CHAPITRE VI LATE à
Les Accidents éruciques chez les animaux
Des troubles très sérieux s’observent chez les animaux domestiques qui fréquentent les pâturages voisins des forêts infestées par les chenilles processionnaires ou qui consomment des fourrages récoltés dans de tels endroits, il suffit même que les troupeaux traversent des cantons envahis par ces insectes pour que des accidents se produisent. On a signalé chez les chevaux, les bœufs, les moutons, les chèvres
et les porcs des éruptions très douloureuses, des ophtalmies,
des angines, des gastro-entérites pouvant entraîner la mort.
Le plus souvent cependant, la consommation de fourrages renfermant des poils urticants, détermine une simple stomatite ou une pharyngite, qui disparaît en quelques jours si l’on en fait cesser la cause (Raillet).
Des taureaux et même des bœufs d’attelage ont été rendus furieux par le prurit occasionné par les poils urticants.
Le docteur Balard, médecin à Sabres (Landes), démontre (in Parazols) que la chenille processionnaire du pin peut être funeste aux jeunes agneaux: « Ceux-ci, en courant la lande ou les forêts avec leurs mères, essaient quelquefois de baisser la tête pour brouter quelque herbe très tendre. Mais sans expérience, ils ne se détournent pas toujours des chenilles qu’ils rencontrent, quand elles vont en file pour se