‹ Les Chenilles Venimeuses Et les Accidents éruciquesChapitre 44 sur 65 · Î [AN · texte numérisé non relu

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« la chaleur, pour cette cause on les met aux médicaments

« qui-servent aux gales et aux feux volages, aux dartres

« fâcheuses et aux chancres. Ils provoquent des fleurs aux

« femmes étant mis aux pessaires ramollitifs. »

Le même auteur attribue aux chenilles en général dés vertus particulières: « Ceux qui s’oindront le corps de che- « nilles de jardins avec l'huile d'olive seront préservés des

« bêtes venimeuses (1). ÿ Aetius fait mention ci Pityocampæ parmi les animaux venimeux utilisés en thérapeutique.

: Oribase, de Pergame, qui vint en Gaule vers ns 360 de notre ère, écrit que les médicaments entrant dans les formules des caustiques sont: la cantharide, la chenille du pin,

” le bupréste, la chaux vive.

Moyen-âge. — Paul d'Egine, que l’on présente d’ailleurs comme un abréviateur ou un copiste d’Oribase, répète trois siècles plus tard: « Pityocampæ, picearum eruce, ejustem

sunt virtutis cum cantharide et bupresti. »

Avicenne, le prince des médecins, signale Se ces chenilles, d’après Dorthes et, au x11° siècle, Jean, dit Actuarius, médecin à Byzance, en fait mention.

(1) Le mot Eruca signifie en latin à la fois « chenille urticante » et « roquette », plante de la famille des Crucifères, faisant également partie FA l'ancienne matière médicale; cette homonymie a produit des confusions, c’est ainsi que Gervais et Van Beneden et après eux Raphaël Blanchard, Pourquier et Parazols mentionnent que les chenilles du pin sont diurétiques et qu'en Espagne on les employait autrefois comme révulsifs, à l'instar des sinapismes « Nascitur et sylvestris eruca maxime in Iberia quæ occidentem spectat ac ipsius sensine loci illius incolæ pro sinapi utuntur ». (Trad. Sarracenius, p. 146.) Ces indications se rapportent à la roquette: le texte grec n'eut pas perinis l'erreur; Dioscoride appelle les chenilles urwua et la roquette Eucwucv.

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