‹ Les Chevaliers du Lansquenet (volume 2)Chapitre 23 sur 33 · CECI EST MON TESTAMENT · texte numérisé non relu

CECI EST MON TESTAMENT

Au moment où Pélagie allait rompre le cachet et déchirer l'enveloppe qui contenait les dernières volontés de son mari, un violent coup de sonnette retentit dans l'antichambre.

La jeune femme y courut, pressentant instinctivement qu'elle allait apprendre quelque chose.

LES AMOURS d'uN FOU. 67

Le domestique arriva plus lentement, de telle façon que ce fut Pélagie elle-même qui ouvrit la porte.

Une vague et sourde rumeur sembla monter en ce moment dans la spirale de Tescalier.

Un homme entra, p&le, la figure singulièrement altérée.

G*était le capitaine Laval.

Il parut tristement surpris et ému en voyant la jeune femme debout devant lui.

Pélagie lui saisit le bras et lui dit avec un accent de rapide et impérieuse interrogation :

— Où est mon mari ?...

— Mon Dieu . . . madame . . .

— Mon mari?... répéta Pélagie...

— Je... je ne sais...

— Il est mort ! î

— Non, grâce au ciel î

— Mais, Monsieur, vous me faites mourir ! que s'est-il passé? qu'a foit mon mari ? où est-il? Que fait-il?...

— Un duel a eu lieu...

— Alors il est blessé! dangereusement peut-être ?...

— Non.. Je vous jure qu'il n'est pas blessé...

— Mais alors ! Monsieur ?... alors ?... Enfin, madame... voici ce qui s'est passé...

Et le capitaine raconta en quelques mots l'étrange scène que nou& connaissons et l'évanouissement qui l'avait suivie.

Tandis qu'il achevait ce récit, la porte s'ouvrit de nouveau, Philidor parut, soutenant, aidé par Saint-Léger et le chirurgien, et avec des^ précautions infinies, le corps toujours inanimé de Marc-Henry .

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Un observateur attentif eut découvert en ce moment, sur le visage et dans le regard de Pélagie» plus d'émo> tien nerveuse que de véritable douleur ; mais personne, on le comprend , n'avait Fesprt assez libre pour faire cette remarque.

On porta Tavocat sur son lit.

Le chirurgien jugea utile de pratiquer une saignée iMmédiate.

Le sang ne coula ppint d'abord, puis peu h peu la veine se gonfla et un petit ruisseau pourpre, serpenta goutte à goutte, sur le bras roide et froid de Marc- Henry.

Mais ce dernier, contre toutes les prévisions du chirurgien, ne fit aucun mouvement et ne reprit point connaissance.

Pélagie alors fondit en larmes amères, éclata en sanglots convulsifs, avec ce tact exquis et cette convenance singulière dont presque toutes les femmes , mtoe ies plus indifférentes, sont douées h un haut degré pour des occasions semblables.

Bien du reste , pendant toute la fin de cette triste journée, n*eût pu donner aux spectateurs de ees lugubres scènes le droit de suspecter la douleur légitime et expansive de la jeune Ssmme.

Rien, excepté une circonstance qui passa inaperçue, ou qui du moins ne fut pas commentée.

Le hasard voulut que le capitaine, en échangeant quelques mots avec le chirurgien, prononç&t le nom de l'adversaire de Marc-Henry.

A ce nom, le teint de Pélagie devint subitement d'un blanc mat, puis d'un sombre incarnat, et de sa prunelle

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jaillit un brûlant éclair qui s'étdgnit, rinsttnt d'après dans une larme.

Elle n'osa point questionner le capitaine ou le chirurgien pour apprendre d'eux si M. de Ganillac était sorti sain et sauf de sa rencontre avec Marc-Henry ; mais à*la nuit tombante elle s'enveloppa à la hâte dans tin grand châle, rabattit sur son visage le voile épais d'un chapeau de velours noir, et sortit en donnant Tordre à ses gens de ne point la suivre.

— Pauvre petite femme, pensa le capitaine, elle va sans doute à l'église prier pour son mari !

Nous ne savons où elle allait, mais une demi-heure après ce moihent, une femme voilée descendait d'une citadine bleue à la porte d'un hôtel du faubourg Saint- Honesér «t, patssant rapidement devant la loge du concierge, montait chez le comte de Ganillac.

Il était huit heures et demie du soir quand Pélagie rentra dans sa maison.

Miire-Henry n'avait point repris connaissance.

Sa tête enfoncée dans l'oreiller était au^^si pâle que les toiles blanches qui l'entouraient, et un large cercle bleuâtre marbrait le contour de ses yeux fermés.

Une veilleuse en porcelaine transparente, brûlant sur la table de nuit, répandait dans^ la chambre à coucher une lueur triste et douteuse.

