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savons que ces ouvriers portent un épiderme plantaire absolument corné, que les poils de la chenille ne sauraient pénétrer. Mais ils agissent quand même, parce que brisés, écrasés en masse par le piétinement, éclatant par pression directe, ils. déversent leur contenu urticant sur les cellules. épithéliales plantaires, les pénétrent par une sorte d’imbibition. » Stumper (1) étudiant le venin de certaines fourmis, (Cam-
-ponotinæ), constitué par de l'acide formique, admet que ce
produit a deux actions nettement différentes : | 1° Une action corrosive de l'acide concentré produite par
les cations H de HCOOH ;
:2° Une action toxique, probablement liée à FR HCOO, ga exerce une influence nocive sur le système nerveux.
= Les observations cliniques rapportées plus loin montrent en effet que, suivant les cas, la réaction dermique se limite à la région touchée par les poils ou bien, au contraire, se généralise. On peut comparer ce processus avec les phénomènes observés au cours dela vaccination jennerienne. Dans cette dernière, on peut voir autour des pustules directement provoquées par le vaccinostyle, une inoculation de voisinage par le linge, le grattage, etc., et quelquefois, chez des. sujets très réceptifs, on observe une généralisation par voie sanguine. De même dans l’accident érucique, les vêtements ou le grattage peuvent transporter des poils dans le voisinage, mais il faut bien admettre que, lorsque l’éruption devient générale et s'accompagne de température, comme dans le tas de M"° Morren (Obs. Il), on se trouve en présence soit d’une dermite par intoxication, soit d’une névro-dermite; le temps qui s'écoule avant cette manifestation en est une
(AC-°R: Acad. Sciences, 1922, p. 413. 22
jee 86 — à «A
preuve. La question de terrain joue donc un rôle important. . Réceptivité. — Le professeur G. Thibierge estime que les chenilles peuvent provoquer l’urticaire chez presque tous les sujets, plus facilement cependant chez ceux dont là peau est fine et chez les enfants; que leur mode d'action est complexe et résulte à la fois de l'excitation mécanique des éléments nerveux par la piqüre et de l’introduction d’une subs- : tance qui irrite chimiquement les éléments vaso-moteurs. Ce dernier mécanisme intervient presque seul dans l'urticaire causé par les piqüres d’ortie. | :
Hebra a observé que le contact des chenilles produit de l’urticaire et de l’eczéma sur la peau de certaines personnes, tandis que chez d’autres, ce contact est absolument sans effet.
Au cours des expériences personnelles que nous relatons ci-dessus, nous avons été protégés par la résistance de la peau et non par un phénomène physiologique; puisque par la suite nous avons été atteints, après avoir découpé des chenilles du pin pour faire des recherches d’acidimétrie, d’une angine, légère il est vrai, mais avec quelques papules persistantes, sans doute parce que la muqueuse pharyngienne est plus facilement vulnérable que le tégument externe.
En résumé :
1° L’épidermé oppose plus ou moins de résistance à la pénétration des poils, ce qui fait dire à Ch. du Bois que les individus blonds, à peau fine, un peu lâche, sont plus atteints que les bruns à peau plus résistante et plus élastique. L’exemple du « petit blond » de l'observation XII est démonstratif. On: pourrait y opposer la peau cornée et même enduite de résine des yemmiers des Landes. rue
2° Chez les sujets à épiderme vulnérable, une fois les tégu-
pur
ments traversés par les poils urticants, l'affection peut demeurer locale ou se généraliser ; la réceptivité physiologique de Pindividu n'apparaît pas comme nécessairement liée à la plus ou moins grande résistance mécanique de la peau: car, dans
un autre ordre de faits, l’urticaire par auto-intoxication ne
se produit pas uniquement chez les personnes à peau fine et lâche.
