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rapporté un exemple à l’Académie de médecine (18 juil-
let 1922).
L'éruption a été constatée au niveau du cou et sur la
partie supérieure des épaules ; elle se compose de vésiculettes grosses comme une tête d’épingle, de couleur rouge tendre. Ces hommes se plaignaient de prurit et présentaient une petite toux sèche constante, un état nauséeux et des brû-
lures d'estomac. La maladie a duré 1 5 à 20 jours. De plus -
quelques sujets ont présenté de l'irritation de la conjonctive, de la photophobie, du larmoiement, deux même avaient des érosions de la conjonctive bulbaire.
Arachnides. — Cette classe renferme de nombreuses espèces venimeuses, mais les Acariens seuls sont à mentionner ici.
La gale peut prendre l'aspect d’une urticaire ou d’un prurigo. La découverte des sillons — quelquefois difficile il est vrai — la recherche des sièges d'élection et, s’il est nécessaire, le diagnostic microscopique, permettent de dépister l’acare.
D’autres Sarcoptidés sont des parasites accidentels, nous’ rappellerons seulement que beaucoup d’entre eux vivent sur.
les plantes ou sur les grains et peuvent occasionner des éruptions prurigineuses, spécialement chez les ouvriers qui manipulent les blés, les orges (V. Chap. VIT), les gousses de vanille et même, semble-t-il, le guano.
Parmi les Pédiculoïdes, le P. ventricosus mérite une mention spéciale, d'autant plus qu’il vit souvent sur la larve de la Teigne du blé, ce qui pourrait faire supposer, à la suite d’un examen insuffisant, que cette chenille est urticante. Ce Pédiculoide, mesurant à peine o m/m 2, peut causer de véri-
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tables endémies comme les Processionnaires. Brumpt (1) en cite trois principales en France, la dernière remontant à 1872. D - Cette dermatose est fréquente en Toscane (Berlese) et dans __ l'Afrique du Nord, où elle a été’bien étudiée par Etienne Sergent et A. Alary (2), au cours des épidémies de 1910 et
de 1916. Les éruptions prurigineuses, simulant parfois l’urti- D caire, produites par le contact de certaines orges, surtout chez les femmes et les enfants, sont bien connues des colons algériens. F. Girod (3) a même signalé en 1922 des accidents chez des personnes qui avaient manipulé des fibres de bois qui avaient été déposées sur des sacs d’orge.
On ne confondra pas cette acariose avec les accidents éruciques: le prurit succède immédiatement au contact infectant, on peut voir des sillons comme dans la gale et l'affection se produit en été ou à l’automne, alors que les Pityocampæ
4 fréquentes en Algérie, ont déjà fait leur métamorphose, Les Rougets (larves de Trombidium et genres voisins) grimpent aux jambes des personnes qui marchent dans les 4 herbes ou dans les cultures potagères et occasionnent des papules avec de vives démangeaisons, même de la fièvre. Ces 4 insectes, fréquents dans certaines régions (Aube), s’accu- F © mulent au niveau des liens qui leur barrent la route (jarre- tières, ceintures, etc.) ou dans les plis de la peau, derrière 4 les oreilles des enfants, en particulier où il est facile de capturer ces petites larves rouges de o m/m 2 et plus de diamètre avec la pointe d’une aiguille.
(1) Précis de Parasitologie. Paris, 1022, p. 734.
(2) Et. Sergent: L’Acariose due au Pédiculoïdes ventricosus en Algérie (Bull. Soc. Path. exotique, 1910, p. 39 à 42). Et. Sergent et A. Alary: Petite épidémie d’Acariose en Algérie (même Bulletin, 1916, p. 771-773).
(3) Bull. Soc. hist. nat. Afrique du Nord, 1922, p. 222.
Vers. — On sait que le kyste hydatique peut être une
cause d’urticaire et qu’il existe une ankylostomiase cutanée,
mais les macules rouges prurigineuses de cette dernière affection sont généralement limitées au pied et donnent lieu à des pustules qui s’ulcèrent.