Le capitaine Laval et le ténor léger Philidor, assis l'un en face de l'autre aux deux angles de la cheminée, écoutent en silence le bruit faible et entrecoupé de la respiration du malade.

70 h^S AM^nSHB p'im FOU;

Pélagie entra dans la chambre «t demanda d'une voi^^ basse :

— Eh bien ! comment ^ a-t-il ?

Le capitainj^ Laval secoua tristement la tète. 'La jeune femme s'approcha du lit, et, soulevant la veilleuse, éclaira les traits contractés de son mari.

En ce moment la pâleur sinistre qui couvrait le visage de Tavocat, s'effaça tout-à-coup pour céder la place à une rougeur brûlante.

Marc-Henry fit entendre un long soupir, ouvrit à demi les yeux, se souleva sur son coude, promena tout au' tour de lui un regard vague et égaré, puisse M^ retomber surroreiller. A l'évanouissement pitolongé venait -de succéder une fièvre Violente. ^ ; *

Le docteur arriva peu d'instants après, il ovdooRrles calmants, les potions rafraîchissantes, et dit qu'il était plus que probable que le délire ne tarderait point à se déclarer.

Le capitaine Laval et le ténor léger voulurent '(msser la nuit auprès de leur ami.

Pélagie insista pour veiller avec eux, mais, vaincue par leurs sollicitations pressantes, elle consentit vers onze heures et demie du soir à se retirer et à prendre . quelques heures de repos.

Marc-Henry était si calme , que le capitaine le crut endormi. — Il s'approcha du lit pour s'assurer qu'il ne se trompait pas et il souleva la veilleuse, comme l'avait fait Pélagie.

. Les yeux de l'avocat restaient ouverts, et de leurs prunelles vitreuses tombait un regard sans expressiai dont la fixité effraya le capitaine.

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La fièvre de, Marc-Henry était tellenieiik fntense, qu'à chacune de ses tempes on voyait battre une veine. — . De larges gouttes de sueur ruisselaient sur son front.

Le capitaine lui parla.

Marc-Henry ne fit pas un mouvement et ne parut point entendre la voix de son ami.

Le capitaine replaça la veilleuse sur la table de nuit et vint de nouveau se rasseoir auprès du feu.*

Il ne savait pas ce qu'était Philidor et quelle position sociale il occupait dans le monde, mais la manière dont il l'avait vu se comporter comme témoin dans le duel de Marc-^ftry ne lui avait inspiré aucune sympathie pour

Otf^^S&prênd facilement dès lors que la conversation no dût point s'engager entre ces deux hommes, que réunissait pourtant auprès du même chevet une commune sympathie pour l'avocat.

La chambre était obscure, le silence profond.

Ver$ minuit pt demi, Philidor s'endormit.

Le capitaine haussa les épaules avec dédain et se rappela toutes les nuits blanches qu'il avait passées près d'un bivac en Algérie. *

Mais il y a loin des nuits étoilées de l'Afrique aux sombres tentures d'une chambre de malade; aussi , un peu après une heure du matin , le capitaine tomba lui aussi dans un assoupissement involontaire.

Tout d'un coup l'acteur et le soldat ouvrirent les yeux en même temps.

Une lueur vive et subite avait causé ce réveil imprévu.

Marc-Henry, debout et sans vêtements devant la cheminée, achevait d'allumer toutes les bougies des candé-

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labres, à l'aide d'uùe torche dé papier enflammé <iu*il tendit à la main.

Evidemment il n'avait pas conscience dé éés actèft.

— Que &ites-vous, mon ami ? que &ites-vous 1 s'écria le capitaine. Pourquoi vous êtes-vous leVé ? voua allez vous iaire du mal ! beaucoup de mal ! Si vous aviez be. soin de quelque chose, est-ce que vous ne poûvies pas jwus le demander ?

— Eh! oui, sans doute! ajouta le ténor, est-ce que nous ne sommes pas id tout exprès pour te servir ? n*as-îu pas peur de nous fatiguer, par hasard? ça serait joli!

Et le comédien, emporté par la force d# Fhabitude, fredonna, mais cette fois d'une voix étouffée par les larmes, ce reftain de Topéra-comiqUe du Ma0n.

Bon courage.

A l'ouvrage, Les amis sont toi^ours là !

Marc-Henry regarda successivement le capitaine et Philidor avec une expression toujours vague et indécise.

Il n'avait pas entendu, ou il n'avait pas compris ce qu'ils venaient de lui dire.

— Recouchez- vous, mon ami, je vous en prie, répéta le capitaine en prenant doucement le bras de l'avocat et en voulant le ramener du côté du lit.