Anatomie pathologique. — Les lésions macroscopiques seront décrites au chapitre de la Symptomatologie, quant aux modifications histopathologiques des tissus, nous n’avons pu les observer en raison du défaut complet de réaction chez les cobayes dont nous disposions. Nous présumons qu’elles sont
‘analogues à celles décrites pour le prurigo; les simples papules
d’urticaire ne donnent lieu qu’à des modification très fugaces ; mais il est intéressant de suivre les poils dans leur progresion. | | ; A
Laudon les a recherchés dans la peau humaine avec le concours de Neumann, de Kônigsberg ; l'expérience a été faite sur un homme de 42 ans, atteint d’une maladie du sac
lacrymal, qui se trouvait à l'hôpital d’Elbing; Laudon lui ” frotta le pli du coude avec une particule prise sur le miroir
d’une processionnaire (Cn. Pimvora); quelques heures après,
il y eut démangeaison, puis le lendemain érythème avec
papules. Avec des ciseaux de Cooper, l’auteur enleva, par des sections parallèles, plusieurs petits fragments de peau qu’il fixa dans l’alcool pour les adresser à Neumann.
Ce dernier constata la présence des poils dans la peau, « ils sont, dit-il, en’partie implantés dans l’épiderme ou introduits dans le chorion et entourés de petits foyers de pullulation cellulaire ».
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Siebold admet que la migration à distance est possible et comparable à celle des aiguilles qui ont pénétré dans le corps.
Depuis longtemps, on sait que les poils et les épines des |
insectes avalés par divers animaux, traversent sans difficulté la paroi de l’estomac. Plusieurs auteurs mentionnent des
fragments chitineux de cette nature dans le mésentére des
grenouilles, arrêtés en chemin et entourés par des couches concentriques de tissus conjonctif. Ces poils enkystés, et égarés dans les tissus, ont été décrits par Remack (1) sous le nom de fibres cornées parasites et énigmatiques; et Mayer (2), de Bonn, a été jusqu’à les prendre pour des corpuscules de Pacini. |
Nous avons répété l’expérience sur des grenouilles, auxquelles nous avons fait avaler des chenilles de Cn. Processionea. En sacrifiant ces batraciens après quatre jours, nous avons trouvé de nombreux poils du miroir implantés dans la paroi de l’estomac, souvent normalement à la surface. L'’im-
plantation s’est toujours faite par la partie basale des spinules.
Les coupes effectuées ne montraient aucune réaction autour des poils; l’enkystement doit se faire en dehors du tube digestif ; plusieurs spinules faisaient déjà saillie dans la cavité générale.
(1) Muller’s Archives. Année 1841, p. 451.
(2) Die Pacinischen Kopersch, 1844, DTA (fon
DU PACHAPITRE IVUA #07
SE Symptomatologie rs
Dermite. — La dermite causée par les processionnaires ou par les’ Liparis constitue l'accident le plus fréquent; la plupart des observations que nous avons recueillies se rap- portent à cette affection. DAUE %
Nous avons dit déjà qu'après une période latente variant en général d’une demi-heure à huit heures, le sujet ressent de vives démangeaisons. Tous les auteurs insistent ‘sur l’intensité de ce prurit allant jusqu'à la sensation de brûlure; « les enfants se grattent avec rage », dit Ch. du Bois. Puis vient de l’érythème et, chez les individus à peau résistante, tout se borne là, surtout s’il n’y a pas grattage. Mais le plus souvent des papules apparaissent, très variables en nombre et en dimensions ; tantôt isolées (PI. IV) et du type prurigo, tantôt présentant l'aspect de l’urticaire. La dimension de ces
élevures est très variable; le Professeur W. Dubreuilh les
a observées (Obs. XIV) de la dimension d’un grain de chenevis jusqu'à celui d’une lentille, mais elles peuvent être beaucoup plus larges, comme une pièce de cinquanté centimes (Obs. IV), ou même d’un franc (Obs. XVII).
La couleur varie également : les papules sont rosées (Obs. IV), orangées (Obs. XIV), rouges (Obs. VIT), ou bien elles restent plus pâles que le tissu environnant (Obs. XVI); elles peuvent même être blanches, anémiques avec auréole rouge.
ex.
