‹ Les Chenilles Venimeuses Et les Accidents éruciquesChapitre 45 sur 65 · FER · texte numérisé non relu

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Dans les ouvrages français, on trouve ces insectes cités à la fin du Moyén-âge. Maître Henri de Mondeville, chirurgien de Philippe le Bel, distingue parmi les « putréfiants » qui détruisent sans douleur les chairs molles, une catégorie de médicaments « faibles adurants ». qui sont: l’orpiment, les deux gommes de Rue, les vers du pin, etc, mais cette indication est vraisemblablement donnée d’après les auteurs latins, ou encore d’après les médecins arabes qui, avec l’école de Salerne (1), occupèrent à peu près exclusivement la scène médicale au Moyen-âge; d’ailleurs les Paityocampæ n'existant pas dans la région de Paris, on n’en retrouve plus mention dans les publications ultérieures, alors qu’au XVIII siècle la Pharmacopée universelle de Nicolas Lemery expose encore l’art de préparer les crapauds, les vers de terre et les cloportes. 4

Temps modernes. — Au xvr° siècle, avec le perfectionnement de l'imprimerie, apparaissent d'importantes éditions des œuvres des médecins grecs et romains; Matthiole, dans ses commentaires des six livres de’ Diosocoride, nous apprend que les chenilles du pin sont, à son époque, très abondantes auprès de Trente et que la soie des nids est excellente pour étancher le sang ; il est vraisemblable que le médecin italien

(1) Nous avons trouvé mention de la Pityocampa dans les travaux d’Arnaud de Villeneuve, célèbre médecin de cette Ecole (1240-1311) ; il semble du moins que la phrase suivante, bourrée d’hérésies entomologiques, se rapporte à la processionnaire du pin: « Eruca vermis, eruca dicta ab erodento frondes, secundum Plinium est animal bellosum, lanuginosum, lucens de nocte, die deforme, ac multi coloris, texit in arboribus foliculos araucos, depascit frondes arborum ac arescit: dicitur in Catalano exgenerantur papiliones et ipsa est ex stercore papilionum. (Arnaldi Villanovani Opera omnia. De venenis, 1585, p. 1554.)

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