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n’a pas expérimenté sur lui-même ce pansement à l'acide
formique (1). Matthiole ne fait aucune observation au sujet des propriétés urticantes des Pityocampe; les médicaments de ce genre avaient perdu beaucoup de leur vogue, car à la même époque Nicolas Pison, dans ses trois livres « de cognoscendis et curandis morbis », ne trouve au vésicatoire
qu’une seule indication, le mal comitial, où on doit le placer
sur la partie « unde aura virulente manat ».
Les auteurs anciens se sont évidemment copiés et ont pu même se demander si Réaumur, lui aussi, ne fait pas appel à une réminiscence de ses lectures lorsqu'il propose d'utiliser non plus les chenilles du pin, mais la processionnaire du chène. : l
« Si on manquoit de vésicatoires, si c’étoit un de ces remèdes qui paraissent mériter de nouvelles recherches, je ne sçais si on ne pourroit pas employer nos dépouilles de chenilles bien pulvérisées au lieu de mouches cantarides; je crois qu’elles seroient capables de produire autant d'effet que produisent ces mouches; peut-être en produiroient-elles davantage et plus promptement. »
Période contemporaine. — 1° Vésication. — Gervais et Van Beneden ne partagent pas l'opinion de Réaumur; ils” déclarent, sans s'expliquer davantage, que l'excitation produite est purement extérieure et ne s'étend pas aux organes
internes comme la cantharide.
(1) On a aussi proposé d'utiliser cette soie comme textile (Lettre de deux étudiants en médecine de Montpellier, imprimée en 1710, et Rapport de la Rouvière à l’Académie de Béziers en 1761); en. réalité, outre les dangers du nettoyage, ce produit ne résiste pas au « débouilli » et ne saurait être teint; il se met en pâte même dans l'eau pure et manque de consistance.
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