‹ Les chevaux du Sahara et les moeurs du désert (volume 2)Chapitre 13 sur 60 · PLEURO-PNEUMONIE · texte numérisé non relu

PLEURO-PNEUMONIE

EL MEFELLOUGUE (le fendu, courbature). — Quand un cheval surchargé de graisse vient à faire une course trop rapide et trop longue, il se fend, disent les Arabes. Il ne mange plus, ne boit plus; ses flancs sont retroussés et son poil est piqué. Quelquelois il pisse le sang.

Voiei les moyens employés pour le guérir :

1° Lui faire avaler deux ou trois onces de henna mêlé d'huile tiède, et ce jour-là le priver de boire; le lendemain on le fait boire avec sa bride ;

2° Prendre la partie de la racine du palmier nain que l’on nomme el kuernafa, la piler dans un mortier, la laisser tremper dans l’eau jusqu'à ce que celle-ci en devienne rouge, et puis la faire boire au cheval; 1l en meurt ou il guérit.

Dans plusieurs contrées, on fait boire au cheval du sang de hyène mêlé d’eau tiède. Ce remède est tellement régardé comme souverain, que, dans chaque tente de distinction, on conserve toujours des morceaux de haïk imprégné de

sang de hyène. Pour s’en servir, on les fait tremper dans l’eau tiède, et l’on fait boire cette eau quand elle est eolorée. |

Quel que soit le traitement employé, l’animal est, jusqu’à sa guérison, tenu très-chaudement.

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