Des pes points rouges peuvent exister entre ces papules (Obs. XVT).
Le Professeur Dubreuilh a constaté que ces tes sont très dures au toucher ; reposant sur une infiltration du derme, s'enfonçant profondément et dépassant sensiblement en largeur les limites de la partie saillante.
Au début, on ne voit pas à leur centre le point rouge, résistant à la vitropression, existant dans le strophulus, mais cette tache rouge apparaît après vingt-quatre heures environ (Obs. XIV et XVII).
Certaines papules portent une petite désouluée qui, par grattage, suinte un liquide roussâtre (Obs. IV); il en résulte une croutelle jaune d’ambre. Laudon, puis Balzer et Lecornu ont de plus observé des petites vésicules à liquide transparent disséminées çà et là. Les vésicules « très épaisses » signalées à l'observation III, étaient peut-être des papules, car cette relation n’a pas été écrite par un médecin.
L'évolution de ces élevures est souvent successive, la même durant quelques heures pour être remplacée par d’autres.
Chez les sujets très réceptifs ou sur les régions particulièrement atteintes, la confluence de l’éruption donre un aspect gonflé (Obs. IT et X); on observe alors de grandes plaques œdématiées ; souvent la face et surtout la région palpélrale sont boursouflées (Réaumur, Daudet, Morren). Le gonflement des paupières peut être suffisant pour amener l'occlusion des yeux; tel est le cas de ce garde forestier qui devint momentanément aveugle (Obs. XVIIT).
La période d'état a une durée très variable, de quelques heures à plusieurs jours. Il arrive qu'après un certain temps (trois jours à lObs. Il), l'éruption se généralise; la température peut même s'élever (Obs. II et XVIII): mais le plus
pied.
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souvent, après quelques jours, tout disparaît, sauf des traces
du grattage, qui persistent plus longtemps.
L'issue fatale rapportée à l’observation III est tout à fait
exceptionnelle, : cependant il y aurait eu, au Bois de Au
logne, un cas mortel (Gossens) sur lequel nous n'avons pu trouver aucun renseignement précis. Nous reviendrons sur les causes possibles de la mort par affection érucique en étudiant le pronostic.
W. Dubreuilh écrivait, en 1802, que l’éruption siège aux plis de flexion et dans tous les points où les vêtements exercent une certaine contriction, au cou surtout en avant, au-
devant des aisselles, dans les plis du coude, aux poignets, à
là taille, au scrotum, dans les plis du jarret et au cou-de-
Dans la majorité des cas, ce sont comme nous l’avons exposé, les parties découvertes, ou insuffisamment protégées
par les vêtements, qui sont atteintes; mais il peut arriver
qu'une partie du vêtement chargée de poils exerce une friction sur la peau et occasionne des placards éruptifs, c’est
ainsi que le bord de la manche, chargé de poils urticants,
peut infecter le pli du coude plutôt que la région de l’olécrane ; le col pourra frotter surtout en avant à la faveur des mouvements de la tête. Les plis de l’aine et de l’aisselle surtout, constituent des régions fréquemment humidifiées par la sueur, très favorables à l’action urticante des poils de chenilles. Ainsi s'explique la localisation fixée par ce Professeur, mais elle n’est pas exclusive.
Si la généralisation se produit, il n’y a aucune différence entre le côté flexion et celui de-l’extension, comme le constate le même auteur dans son observation (XIV), prise en
sionnaires.