Nous laissons de côté l’urtication due aux Coelentérés, etc.
aucune confusion ne pouvant se produire en raison de l’haf
bitat de ces animaux marins qui causent des éruptions chez les baigneurs ou les pêcheurs.
Plantes. — Il existe, dans les régions tempérées, beaucoup plus d’espèces vénéneuses que de plantes venimeuses : on connaît cependant les larges papules blanches irrégulières entourées d’une auréole rosée, que cause l’ortie. L'éruption et le prurit ne durent que quelques minutes.
Quelques autres genres peuvent occasionner des érythèmes : il faut citer, dans le genre Lobelia, le L. urens et diverses espèces, aclimatées par les horticulteurs, qui peuvent provoquer tout au moins de l’inflammation des muqueuses Quand on écrase l’Anémone pulsatile, on a la bouche et le nez irrités (Cornevin) (1); l’Hellébore, la Grande Chélidoine, le latex de diverses Euphorbiacées, produisent de la rubéfaction et même de la vésication de la peau.
Dans les régions tropicales, les plantes qui provoquent des dermites sont plus nombreuses (2). Les unes, comme les Mucuna, les Cnestis, le Malpighia urens, n’ont que des appendices à pointe aiguë; d’autres sont pourvues de véritables poils urticants qui donnent lieu à des phénomènes très dou-
(1) Des plantes vénéneuses. Paris, 1887.
(2) Beille: Sur les poils urticants. C. R. Société de biologie, 1005, P. 149.
loureux et dont les blessures sont parfois dangereuses, tel est le cas des Laportea et des Heure du sud de l'Asie: et
de Java. RES Certaines primulacées (Primula obconica, P. sinensis) peuvent déposer à la surface de. l’épiderme une substance irritante contenue dans des poils glanduleux non vulnérants ; l’action est alors plus tardive et se rapproche ainsi davantage de celle des chenilles.
Le diagnostic différentiel devient surtout délicat : lorsqu’ il
y a inflammation causée par les plantes ligneuses chez un
ouvrier travaillant le bois; on peut se demander si la matière
première a, par elle-même, provoqué des troubles ou bieu
si elle était couverte de restes de nids, et par suite de poils
de chenilles urticantes. Il ne semble pas que nos grandes essences ligneuses soient susceptibles de causer de pareils accidents; d’après J. Grossmann (1), il n’existe que de rares espèces indigènes fournissant des bois dangereux et ces bois ne sont employés que rarement et en petits morceaux; on cite le Taxus baccata, le Juniperus Sabina, le Cytisus Laburnum, le Rhus Cotinus et le Coriaria myrtifolia.
Parmi les bois exotiques, il en est beaucoup dont le manie. ment nécessite de grandes précautions, d’autant plus que leur appellation manque souvent de précision. Les accidents sont dûs à des huiles essentielles, à des alcaloïdes ou à des acides. Au cours des érythèmes causés par la manipulation du bois de « Cocobolo », on peut voir dans les pores épidermiques des petits cristaux expliquant l’irritation constatée.
Diagnostic de Laboratoire. — La preuve de la culpabilité
(1) Sur les bois ao le à manier (Journal de pharmacie et de chimie, 16 avril IDII, p. XXXI).
GRR des chenilles peut être établie. par une biopsie, comme l'ont fait Landon et Neumann (Chap. III), mais c’est là une mé-
thode que peu de malades accepteront : un simple raclage
des régions atteintes, au bistouri ou mieux à la curette, dont le produit sera examiné au microscope, pourra permettre de décelèr quelques poils du miroir facilement reconnaissables
à leur forme, leur couleur et leurs dimensions. Un résultat
négatif ne prouvera pas que les chenilles ne sont pas en cause, surtout si l'examen est tardif.
