au contraire, n'a pas pu constater la présence de poils au centre

Be lire des papules ; il convient de ne pas perdre de vue que le plus grand diamètre de ceux-ci ne dépasse guère 5 & et peut-être Réaumur a-t-il vu des points purpuriques, car E poils sont de couleur jaune assez pâle.

Rendall, traitant de l’action des poils du Liparis chrysorrhœa, a émis l'avis qu ils pouvaient avoir accès aux Couches plus profonde en pénétrant-par les orifices des glandes sudoripares et sébacées. Lalesque pense que les poils des processionnaires s'implantent entre les cellules épidermiques ou même à l’intérieur de celles-ci. | “LIRE : Nous avons tenté l'expérience sur nous-mêmes, mais tout d’abord, malgré des frictions énergiques, nous n'avons pu obtenir aucun élément éruptif; il s'est simplement produit de l'érythème au niveau de la région du poignet où nous avions déposé des spinules et l'observation au binoculaire nous a montré les poils simplement couchés dans les sillons de l’épiderme ou légèrement implantés avec un angle d’incidence souvent faible.

: En augmentant le nombre des Snttal nous avons pu obtenir quelques papules très fugaces, non centrées par un poil de chenille, mais siégeant là où plusieurs spinules étaient groupées, obliquement piquées dans l’épiderme. La papule la plus nette était circonscrite par cinq spinules jalonnant sa périphérie. Nous n'avons pas observé de poils pénétrant par les orifices glandulaires.

Lalesque (1919) avait déjà constaté que « si la pénétration du poil et sa rupture dans l’épiderme correspondent à la pathogénie la plus fréquente de l’éruption, ce mécanisme n'est pas le seul. Il ne saurait, dit-il, expliquer tous les cas, tel le prurigo des résiniers par contage direct. Les démangeaisons dont ils souffrent sont localisées aux pieds. Or nous

sort

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