: Quel nom spécifique faut-il attribuer à cette dermite? Nous Pons cité des auteurs qui la qualifient d urticaire, d’ autres
us
emploient le terme de prurigo. PO TRSCUR 7 La « pratique dermatologique » de te Brocq. et
ler mentionne l’éruption de la chenille processionnaire ‘
du pin maritime au sujet du diagnostic. du prurigo et cite cette dermatose comme simulant le strophulus, mais c’est à l’article urticaire que sont mentionnés les accidents dûs au Liparis. chrysorrhea. |
Si on se reporte à la eo du prurigo donnée par les mêmes auteurs, on voit que l’élément caractéristique de cette affection est une papule consistante, pâle ou rosée, dont le sommet devient jaunâtre, donnant une sero-papule qui louchit par la suite et forme bientôt une croûtelle, avec exCeptionnellement un aspect purpurique. C’est bien là le. type de l’éruption qui. vient d’être décrite au sujet des proces-
Nous avons dit, il est vrai, que certaines papules seulement présentent une vésicule à leur sommet, mais cet aspect s'explique par le degré d'évolution différent chez les divers éléments, d’ailleurs dans le prurigo aigu commun il arrive aussi qu'il se produise des éléments avortés sans liquide ni croûtelle. Quant aux vésicules isolées, on peut supposer que leur base papuleuse s’est. affaissée. |
Il est donc indiqué de qualifier de prurigo érucique la dermite causée par les processionnaires, mais il n’est pas
douteux que chez les sujets prédisposés, cette affection peut
se compliquer d’urticaire, c’est-à-dire d’une névrose vasomotrice de la peau-« caractérisée par la production plus. ou moins rapide d’efflorescences et d’élevures rosées ou rouges, parfois décolorées au centre » (Brocq).
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Il est vrai que le Professeur Dubreuilh précise moins, il considère (1908) que les poils des processionnaires pige “
causer. des urticaires de type variable.
En ce qui concerne les Liparis, Oriou ne: mentionne pas de séro-papules, mais il est écrit, au sujet du soldat G... (Obs. XXIIT), que beaucoup de papules sont décapitées par le grattage, ce qui ne permet pas de conclure de Ke ceftaine. AE.
Conjonctivite et Kératite. — Les poils des processionnaires peuvent se fixer sur la conjonctivite; on cite de nombreux exemples de cet accident dans l'Allemagne du Nord
(Laudon). Des affections sérieuses peuvent être observées
chez les ouvriers qui abattent les nids de chenilles (Terson) et surtout chez les personnes qui reçoivent des chenilles dans les yeux; tel est le cas de la jeune fille dont Natanson rapporte l'observation (XXVIT).
Morax a décrit cette conjonctivite érucique souvent compliquée de kératite et même d’iritis: « Une violente réaction inflammatoire se déclare. Les symptômes subjectifs sont intenses, les lésions objectives peu marquées ; on ne voit qu'une simple érosion conjonctivale avec injection modérée. Mais bientôt se développent des nodules caractéristiques, d’un diamètre de 1 à 2 m/m; ils siègent habituellement dans la conjonctivite de la partie inférieure du globe, mais peuvent ‘envahir la cornée; ils forment une opacité circonscrite au centre de laquelle il est possible de reconnaitre à la loupe un fragment de poil de chenille. Ces nodules peuvent même exister sur l'iris. » =
« L'affection est chronique et procède par poussées. Les
nodules ne disparaissent jamais 7 ppiiemen pendant les”
périodes d’accalmie. » sie .: CRIER « Après une durée variable, les gr de eds Siéle
minent ou se résorbent, mais en laissant parfois des GRAS
cornéennes plus où, moins. étendues. Jar Wangenmann (in Raïilliet) signale aussi des hotes plus ou moins graves, de même origine.
Il est certain que les petits poils du miroir des Cnethocampa
ne sont pas seuls à causer des affections oculaires, tout poil ou fragment de poil de chenille, plus ou moins rempli de venin, surtout s'il est barbelé, peut se fixer sur la conjonctive, y provoquer une réaction inflammatoire et ges suite une granulation. rcrbt
Stomatite et autres affections des voies respiratoires. — Lorsqu'on séjourne dans les forêts infestées par les processionnaires, on peut être atteint subitement d’un œdème de la muqueuse du pharynx et du larynx avec difficulté. d’absorbtion, toux, enrouement (Laudon). 1
Il existe, dans la région d'Arcachon, une angine endémique, généralement bénigne, atteignant surtout les enfants, qui est attribuée aux poils du Cn. Pityocampa. Nicolaïi parle même d’angine membraneuse causée par les processionnaires: le fait n'a pas été confirmé.