— Chut ! fit Marc-Henry d'une voix basse et mystérieuse, en appuyant son doigt sur sa bouche et en dégageant son bras que tenait M. Laval.

— Chut! fit-il de nouveau, taisez- vous ! taisez-vous et venez avec moi.

A son tour il prit la main du capitaine, et lui taisant

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traverser la chàîAbté ààSis toute sà longueur, il le conduisît auprès de Tune des fenétfëil dôht il èeartà les rideaux.

— Entrons là, ajouta Marc-Henri^ d*une toit plus bosse encore, on ne nous v^rra pas» el nous, n^us Terrons tout... Regardez! regardez!

Maro^Henry avait laissé retomber sur lui et sur son compagnon les plis lourds du damas, qu'il écartait cependant de manière à ce que son regard pût plonger dans la chambre.

Devant cet égarement calme et sinistre, M. Laval était sans forée et tremblait de tous ses membres.

Le ténor attendait, immobile et pétrifié.

Tous les deux prévoyaient quelque scène étrange et terrible.

— Regardez... écoutez... continua Marc-Henry, comme la nuit est sombre! Entendez-vous, là-bas... ce bruit sourd... monotone... lugubre*^... c'est Teau qui tourne... et qui court... c'est l'eau. noire... couverte d'écume... froid linceul, qui roule... qui se brise... qui saute... Entendez-vous, là-bas ?... c'est le gouffre... là-bas... c*est la mort !.. CSomme la nuit est sombre sur les sapins!., pas une étoile au ciel ! j'attends ! Elle ne viendra pas ! elle ne viendra pas !

Marc-Henry se tut pendant un instant.

Sa main crispée n*avait point lâché le poignet du capitaine, qu'il serra tout-à-coup convulsivement.

•— La voici ! reprit-il, elle vient... je l'ai suivie... sa robe blanche brille dans l'ambre... comme elle est belle... et comme je l'aime!., elle vient... elle vient... elle avance... la voici... Oh ! pas plus loin !.. enfant... pas

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monreiDcnx qui lui furent prodigués par Pélagie, dont on dut admirer en cette occasion le dévouement conjugal, et par le capitaine Laval et Philidor.

liais, hélas! le jour où la fièvre céda fut te plus triste sans contredit de tous ces jours d'angoisses.

La maladie était partie. Le délire était resté.

MARC-HENRY fîTAIT POU !

On essaya d'abord de douter. On voulut croire que cette noble et lumineuse intelligence n'était qu'affaiblie par les souffrances physiques, voilée par un nuage passager, et que bientôt elle reprendrait le desstis et brille* rait de nouveau.

Vain espoir ! — L'intelligence était à tout jamais partie. — Un phénomène étrange avait fermé ces alvéoles du cerveau d'où sortent la mémoire, l'entendement, la prévision. — La tète du penseur, du savant, de Tavocat , était aussi complètement désorganisée que celle d'un vieillard en enfonce.

Sa folie était douce et calme. — C'était l'oubli, c'était l'indifférence. ~ Il ne reconnaissait personne et ne se connaissait plus lui-même. — Point de délire du reste ni de scènes violentes. — On ne l'entendit plus prononcer les trois noms de MARIE, de PSYCHÉ et de PÉ- LAGIE.

Les premiers médecins de Paria déclarèrent que cet état d'idiotisme durerait autant que l'homme» lequel, du reste, ne tarderait point à s'éteindre comme une lunpe qui meurt faute d'huile, et Marc-Henry hiX installé dans l'admirable maison de santé du docteur Blandie.

Pélagie, investie légalement de la tutelle de ses deux enfants , parut décidée à renoncer pour longtemps au

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monde, et à Be consacrer toute entière & Téducation et au bonheur de ces charmants petits êtres.

Elle se conduisit vis-à-vis de son mari d*une façon exemplaire et ne passa point un jour sans aller le voir à la maison de santé.

II ne la reconnaissait point et elle s'éloignait les yeux humides de pleurs.

Mais chaque jour également une femnje voilée descendait de voiture à la porte de Thôtel du faubourg Saint-Honoré, et montait chez le courte de Qanillac où elle restait pendant une heure.

Quatre mois s'étaient écpulés depuis la journée qui commence le prologue de cette histoire ; nous prions par conséquent nos lecteurs de vouloir bien se transporter aux premiers jours dq mois d« mai de Tannée mil huit cent qnarantersept.

La inatinée était sombare et pluvieuse. Les piétons ne savaient à quel saint et à quel trpttoiir se vouer pour éviter d*étre couverts de la boue npire et liquide des rues de Paris, largement distribuée 4 droite p^ 4 gauohe par les roues des fiacres et des cabriolets.