La constation d’une éosinophilie locale n’aura pas grande signification, car ce phénomène se produit au cours de beaucoup d’affections prurigineuses.
B. AFFECTIONS DES MUQUEUSES. — Les dermites causées par les chenilles peuvent être accompagnées de stomatite, surtout d’angine; c’est aussi le caractère de certaines fièvres éruptives; mais, dans la scarlatine et la rougeole, la régularité de l’éruption est beaucoup -plus grande et le processus très différent. L’affection érucique apparaît brusquement et ne donne pas lieu à desquamation.
Si la stomatite n’est accompagnée d’aucun symptôme cutané, il y aura lieu, le plus souvent, d’accuser les Liparis.
Artault de Vevey a pris soin d'exposer les éléments du diag-
nostic différentiel (Obs. XXI).
À défaut de renseignements précis, il sera généralement impossible de diagnostiquer les affections causées par les chenilles dans le tube digestif, au delà du pharynx, ou dans l’appareil respiratoire, au delà du larynx.
C. AFFÉCTIONS De: 1 Œrc. + En l'absence de commémoratifs, l'examen à la loupe ou au microscope permet de dis-
RO et nes nl Ad à den à : :
__ tinguer les nodules causés par les poils des chenilles des nodules syphilitiques ou lépreux (Morax). "SÈN Promostie — La question « quo ad vitam » se posera
rarement, cependant deux cas mortels sont mentionnés au précédent chapitre. Il sera donc toujours prudent, avant de faire un pronostic, de vérifier l'état des premières voies respiratoires et digestives, d’ausculter même le malade et de suivre la température. L’urticaire peut en effet se compliquer d’un œdème de la glotte mortel, et provoque quelquefois un gonflèment de la langue amenant une dyspnée intense. Il est vraisemblable que le tissu ROFADEA EE peut être également œdématié.
- En dehors des cas exceptionnels où l'importance des symp-
| tômes généraux et des manifestations buccales et laryngées ordonnent de réserver le diagnostic, on peut prévoir. que le mal disparaîtra sous quelques jours, à condition d’éviter toute nouvelle cause d'infection; certains urticariens pourront se voir contraints de changer de résidence.
Parazols-Danoy, qui a spécialement étudié la procession-
. naire du pin dans le Sud-Ouest, estime que l'affection généralement peu menaçante par elle-même, peut devenir un danger parce que le prurigo empêche souvent les malades de dormir. En effet, c’est surtout chez les citadins, à l’épiderme délicat, que les accidents se manifestent, et spécialement chez ceux que. les médecins envoient dans les stations situées au milieu des bois de pins. Or, la plupart sont des tuberculeux, à qui un sommeil réparateur est tout au moins aussi utile qu'une médication spécifique. Enlever le sommeil à ces malades, c’est supprimer une énorme chance de guérison, ou
‘tout au moins d'amélioration de leur état.
Un Miagiostie étiologique | erroné peut aussi entrainer de sérieux inconvénients, non seulement pour le médecin, -comme
il sera exposé au chapitre VIT, mais surtout pour le malade, 3 En dehors même du danger des médications inopportunes,
la prescription d’un régime sévère, sous prétexte d’une érup-
tion, prise à tort pour de ‘lurticairé d’origine gastro-intes-
tinale, n’est pas sans conséquences chez des sujets tuberculeux ou simplement anémiés, venus à la campagne pour chercher
à améliorer leur état général.
L’observation- XXVIII montre que le pronostic sera souvent à réserver en cas d'accidents dûs aux chenilles venimeuses des pays chauds. | :
Les affections oculaires peuvent entrainer des conséquences graves si la conjonctivite se complique de kératite. Nicolaï dit que les ulcérations de la cornée aboutissent au leucome dans les cas les plus favorables, mais trop souvent à la destruction de la pupille, et Morax estime que de opacités cornéennes et les lésions de l'iris rendent toujours le pronostic grave. nl,
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