Il nous est arrivé plusieurs fois d’être atteint d’une angine légère, après avoir manié des chenilles du pin.
Les Cnethocampa ne vivant pas dans les vergers, ne souillent pas les fruits; les Liparides, au contraire, et spécialement le Porthesia chrysorrhæa, sont souvent très nombreux dans les jardins et peuvent couvrir les fruits de leurs poils ou de
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leur secrétion, tout au moins ceux qui mäûrissent assez tôt, . comme les cerises et les groseilles. Il en résulte des stoma- 1 tites, surtout chez les enfants qui mangent des fruits sans 1e prendre soin de les laver ou de les essuyer et qui peuvent ; même, en mordant à la grappe, ingérer des chenilles. Cette stomatite, qui dure quatre ou cinq jours, est décrite
- à l’observation XX ; on ne constate, écrit Artault de Vevey,
ni fièvre, ni douleur, ni retentissement ganglionnaire, mais
simplement dans la bouche un peu de chaleur et des déman-
geaisons. Les lèvres sont tuméfées, la muqueuse buccale
porte des plaques érythémateuses légèrement saillantes ; il b.- y a un piqueté rouge à la face interne des lèvres et des | 4 joues. Ces points rouges s’ulcèrent sans passer préalablement FR | par le stade de vésicules, ce qui permet de les distinguer. d’ulcérations herpétiques.
% Si par hasard on ingère une chenille où une fpéotite
de Liparis, il se produit aussitôt des vomissements et même
1 de la diarrhée; si on avale une larve de processionnaire, le syndrome est beaucoup plus sérieux. Cet accident paraît être rare de nos jours, bien qu’il puisse se produire sans être diagnostiqué. Il était, paraït-il, fréquent à Rome (Chap. VI) et Dioscoride en décrit les symptômes avec quelque exagéra- ‘tion peut-être. « Aussitôt qu’on a avalé des chenilles du pin, il s'ensuit une grande douleur en. la bouche et au palais et on sent une inflammation véhémente en-la langue et en l’estomac. On a d’ailleurs une douleur incroyable aux intestins, de sorte qu'il semble au malade qu’on lui ronge les boyaux. Tout son corps est en chaleur et on sent une anxiété intolérable. »
Affections des voies respiratoires. — Nous avons déjà
mentionné les efféts des poils de Cnethocampa sur le larynx et le pharynx. Pouchet (in Pourquier) dit de plus que les poils qui voltigent aux abords: des processions de chenilles peuvent provoquer une toux opiniâtre et fodourense allant jusqu’à la suffocation. j | É &:
Si ces poils pénètrent plus loin on ns pue des pneumonies (Nicolaï) et Vorepienne, dans son dictionnaire, mentionne que des gardes forestiers ont ainsi contracté des affections de poitrine très graves.
Borckhausen signale également l’action des poils de a nilles sur les poumons et le tube digestif et dit que leur action sur ces appareils peut entraîner la mort. ;
Nous n’avons pu trouver aucune observation clinique relative à des accidents pulmonaires, toutefois Pissot mentionne qu’au cours de l'invasion de Processionnaires du chêne, qui eut lieu au Bois de Boulogne en 1865, deux personnes ont
été victimes pfertiens de ces organes et sont restées pen- :
dant plus.de quinze jours en proie à de violentes douleurs.
L’une d’elles, une dame, a présenté un état général tel que
son médecin avait tout d’abord cru à un empoisonnement.
Affections des organes génitaux. — Nicolaï rapporte qu'il a vu chez des enfants insuffisamment vêtus de l'œdème des organes génitaux (spécialement des grandes lèvres), du phi-: mosis, de la leucorrhée, causés par les spinules des processionnaires. L'observation XIV mentionne aussi l'existence de lésions au bas-ventre et aux organes génitaux.
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