Et pourtant une foule considérable obstruait la rue Saint-Honoré, dans cet endroit où elle est coupée par la rue du Dauphin et la rue Neuve-St-Roch.

C'est qu'en ce moment même une pompeuse cérémonie funèbre se célébrait dans l'église Saint-Roch , dont le portail était largement tendu de noir.

L'écusson galonné d'argent, portant selon l'usage au

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sommet du fronton les armoiries ou les initiales du défunt, contenait ces deux lettres:

et au-dessous de ces deux lettres brillaient trois larmes d'argent.

Trois larmes semblables se voyaient dans Tintérieur de Téglise, sur Tétoffé noire qui couvrait la bière, et audessus du catafalque.

L*église était remplie.

On eût trouvé là tout ce que Paris renferme de notabilités, de quelque genre qu'elles puissent être.

IjCS gloires du barreau et de la magistrature.

Les principaux orateurs des deux chambres.

L*élite des lettres, de la diplomatie, de la banque, dont la seule présence était un hommage éclatant offert à la haute position ou aux singulières qualités de celui auquel on rendait les derniers devoirs.

C'est qu'en effet Thomme pour qui toute cette foule s'était assemblée, l'homme pour qui on psalmodiait les psaumes funèbres en faisant tomber l'eau sainte goutte à goutte sur un cercueil, cet homme avait eu une carrière brillante et noblement remplie.

' Il avait été grand, il avait été presque illustre, quoique mort oubhé et fou au fond d'une maison de santé...

Car cet homme était MARC-HENRY.

Une heure après, les voitures de deuil et les équipages prenaient lentement la file et suivaient le chemin qui mène au Père-Lachaise.

Huit jours après, sur une colonne tumulaire, on lisait ce nom :

MARCvBENRY,

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et, au-dessous , trois larmes étaient creusées profondément dans la pierre.

Nous n'avon^ point entendu dire que personne, depuis ce jour, soit venu prier sur cette tombe.

Peut-être se souvient-on que dans la nuit de veille qui précéda son duel avec le comte de Ganillac, Marc- Henry avait enveloppé d'une épaisse feuille de papier gris une^ cassette de forme carrée en acier damasquifié, sur laquelle il avait apposé d'une main fiévreuse et tremblante une adresse ainsi conçue :

A Monsieur lé vicomte de^**, rue de Bourgogne, n® 21.

Pour lui êtrok remis à son retour d'Italie,

Et plus bas :

Cette cassate ne devra être ouverte qu'après mamcrt.

La dernière volonté.de Marc-Henry fut accomplie , et, vers la fin du mois de mai, le vicomte de*** reçut en arrivant de Rome la cassette dont il est ici question.

Elle contenait une liasse de papiers, tous de la même écriture, mais d'époques bien différentes, conune l'attestaient les teintes diverses de l'encre, les unes décolorées et jaunies par le temps, les autres presque fraîches encore.

Sur cette liasse était une feuille de papier pliée en quatre et renfermant les lignes suivantes :

« Mon ami,

» Quand cette cassette sera ouverte , il y aura long- I» temps que je ne serai plus de ce monde.

» J'ai hésité.

» Je voulais livrer aux flammes les papiers que je vous • envoie r je n'en ai pas eu le courage.

80 L£8 AMOUBS d'un FOU

> Il m'a semblé, au moment où je ooufs à un duel

> qui est un suicide, il m'a semblé que ce serait une » consolation pour moi de laisser à un ami oonime vous » les secrets de ma vie.

» Je veux qu'un homme au moins sache pourqum je

> meurs, pourquoi je veux mourir.

> Je veux qu'un homme au moins sache ce que cache

> ce boQbçur apparei|t« si souvent vanté, si souvent ja- 9 lousé.

» Cet homme, ce sera vous. • Âdi^ii. »

Il n'est pas sous le ciel de secret bien gardé.

Le vicomte de'** a confié à l'auteur de ce liv^ le manuscrit de Biarc^Henry.

C'est QB manuscrit que vous allez lire.

Non point tel cependai^t qu'il a été mi^ squs moyeux.

Le^ pages en eussept été trop longues , tn>p intimes, parfois trop brûlantes.

Nous avons coupé, éinoi)déi voilé souyent.

Nous ayons surtqut usé largexnent de ce privilège des romancier^ qui nous donne pos petites et nos grandes entrées daps les cœurfi les plus obscurs çt dans le^ lieux les mieux fermés.

Un autre aurait mieux fait sans doute; nous avons £ût ce que nous avons pu, et il ne nous reste, avant d'aborder le récit qui se développera dans les prochaines parties , qu'à terminer ce prologue avec la phrase finale et consacrée des vieilles saynètes espagnoles :

— Pardonnez les &utes de l'auteur.

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